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Chicken Road est un jeu d\u00e9velopp\u00e9 par InOut Games dont le principe repose sur une succession de d\u00e9cisions. \u00c0 chaque \u00e9tape, vous choisissez soit de poursuivre votre progression afin d'augmenter le multiplicateur, soit d'encaisser vos gains gr\u00e2ce \u00e0 la fonction Cash Out. Plus vous avancez, plus le gain potentiel augmente, mais plus le risque de perdre la mise devient important.<\/p>\r\n\r\n
Si vous souhaitez d\u00e9couvrir le jeu en d\u00e9tail, consulter ses caract\u00e9ristiques techniques ou y jouer en ligne, vous pouvez retrouver un guide complet consacr\u00e9 \u00e0 Chicken Road<\/strong> sur notre site.<\/p>\r\n\r\n Ce guide explique le fonctionnement de Chicken Road \u00e9tape par \u00e9tape. Vous y d\u00e9couvrirez les r\u00e8gles, le d\u00e9roulement d'une partie, les diff\u00e9rents niveaux de difficult\u00e9 ainsi que le fonctionnement des multiplicateurs et du Cash Out.<\/p>\r\n\r\n Chicken Road est un jeu d'argent d\u00e9velopp\u00e9 par InOut Games<\/strong>. Le joueur contr\u00f4le un poulet qui progresse sur un parcours compos\u00e9 de plusieurs cases. Chaque d\u00e9placement r\u00e9ussi augmente le multiplicateur associ\u00e9 \u00e0 la mise.<\/p>\r\n\r\n Contrairement \u00e0 un jeu o\u00f9 l'ensemble du r\u00e9sultat est d\u00e9termin\u00e9 imm\u00e9diatement, Chicken Road demande au joueur de prendre une d\u00e9cision apr\u00e8s chaque d\u00e9placement : continuer pour tenter d'obtenir un multiplicateur plus \u00e9lev\u00e9 ou r\u00e9cup\u00e9rer les gains d\u00e9j\u00e0 disponibles.<\/p>\r\n\r\n Le jeu est disponible sur ordinateur, smartphone et tablette. Son interface reste identique quel que soit le support utilis\u00e9.<\/p>\r\n\r\n Avant de commencer une partie, plusieurs param\u00e8tres peuvent \u00eatre configur\u00e9s :<\/p>\r\n\r\n Une partie dure g\u00e9n\u00e9ralement quelques secondes, mais sa dur\u00e9e d\u00e9pend enti\u00e8rement des d\u00e9cisions prises par le joueur.<\/p>\r\n\r\n Le principe de Chicken Road est simple.<\/p>\r\n\r\n Vous placez une mise avant le d\u00e9but de la partie. Le poulet se trouve au d\u00e9part du parcours et progresse case apr\u00e8s case.<\/p>\r\n\r\n Chaque d\u00e9placement r\u00e9ussi augmente le multiplicateur. Tant que le poulet \u00e9vite l'obstacle pr\u00e9sent sur la case suivante, la partie continue.<\/p>\r\n\r\n Apr\u00e8s chaque d\u00e9placement, deux possibilit\u00e9s s'offrent \u00e0 vous :<\/p>\r\n\r\n Le risque augmente progressivement au fil de la partie. Si un obstacle est rencontr\u00e9 avant l'utilisation du Cash Out, la partie prend fin et la mise est perdue.<\/p>\r\n\r\n Le c\u0153ur du jeu repose donc sur un arbitrage permanent entre le gain d\u00e9j\u00e0 disponible et le gain potentiel des cases suivantes.<\/p>\r\n\r\n Avant de lancer une partie, quelques r\u00e9glages sont n\u00e9cessaires.<\/p>\r\n\r\n La premi\u00e8re \u00e9tape consiste \u00e0 d\u00e9finir le montant de la mise.<\/p>\r\n\r\n Chaque partie commence avec cette somme, qui servira de base au calcul des gains. Plus le multiplicateur augmente, plus le gain potentiel devient important.<\/p>\r\n\r\n Le montant minimum et le montant maximum d\u00e9pendent du casino ou de la plateforme sur laquelle le jeu Chicken Road est propos\u00e9.<\/a><\/p>\r\n\r\n Chicken Road permet g\u00e9n\u00e9ralement de choisir parmi plusieurs niveaux de difficult\u00e9.<\/p>\r\n\r\n Chaque niveau modifie la probabilit\u00e9 de rencontrer un obstacle ainsi que la vitesse de progression des multiplicateurs.<\/p>\r\n\r\n Le choix de la difficult\u00e9 influence donc directement le niveau de risque de la partie.<\/p>\r\n\r\n Une fois la mise et la difficult\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9es, il suffit de lancer la partie.<\/p>\r\n\r\n Le poulet effectue son premier d\u00e9placement et le premier multiplicateur est imm\u00e9diatement affich\u00e9.<\/p>\r\n\r\n \u00c0 partir de ce moment, le joueur d\u00e9cide librement de continuer ou d'encaisser.<\/p>\r\n\r\n Chaque partie suit le m\u00eame d\u00e9roulement.<\/p>\r\n\r\n Le premier d\u00e9placement permet d'obtenir un multiplicateur sup\u00e9rieur \u00e0 la mise initiale.<\/p>\r\n\r\n \u00c0 ce stade, le risque reste g\u00e9n\u00e9ralement limit\u00e9 selon le niveau de difficult\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9.<\/p>\r\n\r\n Le joueur peut d\u00e9j\u00e0 utiliser le Cash Out ou poursuivre la partie.<\/p>\r\n\r\n \u00c0 chaque d\u00e9placement r\u00e9ussi, le multiplicateur augmente.<\/p>\r\n\r\n Le gain potentiel est recalcul\u00e9 automatiquement selon la formule suivante :<\/p>\r\n\r\n Gain = Mise \u00d7 Multiplicateur<\/strong><\/p>\r\n\r\n Plus le parcours avance, plus le multiplicateur devient \u00e9lev\u00e9.<\/p>\r\n\r\n En contrepartie, la probabilit\u00e9 de perdre la mise augmente \u00e9galement.<\/p>\r\n\r\n Apr\u00e8s chaque d\u00e9placement, le joueur doit prendre une d\u00e9cision.<\/p>\r\n\r\n Continuer permet d'esp\u00e9rer un multiplicateur plus important.<\/p>\r\n\r\n Encaisser met imm\u00e9diatement fin \u00e0 la partie tout en garantissant le montant affich\u00e9 \u00e0 l'\u00e9cran.<\/p>\r\n\r\n Cette d\u00e9cision constitue le principal m\u00e9canisme de Chicken Road.<\/p>\r\n\r\n Si le poulet rencontre un obstacle avant que le Cash Out ne soit utilis\u00e9, la partie s'arr\u00eate imm\u00e9diatement.<\/p>\r\n\r\n Dans ce cas, le multiplicateur n'est pas appliqu\u00e9 et la mise est perdue.<\/p>\r\n\r\n Une nouvelle partie peut alors \u00eatre lanc\u00e9e avec une nouvelle mise.<\/p>\r\n\r\n Chicken Road propose g\u00e9n\u00e9ralement quatre niveaux de difficult\u00e9.<\/p>\r\n\r\n Le mode Easy pr\u00e9sente le niveau de risque le plus faible.<\/p>\r\n\r\n Les premiers d\u00e9placements sont g\u00e9n\u00e9ralement plus accessibles et les multiplicateurs augmentent progressivement.<\/p>\r\n\r\n Ce mode permet de d\u00e9couvrir le fonctionnement du jeu sans s'exposer imm\u00e9diatement aux niveaux de risque les plus importants.<\/p>\r\n\r\n Le mode Normal offre un \u00e9quilibre entre progression du multiplicateur et probabilit\u00e9 de perdre la partie.<\/p>\r\n\r\n Il constitue souvent le choix retenu par les joueurs qui connaissent d\u00e9j\u00e0 les r\u00e8gles de Chicken Road.<\/p>\r\n\r\n Le mode Hard augmente sensiblement le niveau de difficult\u00e9.<\/p>\r\n\r\n Les multiplicateurs progressent plus rapidement, mais les obstacles deviennent \u00e9galement plus fr\u00e9quents.<\/p>\r\n\r\n Le joueur doit souvent d\u00e9cider plus t\u00f4t s'il souhaite utiliser le Cash Out.<\/p>\r\n\r\n Le mode Expert repr\u00e9sente le niveau de difficult\u00e9 le plus \u00e9lev\u00e9.<\/p>\r\n\r\n Le risque est important d\u00e8s les premiers d\u00e9placements, mais les multiplicateurs propos\u00e9s sont \u00e9galement les plus \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\r\n\r\n Ce mode s'adresse principalement aux joueurs qui connaissent d\u00e9j\u00e0 parfaitement le fonctionnement du jeu et acceptent un niveau de risque nettement sup\u00e9rieur.<\/p>\r\n\r\n Le calcul des gains dans Chicken Road est simple. Chaque gain d\u00e9pend uniquement de deux \u00e9l\u00e9ments :<\/p>\r\n\r\n La formule est la suivante :<\/p>\r\n\r\n Gain = Mise \u00d7 Multiplicateur<\/strong><\/p>\r\n\r\n Par exemple, avec une mise de 10 \u20ac :<\/p>\r\n\r\n Le multiplicateur continue d'augmenter tant que le poulet progresse sur le parcours sans rencontrer d'obstacle.<\/p>\r\n\r\n Le joueur reste libre d'encaisser \u00e0 n'importe quel moment de la partie. Plus il attend, plus le gain potentiel augmente. En revanche, chaque d\u00e9placement suppl\u00e9mentaire expose \u00e9galement la mise \u00e0 un risque de perte.<\/p>\r\n\r\n Le niveau de difficult\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9 influence la vitesse de progression des multiplicateurs. Les modes les plus difficiles proposent g\u00e9n\u00e9ralement des multiplicateurs plus \u00e9lev\u00e9s, mais la probabilit\u00e9 de perdre la partie augmente \u00e9galement.<\/p>\r\n\r\n M\u00eame si Chicken Road poss\u00e8de des r\u00e8gles simples, certaines erreurs reviennent r\u00e9guli\u00e8rement chez les nouveaux joueurs.<\/p>\r\n\r\n Les multiplicateurs \u00e9lev\u00e9s peuvent \u00eatre attractifs, mais ils s'accompagnent d'un niveau de risque plus important.<\/p>\r\n\r\n Chercher syst\u00e9matiquement les valeurs les plus \u00e9lev\u00e9es conduit souvent \u00e0 perdre des gains qui auraient pu \u00eatre encaiss\u00e9s plus t\u00f4t.<\/p>\r\n\r\n Apr\u00e8s plusieurs parties r\u00e9ussies, certains joueurs augmentent fortement leur mise.<\/p>\r\n\r\n Cette d\u00e9cision augmente m\u00e9caniquement les gains potentiels, mais \u00e9galement les pertes en cas de fin de partie avant le Cash Out.<\/p>\r\n\r\n Il est g\u00e9n\u00e9ralement pr\u00e9f\u00e9rable de faire \u00e9voluer le montant des mises progressivement.<\/p>\r\n\r\n Passer d'un mode Easy \u00e0 un mode Expert sans avoir pris le temps de comprendre les diff\u00e9rences de fonctionnement peut rendre les r\u00e9sultats difficiles \u00e0 interpr\u00e9ter.<\/p>\r\n\r\n Il est souvent pr\u00e9f\u00e9rable de se familiariser avec un niveau avant d'en essayer un autre.<\/p>\r\n\r\n Le Cash Out constitue le principal outil de gestion du risque dans Chicken Road.<\/p>\r\n\r\n Attendre syst\u00e9matiquement quelques d\u00e9placements suppl\u00e9mentaires dans l'espoir d'obtenir un multiplicateur plus \u00e9lev\u00e9 peut conduire \u00e0 perdre des gains d\u00e9j\u00e0 disponibles.<\/p>\r\n\r\n Avant d'utiliser de l'argent r\u00e9el, il est recommand\u00e9 de comprendre le fonctionnement des multiplicateurs, des niveaux de difficult\u00e9 et du Cash Out.<\/p>\r\n\r\n Une bonne connaissance des r\u00e8gles permet de prendre des d\u00e9cisions plus \u00e9clair\u00e9es pendant la partie.<\/p>\r\n\r\n Oui, certains op\u00e9rateurs proposent une version de d\u00e9monstration de Chicken Road.<\/p>\r\n\r\n Le mode d\u00e9mo permet de d\u00e9couvrir le fonctionnement du jeu sans utiliser d'argent r\u00e9el.<\/p>\r\n\r\n Les r\u00e8gles, les niveaux de difficult\u00e9 et le d\u00e9roulement des parties restent identiques. La seule diff\u00e9rence r\u00e9side dans le fait que les mises et les gains sont fictifs.<\/p>\r\n\r\n Cette version permet notamment de :<\/p>\r\n\r\n Une fois les r\u00e8gles assimil\u00e9es, le joueur peut ensuite choisir de passer \u00e0 la version en argent r\u00e9el si celle-ci est disponible.<\/p>\r\n\r\n Chicken Road repose sur une combinaison de hasard et de prise de d\u00e9cision.<\/p>\r\n\r\n Le r\u00e9sultat de chaque d\u00e9placement est d\u00e9termin\u00e9 par le fonctionnement du jeu. Le joueur ne peut donc pas influencer l'apparition des obstacles.<\/p>\r\n\r\n En revanche, il d\u00e9cide lui-m\u00eame du moment o\u00f9 il souhaite utiliser le Cash Out.<\/p>\r\n\r\n Cette d\u00e9cision a une influence directe sur le montant du gain ou sur le risque accept\u00e9.<\/p>\r\n\r\n Le choix du niveau de difficult\u00e9 constitue \u00e9galement un \u00e9l\u00e9ment de d\u00e9cision avant le d\u00e9but de la partie.<\/p>\r\n\r\n Il ne s'agit donc pas d'un jeu de strat\u00e9gie au sens classique du terme, mais le joueur conserve une marge de d\u00e9cision tout au long de la partie.<\/p>\r\n\r\n Avant de commencer \u00e0 jouer, quelques bonnes pratiques permettent de mieux d\u00e9couvrir le fonctionnement du jeu.<\/p>\r\n\r\n Utiliser un faible montant permet de comprendre les m\u00e9caniques du jeu sans prendre de risque important.<\/p>\r\n\r\n Chaque mode propose un \u00e9quilibre diff\u00e9rent entre risque et progression des multiplicateurs.<\/p>\r\n\r\n Les essayer permet d'identifier celui qui correspond le mieux \u00e0 votre fa\u00e7on de jouer.<\/p>\r\n\r\n Comme pour tout jeu d'argent, il est conseill\u00e9 de fixer un budget avant de commencer une session et de ne pas le d\u00e9passer.<\/p>\r\n\r\n Une partie perdue ne signifie pas que la suivante sera gagnante.<\/p>\r\n\r\n Augmenter fortement les mises dans l'objectif de r\u00e9cup\u00e9rer une perte peut conduire \u00e0 des pertes plus importantes.<\/p>\r\n\r\n Le Cash Out est l'\u00e9l\u00e9ment central de Chicken Road.<\/p>\r\n\r\n D\u00e9cider \u00e0 l'avance \u00e0 partir de quel multiplicateur vous souhaitez encaisser peut \u00e9viter les d\u00e9cisions prises dans la pr\u00e9cipitation.<\/p>\r\n\r\nQu'est-ce que Chicken Road ?<\/h2>\r\n\r\n
\r\n
Quel est le principe de Chicken Road ?<\/h2>\r\n\r\n
\r\n
Comment d\u00e9marrer une partie ?<\/h2>\r\n\r\n
Choisir le montant de sa mise<\/h3>\r\n\r\n
S\u00e9lectionner un niveau de difficult\u00e9<\/h3>\r\n\r\n
Lancer la partie<\/h3>\r\n\r\n
Comment se d\u00e9roule une partie de Chicken Road ?<\/h2>\r\n\r\n
Le premier d\u00e9placement<\/h3>\r\n\r\n
L'\u00e9volution du multiplicateur<\/h3>\r\n\r\n
Continuer ou r\u00e9cup\u00e9rer ses gains<\/h3>\r\n\r\n
Ce qui se passe lorsqu'un obstacle est rencontr\u00e9<\/h3>\r\n\r\n
\u00c0 quoi correspondent les niveaux de difficult\u00e9 ?<\/h2>\r\n\r\n
\r\n \r\n
\r\n \r\n Difficult\u00e9<\/th>\r\n Niveau de risque<\/th>\r\n Progression des multiplicateurs<\/th>\r\n Profil<\/th>\r\n <\/tr>\r\n <\/thead>\r\n \r\n Easy<\/td>\r\n Faible<\/td>\r\n Progressive<\/td>\r\n D\u00e9butants<\/td>\r\n <\/tr>\r\n \r\n Normal<\/td>\r\n Mod\u00e9r\u00e9e<\/td>\r\n \u00c9quilibr\u00e9e<\/td>\r\n Joueurs r\u00e9guliers<\/td>\r\n <\/tr>\r\n \r\n Hard<\/td>\r\n \u00c9lev\u00e9e<\/td>\r\n Plus rapide<\/td>\r\n Joueurs exp\u00e9riment\u00e9s<\/td>\r\n <\/tr>\r\n \r\n Expert<\/td>\r\n Tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e<\/td>\r\n Tr\u00e8s rapide<\/td>\r\n Recherche de forts multiplicateurs<\/td>\r\n <\/tr>\r\n <\/tbody>\r\n<\/table>\r\n\r\n Easy<\/h3>\r\n\r\n
Normal<\/h3>\r\n\r\n
Hard<\/h3>\r\n\r\n
Expert<\/h3>\r\n\r\n
Comment fonctionne le syst\u00e8me de gains ?<\/h2>\r\n\r\n
\r\n
\r\n \r\n
\r\n \r\n Multiplicateur<\/th>\r\n Gain<\/th>\r\n <\/tr>\r\n <\/thead>\r\n \r\n x1,20<\/td>\r\n 12 \u20ac<\/td>\r\n <\/tr>\r\n \r\n x2,00<\/td>\r\n 20 \u20ac<\/td>\r\n <\/tr>\r\n \r\n x5,00<\/td>\r\n 50 \u20ac<\/td>\r\n <\/tr>\r\n \r\n x10,00<\/td>\r\n 100 \u20ac<\/td>\r\n <\/tr>\r\n <\/tbody>\r\n<\/table>\r\n\r\n Les erreurs que font souvent les d\u00e9butants<\/h2>\r\n\r\n
Vouloir atteindre les plus gros multiplicateurs<\/h3>\r\n\r\n
Augmenter rapidement le montant des mises<\/h3>\r\n\r\n
Changer constamment de niveau de difficult\u00e9<\/h3>\r\n\r\n
Utiliser le Cash Out trop tard<\/h3>\r\n\r\n
Jouer sans conna\u00eetre les r\u00e8gles<\/h3>\r\n\r\n
Peut-on jouer \u00e0 Chicken Road gratuitement ?<\/h2>\r\n\r\n
\r\n
Chicken Road est-il un jeu de hasard ou de strat\u00e9gie ?<\/h2>\r\n\r\n
Nos conseils pour bien d\u00e9buter sur Chicken Road<\/h2>\r\n\r\n
Commencer avec de petites mises<\/h3>\r\n\r\n
Tester les diff\u00e9rents niveaux de difficult\u00e9<\/h3>\r\n\r\n
D\u00e9finir un budget<\/h3>\r\n\r\n
Ne pas chercher \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer imm\u00e9diatement une perte<\/h3>\r\n\r\n
Utiliser le Cash Out avec discipline<\/h3>\r\n\r\n
Chicken Road 2 : quelles diff\u00e9rences avec le jeu original ?<\/h2>\r\n\r\n
Comparaison de 2026-07-02 14:50:56 à 2025-11-06 16:35:03
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Comparaison de 2026-04-30 10:17:11 à 2026-04-28 14:45:36
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Adobe vous fourgue du After Effects en abonnement Creative Cloud obligatoire, et CapCut appartient à ByteDance, avec tout ce que ça implique côté collecte de données et juridiction chinoise.
Et dire que pendant ce temps, Clément Cordier, dev solo basé en Normandie, vient de sortir la version 5 de Pikimov , son éditeur vidéo qui tourne directement dans le navigateur ! Ce serait vraiment con de passer à côté, non ? Surtout que c'est gratuit et que ça tient la route.
La grosse nouveauté de cette v5, c'est donc l'arrivée d'un 3eme éditeur. En effet, avant, Pikimov avait 2 modes : Un pour le compositing 2D et un pour le compositing 3D, ouvertement inspirés d'After Effects côté workflow et raccourcis. Sympa pour les motion designers donc mais beaucoup moins pour les YouTubeurs qui veulent juste cut un B-roll.
Mais rassurez-vous, il y a aussi un éditeur classique plus simple, qui se positionne face à CapCut pour tout ce qui est montage vidéo classique. Du coup, le même outil couvre à la fois le motion design lourd et les cut/transitions/sous-titres rapides.
Il est pas genre trop super fort, Clément ??
Côté pratique, vous allez donc sur pikimov.com avec Chrome, Edge ou Opera (Pas de Firefox, sniiif), vous lancez un projet, et vous importez vos médias. Images, vidéos, fichiers audio, et même des modèles 3D au format glb si vous bossez en compositing 3D.
Comme tout reste sur votre machine via le stockage local du navigateur, pensez juste à exporter régulièrement votre fichier projet si vous tenez à le garder en cas de nettoyage de cache impromptu. Ensuite, le traitement vidéo se fait en local, dans le navigateur, jusqu'à du 4K en entrée et avec un export en MP4 classique pour YouTube ou en WebM avec canal alpha quand vous avez besoin de transparence sur vos overlays.
L'application repose sur Three.js pour le rendu graphique (la partie compositing et 3D) et Ember.js pour l'interface, le tout couplé aux APIs vidéo modernes du navigateur, ce qui permet de faire tourner du compositing relativement musclé sans installer le moindre binaire.
Le système de keyframes ressemble à s'y méprendre à celui d'After Effects, avec un graph editor pour ajuster l'easing des courbes, et surtout, l'animation par expressions JavaScript reprend une bonne partie de la syntaxe des expressions After Effects. Donc si vous avez déjà tapé du wiggle(2,30) ou du time*100 dans AE, vous serez en terrain connu !
Niveau outils on retrouve donc du motion tracking, rotoscoping (manuel ou automatique), background remover sans écran vert, générateur de sous-titres, blend modes pour mélanger les calques, déformations type bend ou skew, correction colorimétrique, et effets de glitch pour les amateurs d'esthétique cassée.
Screenshot
La durée maximale d'un projet est plafonnée à 30 minutes, ce qui laisse largement de quoi sortir des intros YouTube, des reels, des bumpers ou même des effets visuels propres pour un court-métrage indé !
Avant Pikimov, Clément Cordier développait des logiciels de VJing pour des plateformes complètement WTF, genre Game Boy Advance, PlayStation 2 ou Raspberry Pi donc autant dire que le mec sait faire tourner du temps réel sur des machines ridicules. Alors faire tourner un éditeur vidéo complet dans Chrome, c'est presque un terrain de jeu facile pour lui.
Notez que Pikimov n'est pas non plus seul sur ce créneau, puisque j'avais déjà parlé de Cutia qui tente aussi le montage vidéo dans le navigateur, mais avec une approche plus orientée IA et open source.
Et pour ceux qui veulent une version offline, sans dépendance au navigateur (pratique dans le train avec son Wi-Fi pourri), Clément propose une app standalone Windows et macOS via son Patreon .
La version web, quant à elle, reste 100% gratuite et complète. A vous de tester maintenant !
Comparaison de 2026-04-28 14:46:39 à 2024-06-12 14:15:54
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Un éditeur vidéo qui redimensionne, compresse et coupe vos clips... sans rien uploader nulle part, ça vous dit ???
Ça tombe bien puisque VidStudio fait tourner FFmpeg directement dans votre navigateur ! Vous allez sur vidstudio.app, vous déposez votre vidéo, et tout le traitement se fait ensuite côté client. Les fichiers ne quittent jamais votre machine, ce qui fait que niveau vie privée, ça nous change clairement des éditeurs cloud type Clipchamp ou Canva où une partie du traitement passe par leurs serveurs avec toutes les joyeusetés que ça implique côté données.
Sous le capot, le truc tient debout grâce à trois briques. Il y a WebCodecs qui s'occupe du décodage frame par frame pour la timeline, en utilisant les décodeurs hardware du navigateur quand ils sont dispos. FFmpeg compilé en WebAssembly prend ensuite le relais pour l'encodage final et les conversions de format. Et pour le rendu, c'est Pixi.js sur une canvas WebGL, avec un fallback logiciel quand la carte graphique ne suit pas.
Les projets sont sauvegardés dans IndexedDB, du coup vous pouvez fermer l'onglet et revenir plus tard, car tout est conservé et les traitements lourds tournent dans des Web Workers, ce qui évite de geler l'interface quand vous compressez un fichier de 2 Go déjà bien lourd.
Ensuite, côté outils, y'a de quoi faire avec un éditeur multi-piste avec source monitor et la possibilité de parcourir la vidéo à la frame près. Il y a également de quoi redimensionner pour YouTube ou TikTok, un mode batch pour convertir plusieurs vidéos d'un coup, un compresseur avec cible de taille exacte, un extracteur audio, un générateur de thumbnails et storyboards, et un système de watermarks avec positionnement et timing. Les sous-titres sont également gérés, avec possibilité de les incruster dans la vidéo ou de les sortir séparément.
Niveau problèmes que vous pourriez rencontrer avec cet outil, ce sera surtout à cause des codecs HEVC qui galèrent sur Firefox. De plus, les vidéos 10-bit ne passent pas toujours sur Windows, et certains WEBM avec des codecs audio exotiques refusent de charger. Bon après c'est pas grand chose de dramatique pour du contenu classique filmé avec un smartphone ou un appareil photo, mais si vous bossez avec du matos pro en 10-bit, allez plutôt voir ailleurs.
Après si vous aimez ce genre d'outils, dans la famille "traitement vidéo dans le navigateur", VidStudio rejoint Cutia qui mise sur l'open source, et MediaBunny qui propose une bibliothèque bas niveau pour les devs et dont je vous ai déjà parlé. Cependant, je préfère VidStudio qui se positionne plutôt sur du grand public, avec une interface qui ressemble à un vrai logiciel de montage.
Ça tourne d'ailleurs sur smartphone, ce qui est franchement impressionnant. Donc si vous avez juste une vidéo à retoucher vite fait sans passer par une usine à gaz type Adobe Premiere ou Final Cut, ça fera bien le job, et vos fichiers restent sagement au chaud chez vous !
J'sais pas si vous saviez mais Apple a planqué un LLM dans votre Mac et ne veut pas que vous y touchiez... enfin, pas directement. En effet, leur modèle est là, intégré au système via le framework FoundationModels, il tourne sur le Neural Engine sans connexion internet mais Apple l'a verrouillé derrière Siri. Du coup, impossible de l'appeler depuis un script ou un pipe shell et c'est là qu' apfel intervient !
L'outil s'installe en une commande :
brew install Arthur-Ficial/tap/apfel
Et hop, vous avez accès au modèle directement depuis votre terminal. Faut Apple Intelligence actif également, sinon, ça ne fonctionnera pas.
Ensuite, vous lui posez une question, et il vous répond. Vous lui "pipez" un fichier, et il le traite. Et le tout sans rien télécharger puisque le modèle est déjà sur votre machine !
C'est un LLM de 3 milliards de paramètres, quantifié en 2 et 4 bits, qui tourne nativement sur la puce Apple Silicon (M1 et au-delà) et il se défend plutôt bien face à Qwen-2.5-3B, si on en croit les benchmarks. La fenêtre de contexte est limitée à 4096 tokens (entrée + sortie combinées), soit environ 3000 mots, donc faut pas espérer lui faire digérer un roman mais pour transformer du texte, classifier des données ou résumer un paragraphe... ça fait bien le taf.
Apfel expose donc ce modèle de trois façons différentes. En CLI pure (compatible stdin/stdout, sortie JSON, codes d'erreur propres), en serveur HTTP compatible OpenAI sur localhost:11434 (avec streaming SSE, tool calling et CORS activé), et en chat interactif multi-turn.
Le serveur OpenAI c'est malin parce que d'un coup, tous vos outils savent causer à l'API OpenAI (Cursor, Continue.dev, n'importe quel SDK) et peuvent utiliser l'IA locale de votre Mac sans rien changer à leur code. Et le support MCP (Model Context Protocol) natif c'est très chouette aussi puisqu'il suffit de lancer apfel avec le flag --mcp, pour qu'il découvre automatiquement les outils disponibles, exécute les appels et renvoie les résultats.
D'ailleurs côté vie privée, c'est du béton armé car le framework FoundationModels d'Apple n'a pas accès à vos contacts, emails, calendrier ou photos et tout tourne sur le Neural Engine et le GPU, sans connexion internet.
Si vous avez déjà bidouillé avec Ollama et les modèles locaux , apfel c'est un peu la même philosophie... sauf que là vous n'avez rien à télécharger et contrairement à Perspective Intelligence qui transforme votre Mac en serveur web avec PostgreSQL et tout le tralala, apfel reste hyper minimaliste.
Attention quand même, faut être sous macOS 26 Tahoe minimum donc si vous êtes encore sous Sequoia 15.x ou Ventura 13.x, c'est mort, le framework FoundationModels n'existe pas sur ces versions. Et si vous avez un Mac Intel... ben non plus, le Neural Engine c'est Apple Silicon only.
Le projet inclut aussi des scripts démo sympas dans le dossier demo/.
Y'a par exemple cmd qui convertit du langage naturel en commandes shell, explain qui décortique les messages d'erreur, gitsum qui résume vos commits récents, ou encore mac-narrator qui commente l'activité de votre système en temps réel (c'est votre Mac qui se raconte à lui-même).
Perso, cmd c'est celui qui m'a le plus plu, même si bon, avec 4096 tokens de contexte, faut pas lui demander des commandes ffmpeg de 200 caractères.
Mais au-delà des démos, c'est en vrai que ça devient fun. Je vous montre quelques usages classiques d'abord :
apfel -f README.md "Résume ce projet en 3 phrases"
apfel -f code.py -s "Tu es un développeur expérimenté" "Trouve les bugs"
echo "Traduis ça en allemand : Salut" | apfel
Et les trucs un peu plus funs :
git diff HEAD~1 | apfel -f CONVENTIONS.md "Review ce diff par rapport à mes conventions"
apfel -f old.swift -f new.swift "Qu'est-ce qui a changé entre ces deux fichiers ?"
demo/oneliner "compte les IPs uniques dans access.log"
Vous pouvez même piper la sortie en JSON pour chaîner avec jq, ou lancer le mode --serve et brancher Cursor dessus pour avoir de l'autocomplétion locale gratuite. Et si vous êtes du genre parano, le mode --chat avec --context-strategy summarize gère automatiquement le contexte quand la conversation dépasse les 4096 tokens.
Et côté écosystème, y'a aussi apfel-gui (une interface SwiftUI native pour chatter avec le modèle, avec speech-to-text et text-to-speech on-device) et apfel-clip qui est en développement (ce sont des actions IA qui s'ajoutent dans la barre de menus pour corriger la grammaire, traduire, résumer) et le tout sous licence MIT, évidemment.
Bref, c'est un super modèle mais avec 3 milliards de paramètres et 4096 tokens de contexte, faut pas s'attendre non plus à remplacer Claude ou GPT. Les maths complexes, la génération de code avancée et les longues conversations, c'est pas son truc mais pour du scripting, de la classification ou transformer du texte à la volée... ça dépanne carrément !
Et ce modèle préfère refuser plutôt qu'halluciner, ce qui est plutôt une bonne surprise je trouve. Voilà, si vous avez un Mac Apple Silicon sous macOS Tahoe, apfel et ses outils valent le coup d'œil pour vos petites tâches IA basiques / rapides de tous les jours.
Vous avez des vieilles caméras de surveillance chinoises qui prennent la poussière parce qu'il vous est impossible de trouver leur flux vidéo ? Y'a pas de RTSP, y'a pas de doc, y'a juste un pauvre port 80 ouvert et une app Android en Mandarin qui est périmée depuis 2021 ?
JE VIENS VOUS SAUVER LES ZAMIS ! Eh oui, grâce à Strix qui est capable de tester 102 787 patterns d'URL en 30 secondes et qui vous sort miraculeusement le bon flux vidéo qui marche, avec la config Frigate prête à être collée.
En fait, le principe est simple. Vous lancez un conteneur Docker, vous entrez l'IP de votre caméra et l'outil bombarde en parallèle toutes les URL connues pour ce type de matos. RTSP sur le port 554, MJPEG sur le 8080, snapshots JPEG sur le 80... et 30 à 60 secondes plus tard, vous avez la liste des flux qui répondent avec résolution, FPS et codec H.264 ou H.265.
L'installation tient en une ligne et l'interface web tourne sur le port 4567. Vous entrez l'IP, le login si besoin, et éventuellement le modèle de la caméra IP pour affiner la recherche. Après, même sans modèle, Strix se débrouille avec les 206 patterns les plus courants (sur les 102 787 de la base complète) + la découverte ONVIF . Du coup ça trouve un flux sur à peu près n'importe quoi, du Dahua au Foscam en passant par les marques fantômes d'AliExpress.
Un autre truc vraiment sympa aussi , c'est la génération de config. Vous collez votre fichier frigate.yml existant, même avec 500 caméras dedans, et l'outil ajoute proprement la 501ème sans rien casser ! Il configure automatiquement le flux HD 1080p pour l'enregistrement et le flux 640x480 pour la détection d'objets, le tout passant par go2rtc . Résultat, la conso CPU de Frigate peut carrément passer de 30% à 8%.
Et surtout, l'histoire derrière est assez dingue. Le dev derrière ce projet avait des vieux NVR chinois de 2016 qu'il voulait connecter à Frigate. Après 2 ans à tester toutes les URL possibles... rien. Snif... Tous les ports fermés sauf le 80. À vrai dire, ces machins ne parlaient même pas un protocole connu. Alors il a fini par faire tout ce que fait un vrai bidouilleur quand il est énervé : Sniffer le trafic de l'app Android avec Wireshark !
Et grâce à cela, il a découvert un truc baptisé BUBBLE, tellement obscur que ça n'existe nulle part sur Google ! Cela lui a permis de construire une base de 67 288 modèles issus de 3 636 marques, des Hikvision jusqu'aux trucs sans nom d'AliExpress.
Et quand y'a pas de RTSP du tout (ce qui arrive souvent avec le matos chinois pas cher), l'outil se rabat sur les snapshots JPEG et les convertit en vrai flux vidéo via FFmpeg. C'est pas aussi clean qu'un vrai stream H.264 (et ça saccade un peu à 10 FPS), mais c'est largement suffisant pour de la détection de personnes ou de bagnoles.
Après, sachez-le, ça ne marche qu'avec les caméras présentes sur votre réseau local. Les caméras cloud (Blink, Ring, Xiaomi) ne sont pas supportées. Et aussi, comme on n'est jamais trop prudent d'ailleurs, si vous branchez ce genre de vieux matos chinois, mettez-les dans un VLAN isolé sans accès Internet parce que côté sécurité, c'est la fête du slip sur ce genre de matos : Backdoors, mots de passe en clair sur le port 80, appels serveurs en Chine... va savoir ce qu'elles font quand personne ne regarde.
Strix a même tapé dans l'œil du développeur de Frigate lui-même, qui a invité l'auteur à soumettre une PR officielle pour l'intégrer dans la doc officielle. Eh ben quelle classe ! Ah et y'a aussi un add-on Home Assistant en beta si vous êtes branchés domotique (pas forcément stable, le soft sous Docker reste plus fiable). Strix est écrit en Go, sous licence MIT, y'a une image Docker de 80-90 Mo sur Alpine Linux, avec FFmpeg et FFprobe embarqués, et ça tourne comme un charme sur AMD64 comme sur ARM64 (votre Raspberry Pi 4 suffit).
Bref, allez tester ça, car y'a clairement de quoi sauver pas mal de matos de la poubelle !
Un vieux smartphone Android, c'est quoi en fait ? Un bon petit quad-core, 1 ou 2 Go de RAM, et du WiFi. Soit de quoi largement servir des pages web finalement... Hé bien CompHost vous montre comment en faire un serveur en quelques commandes, sans rooter quoi que ce soi. Vous faut juste Termux et basta !
En gros, vous installez
Termux depuis F-Droid
sur n'importe quel Android 7+ (pour Android 5-6, y'a également une version spéciale dispo sur GitHub), vous tapez pkg update && pkg upgrade -y puis termux-setup-storage -y, et hop, vous avez un environnement Linux sur votre téléphone.
Un vieux téléphone qui sert des pages web, la classe quand même
De là, un pkg install python suivi d'un python -m http.server 8080 et votre serveur web tourne ! Pensez surtout à lancer termux-wake-lock pour éviter qu'Android tue le processus en arrière-plan, sinon votre super site web ne sera pas accessible longtemps.
Le wiki fournit aussi des fiches PDF, une cheatsheet Termux et des présentations annotées pour ceux qui voudraient par exemple animer un atelier. Bref, j'ai trouvé ça plutôt bien ficelé !
D'ailleurs, j'sais pas si vous vous souvenais, mais je vous avais déjà parlé de Far Computer qui héberge un site sur un Fairphone 2 avec PostmarketOS, sauf que CompHost a une approche un peu différente. En fait y'a pas besoin de flasher l'OS ni besoin d'avoir un PC Linux sous la main et encore moins un bootloader à déverrouiller. Vous installez une app, vous ouvrez un terminal, c'est parti. Du coup c'est bien plus accessible, même si faut quand même être prêt à taper quelques commandes.
Le truc sympa avec Termux, c'est que ça tourne dans une sandbox Android classique, donc sans root et le gestionnaire de paquets pkg donne accès à tout ce qu'il faut pour héberger ce que vous voulez comme Python, Node.js, nginx...
Et aussi bizarre que ça puisse paraitre, votre vieux Samsung de 2018 a largement les specs pour servir un site statique, une petite API ou même un wiki perso. Et vu que ces machins consomment que dalle en électricité (2-3 watts à otut casser), c'est carrément viable comme micro-serveur permanent branché dans un coin (surveillez quand même l'état de la batterie, les vieilles cellules Li-ion n'aiment pas forcement rester en charge 24/7).
Après côté limites, attention, c'est pas pour iPhone et pour les Android vraiment antiques (genre Android 4 et moins), le wiki renvoie vers PostmarketOS qui flashe une vraie distrib Linux sur le mobile... là c'est plus technique, par contre.
Ce projet CompHost est dispo sur GitLab et comme ça, au moins, plutôt que de jeter vos appareils, vous leur filez une utilité concrète. Puis ça permet de piger ce qu'est vraiment un serveur web... Et quand je vois que certains montent même des clusters Kubernetes avec des vieux smartphones , je me dit que y'a vraiment un filon à creuser côté recyclage / compostage de vieux matos.
Et qui sait, peut-être qu'un jour, Korben.info tournera sur l'un de ces trucs ?
Séparer la voix, la batterie ou la basse d'un morceau, ça relevait du rêve d'audiophile il y a encore quelques années. Fallait installer Python, se taper Spleeter, galérer avec les dépendances CUDA... bref, un super truc de barbu. Mais ça, c'était avant, les amis !
Demucs-rs , une réécriture en Rust du modèle HTDemucs v4 de Meta, tourne maintenant directement dans votre navigateur grâce au WebGPU. Batterie, basse, voix, tout le reste..., chaque élément se retrouve ainsi isolé dans son propre fichier WAV. Et y'a rien à installer, puisque tout se passe côté client, sur votre machine.
Pour vous en servir, vous pouvez aller sur la web app , vous glissez-déposez votre fichier MP3 (ou WAV, FLAC, OGG, M4A... ça bouffe à peu près tout), et vous patientez... Le premier lancement télécharge le modèle (~84 Mo pour le standard), donc prévoyez une connexion correcte.
L'interface de la web app - vous glissez votre fichier et c'est parti
Comptez alors quelques minutes selon la durée du morceau. En sortie, vous aurez alors plusieurs fichiers WAV séparés que vous pourrez écouter, jouer en solo ou télécharger individuellement.
Les pistes séparées, prêtes à écouter ou télécharger
Trois modèles sont dispos. Le mode 4 pistes suffit dans 90% des cas. Il y a aussi le modèle 6 stems, ou plutôt htdemucs_6s, qui est pas mal pour du rock ou du jazz. Et pour les obsessionnels de la qualité, y'a le fine-tuned à 333 Mo... mais prévoyez une pause café, parce que ça va être long de fou !
Voilà, comme ça, si vous voulez faire un karaoké maison, vous virez la voix et vous gardez l'instrumental. Ou si votre truc c'est de sampler une ligne de basse d'un vieux morceau de funk ou encore pratiquer la guitare en jouant par-dessus le morceau original sans la partie guitare, c'est entièrement possible !
D'ailleurs, si vous aviez testé Spleeter avec Ableton à l'époque, c'est le même principe mais en BEAUCOUP plus simple !!
Perso, le fait que ça tourne dans le navigateur, c'est top, sans parler du fait que vos morceaux restent sur votre disque.
Maintenant, si la version navigateur vous semble un peu longue, y'a le CLI natif qui exploite Metal sur Mac et Vulkan sur Linux/Windows. Pour l'installer, clonez le repo et lancez make cli (Rust requis) :
git clone https://github.com/nikhilunni/demucs-rs
cd demucs-rs && make cli
Le binaire atterrit dans target/release/demucs, 24 Mo. Le modèle se télécharge au premier lancement.
Côté utilisation, c'est du gâteau :
demucs song.mp3 # 4 pistes dans ./stems/
demucs -s vocals chanson.mp3 # juste la voix
demucs -m htdemucs_6s -s guitar solo.flac # isoler la guitare
demucs -m htdemucs_ft morceau.mp3 # qualité max
En sortie, chaque stem est un fichier WAV. Vous virez le vocals.wav, vous gardez le reste... et tadaaa, karaoké instantané pour votre voix de casserole ! C'est carrément plus rapide qu'en WebAssembly.
Et si vous bossez dans un DAW sur macOS, y'a aussi un plugin VST3/CLAP pour faire la séparation directement dans Logic ou Reaper (sauf que bon, c'est macOS only pour l'instant, quoi).
Après sachez que sur certains passages très chargés, la voix peut baver un peu dans la piste "other" ou inversement mais pour du remix amateur ou du sampling, ça suffit largement !
D'ailleurs, j'sais pas si vous vous souvenez, mais les plugins IA d'Audacity embarquent aussi Demucs v4. Mais là avec Demucs-rs c'est natif et surtout indépendant d'Audacity.
Et bien sûr, tout est open source sous licence Apache 2.0 !
Amusez-vous bien !
Bon, vous connaissez tous CapCut car TOUT LE MONDE connaît CapCut. Sauf qu'avec ce truc, vos fichiers atterrissent directement sur les serveurs de l'entreprise chinoise ByteDance. Hé bien Cutia , c'est pareil mais en open source, dans le navigateur, et vos vidéos restent chez vous ! Elle est pas belle la vie ?
Cutia c'est donc un éditeur vidéo qui tourne entièrement dans votre browser, genre Chrome ou Firefox et côté fonctionnalités, on a le kit classique bien fichu de la timeline multi-pistes pour empiler de la vidéo, de l'audio, du texte et même des stickers, sans oublier une preview en temps réel, et de l'export en MP4 ou WebM. Y'a pas de watermark et c'est gratuit !
Alors oui, c'est pas Premiere Pro, clairement, mais pour du montage rapide ça fait largement le taf (sauf si vous devez gérer du 4K sur 2 heures, évidemment). Et le truc cool, c'est que tout est local-first. Vos rushs restent sur votre disque, le traitement se fait côté navigateur, et à aucun moment vos fichiers ne transitent par un serveur tiers.
Si vous faites des Reels, des TikTok ou des petites vidéos pour vos projets, c'est donc largement suffisant. Y'a pas besoin de sortir l'artillerie lourde pour couper trois clips et coller du texte par-dessus. D'ailleurs, si vous êtes plutôt du genre à automatiser vos montages vidéo avec CapCut et ChatGPT , j'ai un tuto pour ça.
Y'a aussi des éditeurs vidéo libres comme Shotcut qui existent depuis longtemps, mais ils nécessitent une installation. L'avantage de Cutia, vous l'aurez compris, c'est que vous ouvrez un onglet et c'est parti mon kiki !
Le projet est un fork d' OpenCut , sous licence MIT, et c'est encore jeune donc y'a du boulot sur pas mal de trucs (par exemple l'export rame un peu sur les grosses vidéos et ça ne marche pas encore sur Safari), mais la base est là.
Pour les plus barbus d'entre vous, c'est auto-hébergable avec du Docker ou Vercel en un seul clic. Après sur la home, le site présente l'app comme "AI-native", mais en fait y'a RIEN de visible côté IA pour l'instant. C'est surtout un éditeur vidéo solide dans le navigateur, et c'est déjà pas mal du tout.
Bref, pour du montage rapide sans prise de tête, ça vaut le coup d’œil. Merci à Lorenper pour le partage !
Le Conseil norvégien des consommateurs vient de publier un rapport au titre évocateur : Breaking Free. Avec le soutien de plus de 70 organisations en Europe et aux États-Unis, il met un mot sur ce que beaucoup ressentent : les services numériques se dégradent, et c'est tout sauf un accident. Le phénomène s'appelle l'enshittification, et le rapport propose des pistes pour inverser la tendance.
Le terme enshittification a été inventé par l'auteur et militant Cory Doctorow en 2023 pour décrire un mécanisme bien rodé : une plateforme commence par offrir un service de qualité pour attirer les utilisateurs, puis dégrade progressivement l'expérience pour maximiser ses revenus. Le rapport Breaking Free, publié il y a quelques jours par le Conseil norvégien des consommateurs, reprend ce concept et l'applique à l'ensemble du secteur de la tech. Le constat est clair : il ne s'agit pas d'un effet secondaire, mais de choix délibérés.
Des exemples que tout le monde connaît
Le rapport liste des cas très concrets, et il y a de fortes chances que vous en ayez fait l'expérience. Par exemple, les fils Facebook et Instagram sont envahis de publicités frauduleuses, et Meta toucherait environ 16 milliards de dollars par an grâce à ces pubs douteuses, soit 10 % de son chiffre d'affaires. Les résultats de recherche Google passent par un filtre IA qui les rend moins précis qu'avant. Snapchat fait payer pour conserver ses souvenirs. Si vous avez une voiture connectée, il faut parfois un abonnement pour démarrer le chauffage à distance. Même les enceintes connectées qui tombent en panne vous redirigent vers un chatbot incapable de résoudre quoi que ce soit.
Le Conseil norvégien ne se contente pas de dénoncer. Il propose aussi des mesures : renforcer les droits des consommateurs à contrôler, réparer et modifier leurs produits, imposer l'interopérabilité et la portabilité des données, financer des alternatives open source, et surtout réduire la dépendance des services publics aux géants du numérique. Les lettres ont été envoyées aux gouvernements de 12 pays et à la Commission européenne. Et pour accompagner le tout, le Conseil a produit une vidéo satirique qui met en scène le quotidien d'un "enshittificateur" dans une grosse boîte tech.
Franchement, c'est un sentiment qu'on a tous eu je pense. Entre les feeds de nos réseaux sociaux qui deviennent affligeants, les résultats de recherche qui deviennent infernaux, ou des appareils qui nous demandent subitement de payer un abonnement pour conserver une fonctionnalité, c'est infernal. Moi, ce qui m'agace, c'est que tout ça nous est présenté comme de "l'amélioration de l'expérience", alors qu'on sait très bien que c'est de la monétisation à outrance. Au moins, maintenant, il y a un mot pour ça.
Source : BoingBoing , Forbrukerradet
Si vous avez lu mon article sur Meshtastic , vous savez déjà que les réseaux mesh LoRa, c'est le genre de truc qui fait rêver tous les geeks en manque de hors-piste numérique. Mais y'a un cran au-dessus, et ça s'appelle Reticulum .
En gros, c'est une stack réseau chiffré de bout en bout qui fonctionne sur n'importe quel support physique : LoRa, WiFi, Ethernet, liaison série, radio amateur en packet... TOUT y passe. Du coup, là où Meshtastic reste avant tout taillé pour les messages texte sur LoRa, ici vous pouvez faire transiter des fichiers, des appels vocaux, des pages web et même un shell distant à travers votre mesh. En fait au début je pensais que c'était juste un Meshtastic sous stéroïdes, mais non... c'est carrément une couche réseau complète.
Sideband, l'app de messagerie mesh pour Reticulum
L'avantage c'est surtout la flexibilité car plutôt que d'être coincé sur un seul médium, vous pouvez mixer LoRa longue portée et WiFi courte portée dans le même réseau via un simple fichier ~/.reticulum/config, et les paquets se débrouillent tout seuls comme des grands pour trouver le chemin le plus efficace.
Côté chiffrement, c'est du lourd : X25519 pour l'échange de clés, Ed25519 pour les signatures, AES-256-CBC pour le chiffrement symétrique, et du forward secrecy par-dessus. Le truc malin, c'est que les paquets ne contiennent aucune adresse source. Votre identité sur le réseau, c'est juste une paire de clés au niveau du protocole, donc personne ne peut remonter à l'expéditeur.
L'écosystème d'apps est même plutôt costaud. Y'a Sideband, une app dispo sur Android via F-Droid, Linux et macOS, qui gère les messages, les appels vocaux, le transfert de fichiers et même les cartes, le tout à travers le mesh. Y'a aussi NomadNet pour héberger des pages sur un réseau totalement hors-ligne, et rnsh qui permet de lancer un shell distant (oui, du SSH sans Internet, sur le port que vous voulez... ça fait rêver ^^).
D'ailleurs pour les radioamateurs, tout ça tourne nickel sur des bonnes vieilles liaisons packet radio en AX.25. Modems KISS, TNCs classiques... tout est supporté, j'vous dit !
Et pour l'installer, c'est d'une simplicité presque suspecte : un pip install rns et hop, vous avez votre noeud Reticulum dans /home/user/.reticulum/. Ça tourne sur un Raspberry Pi 3 ou 4, un vieux laptop sous Debian, votre téléphone via Sideband... et si vous voulez du LoRa, vous branchez un RNode sur l'USB et c'est parti.
Attention quand même, sous Windows c'est un poil plus compliqué (Faut passer par WSL2, sauf si vous avez déjà un Python 3.x bien configuré dans le PATH), et la doc est intégralement en anglais.
Notez que la bande passante s'adapte sans problème au support, de 150 bps en LoRa longue portée sur 868 MHz (faut pas s'attendre à du Netflix non plus) jusqu'à 500 Mbps en Ethernet local. Et un lien chiffré s'établit en seulement 3 paquets pour 297 octets. C'est pas gourmand.
C'est le genre de projet que je trouve super cool même si c'est clairement pas pour tout le monde (faut être à l'aise avec un terminal et le fichier config.yml), mais un protocole pensé dès le départ pour fonctionner sans infrastructure, avec du chiffrement partout et ZÉRO dépendance aux géants du web... ça force le respect et ça nous servira peut-être dans un futur proche, donc gardez ça dans un coin de votre tête...
Le code est dispo sous une licence MIT modifiée (y'a 2 restrictions : pas pour nuire, pas pour entraîner des IA), le protocole est dans le domaine public depuis 2016, et c'est essentiellement le boulot d'un seul mec, Mark Qvist. Donc chapeau à lui !
Bref, allez jeter un oeil à Reticulum sur GitHub ... et merci à F4JWS pour le tuyau !
L'entraînement de l'oreille, c'est le truc que les musiciens amateurs repoussent en général à plus tard... Et puis après ils jouent faux ^^ !
Heureusement, pour vous améliorer, il existe Lend Me Your Ears qui est un jeu d'entraînement musical, 100% gratuit, dans le navigateur qui va vous permettre de vous entrainer à l'oreille sans prise de tête. Ce site c'est le boulot d'un seul dev, Shaun Pedicini et y'a pas besoin de compte ni d'abonnement.
Le principe c'est que le site joue une mélodie, et vous la reproduisez. En mode "Simon" les séquences s'allongent au fil des niveaux et si vous vous plantez, faut recommencer. Et en mode Practice, la difficulté monte progressivement avec un verrou pour bloquer un niveau et s'y acharner en boucle. Ça débute à 4 notes, puis ça augmente...
Pour jouer, y'a plusieurs options. Soit piano à l'écran (C3 à C6, trois octaves), ou un clavier MIDI, ou votre clavier d'ordinateur. Les touches ASDF jouent les notes blanches, QWERTY les noires.
Attention, au premier lancement (1 clic suffit), l'audio est muet car le navigateur bloque le son. Y'a aussi une entrée micro pour guitares et pianos acoustiques pour ceux qui veulent.
Et les réglages sont carrément fins. Vous choisissez parmi 24 gammes (majeures et mineures), vous ajustez le tempo de 40 à 220 BPM, et vous configurez votre niveau d'aide. Du mode "il vous montre la prochaine note" jusqu'au mode d'entraînement pur, où vous bossez entièrement de mémoire. Ce dernier, c'est pour les courageux !
Grâce à ça, 20 petites minutes par jour et vous progresserez ! La régularité, ça finit toujours par payer !
Vous avez déjà remarqué comment le volume varie d'une vidéo à l'autre sur YouTube, ou pire, comment certaines pubs sont 10 fois plus fortes que le contenu ? Bah c'est parce que tout le monde n'utilise pas la même norme de volume. Et si vous produisez du contenu audio/vidéo, c'est le genre de détail qui fait la différence entre un truc amateur et un rendu pro.
La bonne nouvelle, c'est que FFmpeg intègre déjà un filtre qui s'appelle loudnorm et qui gère tout ça automatiquement. La norme utilisée, c'est le LUFS (Loudness Units Full Scale), qui est devenue le standard de l'industrie, et YouTube, Spotify, les TV... tout le monde utilise ça maintenant pour mesurer et normaliser le volume audio.
D'ailleurs, si vous débutez complètement avec cet outil, je vous conseille de jeter un œil à mon guide FFmpeg pour les nuls pour bien piger les bases de la ligne de commande.
Allez, c'est partiii ! Temps estimé : 2-5 minutes par fichier (selon la méthode choisie)
Mais, avant de se lancer dans les commandes, un petit point sur les paramètres qu'on va manipuler. Le filtre loudnorm utilise trois valeurs principales. D'abord I (Integrated loudness), c'est le volume moyen global mesuré en LUFS. La valeur standard pour le streaming, c'est -16 LUFS pour YouTube et Spotify, ou -23 LUFS pour la diffusion broadcast. Ensuite TP (True Peak), le niveau maximal que le signal ne doit jamais dépasser. On met généralement -1.5 dB pour avoir une marge de sécurité. Et enfin LRA (Loudness Range), qui définit la plage dynamique autorisée, généralement autour de 11 dB.
Méthode 1 : Normalisation simple (single-pass)
C'est la méthode la plus rapide, parfaite pour du traitement à la volée :
ffmpeg -i entree.wav -af loudnorm=I=-16:TP=-1.5:LRA=11 -ar 48000 sortie.wav
Pourquoi ces valeurs : -16 LUFS c'est le standard YouTube/Spotify, -1.5 dB de true peak évite le clipping, et 11 dB de range dynamique garde un son naturel.
Le truc c'est que cette méthode fait une analyse en temps réel et ajuste à la volée. C'est bien, mais pas parfait. Pour un résultat vraiment précis, y'a mieux.
Méthode 2 : Normalisation en deux passes (dual-pass)
Cette méthode analyse d'abord le fichier complet, puis applique les corrections exactes. C'est plus long mais beaucoup plus précis.
Première passe, on analyse :
ffmpeg -i entree.wav -af loudnorm=I=-16:TP=-1.5:LRA=11:print_format=json -f null -
FFmpeg va vous sortir un bloc JSON avec les mesures du fichier (input_i, input_tp, input_lra, input_thresh). Notez-les bien, car vous allez les injecter dans la deuxième passe.
Deuxième passe, on applique avec les valeurs mesurées (remplacez les chiffres par ceux obtenus à l'étape précédente) :
ffmpeg -i entree.wav -af loudnorm=I=-16:TP=-1.5:LRA=11:measured_I=-24.35:measured_TP=-2.15:measured_LRA=8.54:measured_thresh=-35.21:offset=0:linear=true -ar 48000 sortie.wav
Pourquoi cette méthode ? En fait, en passant les valeurs mesurées, FFmpeg sait exactement de combien ajuster. L'option linear=true force une normalisation linéaire plutôt que dynamique, ce qui préserve mieux la dynamique originale.
Pour les fichiers vidéo
Le principe est le même, on ajoute juste -c:v copy pour garder la vidéo intacte sans la ré-encoder :
ffmpeg -i video.mp4 -c:v copy -af loudnorm=I=-16:TP=-1.5:LRA=11 -ar 48000 video_normalise.mp4
D'ailleurs, pour ceux qui veulent automatiser ça à l'extrême, j'avais parlé de FFmpegfs , un système de fichiers qui transcode automatiquement ce que vous déposez dessus. C'est pratique si vous avez une grosse bibliothèque à gérer.
Traitement par lots avec ffmpeg-normalize
Si vous avez plein de fichiers à traiter, y'a un outil Python qui automatise la méthode dual-pass :
pip install ffmpeg-normalize
ffmpeg-normalize *.wav -o output_folder/ -c:a pcm_s16le
Cet outil fait automatiquement les deux passes et supporte le traitement parallèle. Pratique pour normaliser une bibliothèque entière.
Et en cas de problème ?
Erreur "No such filter: loudnorm" : Votre version de FFmpeg est trop ancienne (il faut la 3.1 minimum). Mettez à jour votre binaire.
Le son est distordu après normalisation : Le fichier source était probablement déjà saturé. Essayez de baisser le target (-18 LUFS au lieu de -16) ou augmentez le headroom du true peak (-2 dB au lieu de -1.5).
Voilà, maintenant vous n'avez plus d'excuse pour avoir des niveaux audio qui varient dans tous les sens. Le LUFS c'est le standard, FFmpeg gère ça nativement, et ça prend 30 secondes.
Vos auditeurs vous remercieront.
Je suis complètement passé à côté de ce truc jusqu'à ce que David (merci à lui !) m'envoie un petit message pour me dire : "Hé Korben, t'as vu Anytype ? C'est comme Notion mais en mieux". Du coup, j'ai testé et j'ai vraiment halluciné.
Si vous êtes du genre à noter tout ce qui vous passe par la tête dans Notion ou Evernote, vous connaissez le problème. Vos données sont hébergées on ne sait où, et le jour où la boite décide de changer ses conditions d'utilisation ou de fermer boutique, vous êtes marron.
Hé bien Anytype, c'est la réponse à cette angoisse.
C'est une application local-first et chiffrée de bout en bout qui permet de créer votre propre "internet personnel". Petite nuance importante : Anytype n'est pas "open source" au sens strict de l'OSI. Leurs protocoles (notamment AnySync) sont bien open source sous licence MIT, mais les applications elles-mêmes sont distribuées sous une licence "source available" ( Any Source Available License 1.0 ). Concrètement, le code est consultable et modifiable, mais l'utilisation commerciale est restreinte. C'est pas du tout la même chose, et c'est important de ne pas confondre pour éviter l'openwashing. Cela dit, l'équipe est transparente là-dessus , ce qui est appréciable.
En gros, tout ce que vous créez (notes, tâches, documents, tableaux) est stocké localement sur votre machine. Pas de cloud obscur, pas de tracking, c'est votre disque dur, vos règles.
Leur point fort, c'est leur protocole AnySync car ça permet de synchroniser vos données entre vos appareils (ordi, téléphone, tablette) en peer-to-peer comme ça y'a pas besoin de serveur central. Vos appareils discutent directement entre eux, un peu comme si vous aviez votre propre réseau privé.
Au niveau de l'interface, on retrouve ce système de blocs qu'on aime bien chez la concurrence, mais avec une approche "objet". Dans AnyType comme chez Ikea, tout est un objet : une tâche, une personne, une note, un livre. Et vous pouvez lier tous ces objets entre eux pour créer un véritable graphe de connaissances tel un grand architecte de la matrice du dimanche).
Ce qui est cool aussi, c'est que l'équipe a déjà ajouté une fonction de publication web (vos pages peuvent devenir des pages publiques statiques) et propose une API côté desktop qui tourne en local. Elle travaille aussi sur l'intégration d'une IA locale . Parce que oui, avoir une IA qui vous aide à trier vos notes sans envoyer vos données à l'autre bout du monde, c'est quand même plus rassurant.
Si vous voulez aller encore plus loin, vous pouvez même héberger votre propre "noeud" de sauvegarde sur un serveur à la maison. D'ailleurs si vous aimez ce genre d'outils souverains, jetez un oeil à Local Deep Research pour vos recherches. Comme ça, vous avez une copie de secours chiffrée, accessible 24/7, sans dépendre de personne.
Bref, si vous cherchez une alternative souveraine pour gérer votre vie numérique, foncez voir ça. C'est gratuit jusqu'à 100 MB de stockage, c'est beau, et ça respecte votre vie privée. Que demande le peuple ?
Merci encore à David pour la découverte et à Alexandre pour la précision sur la licence !
Transformer n'importe quel écran en panneau LED géant, avec juste une URL... ça vous chauffe ? C'est en tout cas ce que propose led.run , un petit outil open source sous licence MIT qui fait le taf sans avoir besoin d'installer quoi que ce soit.
En gros, vous tapez votre texte directement dans l'URL, genre led.run/KORBEN JE T'AIME et hop, votre navigateur affiche un gros panneau lumineux comme ce qu'on retrouve dans les concerts ou dans les vitrines de magasin.
Et ça tourne dans n'importe quel navigateur (même celui de votre grille-pain connecté).
led.run en action avec le thème par défaut - sobre mais efficace
Le truc sympa, c'est qu'il y a une vingtaine de thèmes disponibles. Du néon qui clignote au style rétro avec des scanlines façon vieux moniteur CRT, en passant par un mode "panneau routier", un effet feu d'artifice ou encore une ambiance Shibuya sous la pluie. Y'a même un thème "bois artisanal" pour ceux qui veulent faire chic. Attention par contre, sur un vieux smartphone certains effets un peu chargés peuvent ramer.
Et tout se paramètre via l'URL. Vous voulez du texte rouge ? Ajoutez ?c=ff0000. Un fond blanc semi-transparent ? ?bg=40ffffff. Du défilement vers la droite à vitesse turbo ? ?speed=120&dir=right. C'est super car avec ça vous pouvez automatiser plein de trucs. Par exemple je me ferais bien un panneau d'affichage au dessus de la porte du bureau pour dire aux enfants de pas débouler en plein pendant mes
lives Twitch
(oui c'est les vacances en ce moment...).
Vive l'éducation positive !
D'ailleurs, l'outil détecte automatiquement si votre texte est court ou long. Dix caractères ou moins, ça s'affiche en mode panneau statique. Au-delà, ça défile tout seul. En fait c'est plutôt bien foutu, sauf si vous voulez un long texte en statique... dans ce cas, forcez avec ?mode=sign ou ?mode=flow.
Voilà c'est parfait pour transformer un vieil iPad ou une tablette Android en enseigne de bar ("HAPPY HOUR JUSQU'À 21H"), brandir votre téléphone en mode pancarte à un concert pour dire à Taylor Swift que vous voulez l'épouser, ou afficher un "NE PAS DÉRANGER ON BRASSE DU VENT" sur l'écran de la salle de réunion.
Voilà voilà. Si vous avez une vieille tablette qui traîne, vous savez quoi en faire maintenant.
C'est sur GitHub !
Merci à Lorenper pour la découverte !
Si vous bossez sur Mac, vous connaissez sûrement la galère des Spaces. C'est sympa sur le papier, mais les animations natives d'Apple sont d'une lenteur... y'a de quoi se taper la tête contre les murs quand on veut switcher rapidement entre ses outils de dev et son navigateur. (Et ne me parlez pas du temps de réaction sur un vieux processeur Intel, c'est l'enfer). Bref, moi perso j'utilise pas trop ces trucs là parce que je trouve que c'est pas agréable.
Mais c'est là que FlashSpace entre en piste. Ce petit utilitaire open source, partagé par Vince (merci pour le tuyau !), a une mission simple : proposer un système de workspaces ultra-réactifs pour remplacer l'usage des Spaces natifs. L'idée déchire car au lieu de subir les transitions mollassonnes de macOS, on passe d'un environnement à l'autre de manière quasi instantanée.
Attention par contre, le fonctionnement est un peu particulier. J'ai d'abord cru qu'il créait de nouveaux Spaces dans Mission Control, mais en fait non, c'est plutôt un jeu de "j'affiche ou j'affiche pas les applications dont t'as besoin"... Pour que ça bombarde, FlashSpace recommande de regrouper toutes vos apps sur un seul et même Space macOS (par écran). L'outil gère ensuite des "workspaces virtuels" en masquant ou affichant les apps selon vos besoins. Résultat, une réactivité impressionnante même si ce n'est pas techniquement du "zéro latence" (faut bien que les fenêtres s'affichent quand même).
Pour ceux qui connaissent AeroSpace , FlashSpace se pose comme une alternative solide. Là où AeroSpace tend vers le tiling window management pur et dur à la i3, FlashSpace reste plus proche de l'esprit initial des Spaces mais en version survitaminée. C'est moins radical, plus invisible, mais perso je trouve ça tout aussi efficace pour rester dans le flow.
L'excitation quand on passe enfin d'un bureau à l'autre sans attendre 3 secondes ( Meme )
Côté fonctionnalités, c'est plutôt complet puisqu'on y retrouve du support du multi-écran (un petit clic dans Réglages Système > Bureau et Dock pour activer "Les écrans disposent de Spaces distincts"), gestionnaire de focus au clavier, et intégration avec SketchyBar . Y'a même un mode Picture-in-Picture expérimental (plutôt pour les navigateurs en anglais pour le moment) pour garder une vidéo sous le coude.
Petit bémol à connaître, il gère les applications, pas les fenêtres individuelles. Si vous avez trois fenêtres Chrome, elles bougeront donc toutes ensemble vers le workspace assigné. C'est un choix de design, faut juste s'y habituer mais grâce à ça on gagne encore quelques secondes de vie par jour.
brew install flashspace
Bref, si vous cherchez un moyen de dompter vos fenêtres sans finir avec des cheveux blancs à cause des animations Apple, allez tester ça.
Il y a quelques jours, un lecteur (merci Benjamin !) m'a envoyé un outil qu'il a bricolé lui-même avec Codex d'OpenAI et ça touche une petite corde sensible chez moi, d'où le fait que je vous en parle.
C'est pas souvent que je bosse avec des clients sur autre chose que des articles mais il m'est arrivé par le passé qu'un client m'envoie ses retours par mail, avec des captures d'écran floues, des flèches rouges partout et des commentaires du genre "le truc là, à gauche, je sais pas trop ??".
Alors de mon côté, j'ai testé pas mal de solutions pour évier ça mais j'ai rien trouvé de foufou... Figma par exemple c'est top pour les retours mais faut que le client crée un compte (et ça, c'est jamais gagné), Marker.io c'est bien fichu mais c'est payant. J'avais même essayé Loom à un moment, mais bon, leur demander d'enregistrer leur écran c'était trop compliqué.
Alors que UxNote, lui, règle exactement ce problème sans rien de tout ça !
En fait, ça permet d'intégrer une balise JavaScript dans votre page (juste avant le </body>) et hop, une petite toolbar apparaît.
<script src="https://github.com/ninefortyonestudio/uxnote/releases/download/v1.0.0/uxnote.min-v1.0.0.js"></script>
Votre client peut alors surligner du texte, épingler des éléments avec des badges numérotés, ajouter des commentaires... et surtout, exporter tout ça proprement en JSON ou l'envoyer direct par mail.
Comme ça, fini le chaos habituel des retours clients façon "j'ai annoté le PDF que j'ai imprimé puis scanné". Là, les commentaires sont directement contextualisés sur la page, exactement là où ils doivent être. C'est vrai que des outils d'annotation web existent depuis des lustres, mais UxNote a choisi le stockage 100% local (via le localStorage) plutôt que de monter un backend avec des comptes utilisateurs. Et c'est ce qui fait toute la différence niveau simplicité, avec les autres outils.
Par contre attention, si votre client vide son cache navigateur, il perd ses annotations... Perso je vous recommande donc de faire l'export JSON dès que possible pour éviter les mauvaises surprises.
L'outil propose aussi un mode "assombrissement" qui met en évidence la zone annotée (pratique pour se concentrer), des couleurs personnalisables, et même la possibilité de bloquer certains éléments de l'annotation avec l'attribut data-uxnote-ignore. Ça fonctionne sur les environnements de staging, en local, et même sur les
SPA
... sauf si vous avez une CSP ultra stricte, auquel cas faudra autoriser le script et les styles inline dans votre config.
Bref, si vous bossez avec des clients qui ont du mal à exprimer leurs retours autrement qu'en pièces jointes de 15 Mo, UxNote pourrait bien sauver les quelques cheveux qu'il vous reste. Et en plus c'est gratuit, open source et disponible sur GitHub .
Que demande le peuple ???
Merci Benjamin !
Vous savez combien de services américains vous utilisez sur votre site web utilise sans que vous ne le sachiez réellement ??? Aucun ? Bah et les Google Fonts pour la typo, Cloudflare pour le CDN, YouTube pour les vidéos embarquées, Google Analytics pour les stats et j'en passe des vertes et des pas mûres... ??? Faudrait pas les oublier !
Ainsi même si votre hébergement est chez O2Switch ou Scaleway en France, vos visiteurs peuvent envoyer des données aux USA sans que vous le réalisiez.
Et ça pose un vrai problème juridique car je sais pas si vous vous souvenez du Privacy Shield mais c'était ce fameux accord qui permettait de transférer légalement des données vers les États-Unis ? Hé bien il a été invalidé par la Cour de Justice européenne en 2020. Tout comme Safe Harbor avant lui en 2015 en fait. Et il y a maintenant le Data Privacy Framework, mais rien ne garantit qu'il tiendra plus longtemps que les précédents.
C'est là qu'intervient EU Audit , un scanner gratuit développé par un studio autrichien. Vous entrez l'URL de votre site et en quelques secondes, l'outil analyse vos principales dépendances : hébergement, polices, analytics, CDN, vidéos embarquées, widgets de chat, trackers sociaux et cartes. Chaque élément est vérifié pour déterminer s'il est hébergé dans l'UE ou pas et à la fin, vous obtenez un score de « souveraineté européenne » en pourcentage.
Perso, j'ai testé sur korben.info et je me suis pris une claque. Principalement à cause de Cloudflare et de mes embed de vidéos Youtube.
Pourtant, j'ai plus rien sur mon site à part ça, et mon hébergeur c'est o2Switch et c'est bien en France. Il me parle de "Social" mais j'ai rien du tout, à part des liens vers mes réseaux sociaux... J'sais pas peut être que ça suffit. En fait, suffirait que je vire Cloudflare pour repasser un dans le vert déjà mais je n'ai pas connaissance d'une solution équivalente et pas trop cher (parce que je fais plus de trafic que j'ai de moyens pour le financer, sniiif) qui assure du CDN, de la sécurité, des workers...etc. Ça existe peut-être mais dans ce cas, envoyez moi un mail pour que j'aille voir ça. Après pour l'embed YouTube, pareil, je vois pas trop quoi faire vu que je relaie surtout des vidéos YouTube parce que la Terre entière met ses vidéos là bas...
Bien sûr, j'ai trouvé l'idée de ce scanner pas mal du tout. Ça permet de visualiser rapidement où sont les fuites de données potentielles... Je ne les utilise pas mais y'a Google Fonts par exemple. C'est un classique... Chaque visiteur fait une requête vers les serveurs de Google, qui récupère son IP au passage. Pareil pour les vidéos YouTube embarquées, les maps Google, ou le sempiternel vieux pixel Facebook que certains laissent encore traîner sans même s'en rendre compte. D'ailleurs si vous voulez auditer votre propre hygiène numérique , j'avais fait un guide complet sur le sujet.
Bon après, l'outil ne détecte pas tout (les scripts inline ou les appels API cachés dans votre code, par exemple). Et pour un blog perso sans données sensibles, c'est peut-être un peu overkill. Mais si vous gérez des sites pour des entreprises ou des clients sensibles (administrations, santé, éducation...), y'a de quoi réfléchir ! Surtout que le passage à des alternatives européennes n'est pas toujours aussi compliqué qu'on le croit. Matomo au lieu de Google Analytics, des polices auto-hébergées, OpenStreetMap au lieu de Google Maps...
Si vous voulez soutenir un web indépendant et que je puisse continuer à dénicher ce genre d'outils, ça se passe sur mon Patreon .
Bref, si vous voulez faire le point sur la dépendance de votre site aux GAFAM, c'est gratuit et ça prend 30 secondes.
Si vous avez envie de refaire un peu votre déco chez vous, sans forcément raquer des fortunes chez des designers scandinaves en claquettes chaussettes, j'ai trouvé un petit soft qui va vous plaire. Ça s'appelle maptoposter et c'est un script Python qui permet de transformer la plupart des villes en une affiche minimaliste plutôt jolie
Vous lui donnez le nom d'une ville et son pays (c'est obligé pour pas que le script se perde), et il va piocher dans les données d'OpenStreetMap via la bibliothèque OSMnx pour vous dessiner un plan aux petits oignons au rendu propre généré par matplotlib avec des calques pour les routes, les parcs et l'eau. On est loin du screenshot Google Maps repassé au stylo Bic que certains vendent sur les marchés, ahaha.
Et même sans les bâtiments qui ne sont pas inclus par défaut, je trouve que le rendu est vraiment très chouette... en tout cas suffisamment pour être encadré et exposé.
Et pas mal d'éléments sont également personnalisables, ce qui vous permettra de bricoler un truc propre avec les thèmes déjà inclus comme "noir" pour un look sombre ou "sunset" si vous êtes d'humeur nostalgique. Et si vous avez la flemme de choisir, vous pouvez même lui demander de générer la même ville avec tous les thèmes d'un coup.
Très pratique pour faire son choix avant de faire chauffer l'imprimante !
Maintenant pour ceux qui se demandent comment on installe ce bazar, c'est hyper fastoche. On récupère d'abord le dépôt, on installe les dépendances, et c'est parti :
git clone https://github.com/originalankur/maptoposter
cd maptoposter
pip install -r requirements.txt
Ensuite, pour sortir votre première affiche de Paris par exemple, c'est aussi simple que ça :
python create_map_poster.py -c "Clermont-Ferrand" -C "France" -t noir -d 10000
Le paramètre -d définit le rayon en mètres autour du centre, donc vous pouvez vraiment zoomer sur votre quartier préféré ou prendre toute la métropole. D'ailleurs, ça me rappelle un peu
City Roads
dont je vous avais parlé il y a un bail, mais ici on a un peu plus de contrôle sur les thèmes JSON et les dégradés de couleurs.
On peut même ajouter des fondus dégradés sur les bords pour donner un petit côté artistique supplémentaire et tout ça sans passer par la case Photoshop. Je suis sûr aussi que le code peut être modifié pour traiter d'autres data que des cartes... En tout cas, si vous cherchez une idée cadeau originale ou si vous voulez juste donner un look original à votre bureau avec des posters de qualité, allez jeter un œil à ce projet.
Et n'oubliez pas de garder l'attribution OpenStreetMap si vous imprimez le résultat, c'est la moindre des choses !
C'est par ici que ça se passe !
Et merci à Lorenper !
Le 7 août 2019, dans le Mississippi, des centaines d'enfants rentrent de leur premier jour d'école. Cartables sur le dos, ils s'attendent à retrouver leurs parents pour raconter leur journée.
Mais à la place, ils découvrent des maisons vides ou des usines encerclées par des agents fédéraux. Ce jour-là, l'ICE (les services d'immigration américains) mène la plus grande opération de l'histoire du pays en un seul État : 680 personnes sont arrêtées, menottées et embarquées dans des camionnettes blanches.
L'enquête qui a mené à ces rafles n'a pas été montée "à l’ancienne" sur un tableau en liège avec des punaises et de la ficelle rouge. Dans des affidavits et les documents obtenus via des demandes FOIA, on voit apparaître un nom de module qui revient comme un sortilège : FALCON Tipline. Un outil Palantir vendu à la branche Homeland Security Investigations (HSI) et utilisé pour centraliser, recouper et exploiter des signalements, des identités, des liens, des infos de terrain… jusqu’à planifier des actions coordonnées comme celle du Mississippi.
Le plus "magique" (façon Mordor), c'est que tout ça s'appuie sur un contrat très concret, très administratif, qui décrit FALCON comme une plateforme de recherche fédérée et d’analyse, capable de faire parler ensemble des bases de données qui n'étaient pas censées se rencontrer. Voilà. Rien de secret... Juste le genre de PDF qui sent la paperasse… mais qui peut briser des vies.
Mais si cette logistique monstrueuse a pu être déployée avec une telle précision chirurgicale, c'est grâce à une technologie dont vous n'avez peut-être jamais entendu parler, mais qui sait déjà probablement tout de vous.
Son nom ? Palantir.
Pour comprendre comment une startup de la Silicon Valley est devenue l'œil de Sauron qui surveille le monde, il faut remonter au début des années 2000. On est juste après le 11 septembre. L'Amérique est en état de choc et ses agences de renseignement cherchent désespérément un moyen de "connecter les points" (connect the dots comme ils disent...) pour prévenir la prochaine attaque.
Le Pentagone essaie bien de lancer un programme de surveillance totale appelé Total Information Awareness, mais le projet est jugé trop orwellien et se fait descendre par l'opinion publique en 2003. C'est exactement à ce moment-là que Peter Thiel décide de fonder Palantir Technologies avec Stephen Cohen, Joe Lonsdale, Nathan Gettings et Alex Karp.
Ce qui est "marrant", c’est qu’on a enterré le programme (trop visible, trop caricatural), mais pas l’idée. Palantir arrive pile au bon moment : la même promesse, mais emballée dans un joli paquet cadeau d'outil d’analyse, vendue par une boîte privée, et surtout, développée directement avec les gens qui allaient s’en servir.
La surveillance version startup, avec des NDA, des badges et des salles sans fenêtre était née...
Peter Thiel, c'est un personnage à part dans la tech. Co-fondateur de PayPal, premier investisseur de Facebook, libertarien pur jus et fan absolu de J.R.R. Tolkien. Le nom "Palantir" vient d'ailleurs du Seigneur des Anneaux puisque ce sont ces pierres de vision qui permettent de voir à travers le temps et l'espace.
Le truc, c'est que chez PayPal, Thiel et son équipe avaient déjà développé des algorithmes de détection de fraude super performants baptisés "Igor". C'est pour cela que Thiel s'est dit "Hé, et si on appliquait ces mêmes méthodes de traque financière à la lutte antiterroriste ?"
Peter Thiel ( source )
Le problème, c'est qu'en 2004, personne à la Silicon Valley ne veut toucher à la défense. Les investisseurs flippent, du coup, Thiel et son fonds d'investissement posent environ 30 millions de dollars pour couvrir les premiers coûts et vont chercher un allié improbable : In-Q-Tel, le fonds de capital-risque à but non lucratif soutenu par la CIA.
In-Q-Tel injecte environ 2 millions de dollars et au delà de l'argent, c'est une surtout une validation capitale pour la société. Et c'est ainsi que durant trois ans, les ingénieurs de Palantir vont bosser main dans la main avec les analystes du renseignement pour construire leur premier logiciel : Gotham.
Et quand je dis "bosser main dans la main", c’est pas une image. Leur délire, c’était d’envoyer des ingénieurs directement chez les clients, dans les agences, parfois sur site sensible, pour modeler l’outil à la demande. Pas une ESN, hein… plutôt une greffe. Tu poses le logiciel, tu poses les devs, et tu laisses la créature grandir dans l’ombre.
Pour diriger cette boîte de surveillance, Thiel choisit Alex Karp. Un mec encore plus atypique que lui. Karp est un philosophe, titulaire d'un doctorat en théorie sociale de l'université de Francfort, dyslexique, qui ne sait pas conduire et qui passe cinq heures par jour à faire du ski de fond ou du Qigong. Il vit dans une baraque perdue dans le New Hampshire et se décrit comme un "gauchiste fou", alors que Thiel est un "dingue de droite". Ce duo improbable va pourtant créer l'entreprise la plus puissante et la plus secrète de la planète.
Alex Karp ( source )
Le fonctionnement de Gotham est simple sur le papier, mais terrifiant en pratique. Pensez à un aspirateur géant capable d'ingérer n'importe quel type de donnée : Imagerie satellite, rapports d'interrogatoires, conversations sur les réseaux sociaux, fichiers fiscaux, plaques d'immatriculation, relevés bancaires. Le logiciel fusionne tout ça pour créer un "jumeau numérique" du monde réel. Si vous avez un compte chez Ladar Levison (le fondateur de Lavabit qui a hébergé Snowden) ou que vous avez été mentionné dans une écoute de la NSA, Palantir peut recréer tout votre réseau social en quelques clics.
C'est d'ailleurs avec les révélations d'Edward Snowden que le monde a commencé à entrevoir l'ampleur du truc. En 2017, des documents montrent que Palantir proposait des outils comme "XKEYSCORE Helper" pour faciliter l'analyse des données capturées par la NSA. Le logiciel permettait aux agents de naviguer dans des masses de données privées avec une fluidité déconcertante. Même si Alex Karp jure sur tous les tons qu'il protège les libertés civiles, la réalité des contrats raconte une autre histoire.
Et ce n’est pas qu’un délire "NSA / USA". Dans la même veine, des docs évoquent aussi Kite, un système custom pour le GCHQ (les espions britanniques), avec des champs et des imports extensibles pour avaler des formats de données bien tordus. Palantir, évidemment, a tenté de calmer le jeu ensuite en expliquant que "XKEYSCORE helper" n’était qu’un module périphérique et limité, pas un accès à la matrice complète…
Mais l’histoire "secrète" de Palantir a aussi un épisode qui sent la naphtaline et le scandale. En effet, en 2010-2011, des emails fuités (merci Anonymous) ont montré qu'une dream team HBGary / Berico / Palantir avait participé à la préparation d’un plan de riposte contre WikiLeaks et ses soutiens. Dans le package, on parlait de méthodes sales, de pression, et même d’idées de désinformation. Résultat, Palantir a publiquement présenté ses excuses et a coupé les ponts avec HBGary.
Je vous parle quand même d'une boîte qui a récupéré le contrat Maven Smart System (le fameux Project Maven) quand Google l'a lâché suite à la révolte de ses employés. Maven utilise l'IA pour aider les analystes militaires à identifier des cibles au milieu d'un déluge de données de surveillance.
Et aujourd'hui, Palantir est partout.
En Ukraine, Alex Karp a été le premier PDG occidental à rencontrer Zelensky après l'invasion russe de 2022. Leurs logiciels servent à faire de la fusion de données à grande vitesse (drones, satellites, sources ouvertes) pour accélérer la décision militaire. Et ça ne s'arrête pas là puisqu'en juillet 2025, l'armée américaine a signé un accord-cadre monumental jusqu'à 10 milliards de dollars sur 10 ans pour consolider et simplifier l'achat des logiciels Palantir.
Mais Palantir ne s'arrête pas aux zones de guerre. L'entreprise s'infiltre dans nos services publics. Au Royaume-Uni, un consortium mené par Palantir a décroché un contrat de 330 millions de livres pour gérer la Federated Data Platform du NHS (le système de santé national). En septembre 2025, ils ont même remis ça avec un partenariat défense annoncé par le gouvernement britannique, censé débloquer jusqu'à 1,5 milliard de livres d'investissements et faire du Royaume-Uni leur QG européen défense. En France, la DGSI a longtemps utilisé Palantir avant d'essayer de construire sa propre alternative pour retrouver sa souveraineté numérique… sauf que fin 2025, le contrat a encore été prolongé "temporairement", en attendant que l’outil souverain arrive vraiment.
Et ce qui est vraiment inquiétant avec Palantir, c'est ce qu'ils proposent en matière de "police prédictive". Par exemple, à Los Angeles ou à la Nouvelle-Orléans, leurs algorithmes ont été utilisés pour tenter d'identifier des zones ou des individus à risque. En gros, le logiciel décide si vous avez le profil d'un futur délinquant en analysant vos liens sociaux et vos antécédents. À la Nouvelle-Orléans, le programme a même tourné pendant des années dans une discrétion quasi totale, sans que le conseil municipal ne soit vraiment au courant, jusqu'à ce que la presse sorte l'affaire. Des audits ont d'ailleurs montré que ces systèmes pouvaient renforcer les préjugés et cibler injustement certaines communautés. Tu m'étonnes...
Exemple de dashboard de police prédictive ( source )
Aujourd'hui, Palantir est cotée en bourse et sa valorisation explose littéralement (on parle d'environ 430 milliards de dollars début 2026). Alex Karp a réussi son pari à savoir rendre la surveillance de masse extrêmement rentable. L'entreprise vise d'ailleurs un chiffre d'affaires annuel autour de 4,4 milliards de dollars sur 2025, porté par sa nouvelle plateforme d'IA (AIP) et ses "agents" autonomes capables de structurer n'importe quelle base de données en un clin d'œil. Mais comme dans Tolkien, les palantír sont des outils dangereux. Celui qui les utilise peut être lui-même observé et corrompu.
Alors, faut-il avoir peur de Palantir ? Clairement oui !
Quand on voit comment Snowden explique la surveillance aujourd'hui, on comprend que Palantir est l'outil qui rend l'espionnage d'État accessible à n'importe quel analyste, sans qu'il ait besoin d'être un génie du code. C'est la démocratisation d'Orwell à grande échelle.
Bref, la prochaine fois que vous entendrez parler d'une startup qui veut "aider les gouvernements à mieux gérer leurs données", rappelez-vous de l'histoire du Mississippi en 2019 et de Palantir car derrière les beaux discours sur la sécurité, il y a souvent des algorithmes invisibles et des pierres de vision qui ne dorment jamais.
Sources :
- The Guardian - NHS Palantir Contract
- Amnesty International - Palantir Human Rights Risk
- The Intercept - How Palantir helped the NSA
- Bloomberg - Palantir and Israel Strategic Partnership
- Reuters - US Army contract and Maven prototype
- VICE - Comment Palantir est utilisé lors des raids ICE
- ICE (FOIA) - Contrat Palantir / HSI (FALCON)
- The Guardian - Documents FOIA sur la relation ICE / Palantir (Falcon, etc.)
- TechCrunch - Palantir et Cambridge Analytica (lien "personnel" d’un employé)
- TechCrunch - XKEYSCORE Helper & Kite (GCHQ)
- Palantir (blog) - Correcting the record (XKEYSCORE Helper)
- Forbes - Palantir s’excuse (affaire WikiLeaks / HBGary)
- The Verge - Le programme de police prédictive secret à la Nouvelle-Orléans
- Reuters - Accord-cadre US Army
- U.S. Army - Enterprise Agreement avec Palantir (31 juillet 2025)
- Gouvernement britannique - Partenariat défense avec Palantir (septembre 2025)
- Defense News - Karp rencontre Zelensky (2022)
- Reuters - Palantir et le targeting en Ukraine
- Next.ink - La DGSI renouvelle encore son contrat avec Palantir (décembre 2025)
Si vous avez installé une app récemment, vous avez surement remarqué le petit popup RGPD qui vous demande votre consentement pour les cookies et le tracking. Vous cliquez évidemment sur "Refuser" en vous disant que c'est réglé... Ben en fait... non.
Des chercheurs ont passé au crible 400 applications mobiles populaires (200 sur Android, 200 sur iOS) et résultat, 100% d'entre elles violent au moins une exigence du RGPD. Et près de la moitié de ces apps continuent à contacter des trackers MÊME APRÈS que vous ayez dit non.
Sympa le "consentement" !
Du coup, plutôt que de vous laisser vous faire gauler par ces mouchards, je vous propose un petit guide pour auditer vous-même les apps que vous utilisez. Sans vous prendre la tête, promis.
Ce qu'il vous faut
- Un téléphone Android (iOS, c'est plus compliqué, Apple verrouille tout)
- TrackerControl , l'outil d'audit qu'on va utiliser
- 10 minutes de votre temps
- L'option "Sources inconnues" activée dans les paramètres sécurité d'Android (l'app n'est pas sur le Play Store...)
Étape 1 : Installer TrackerControl
TrackerControl est donc un outil open source développé par des chercheurs. La bestiole analyse le trafic réseau de chaque app pour détecter les connexions vers des serveurs de tracking.
Rendez-vous sur le GitHub du projet et téléchargez l'APK. Installez-le en autorisant temporairement les sources inconnues.
Étape 2 : Lancer l'audit
Une fois installé, TrackerControl se comporte comme un VPN local (vos données ne sortent pas de votre téléphone, rassurez-vous). Activez-le et lancez l'app que vous voulez auditer.
L'outil va alors intercepter toutes les connexions sortantes et les classer : publicité, analytics, tracking social, fingerprinting... Y'a de quoi faire le tri !
L'interface de TrackerControl - sobre mais efficace ( Source )
Étape 3 : Interpréter les résultats
Ce qu'il faut surveiller :
- Connexions AVANT toute action : Si l'app contacte des trackers dès son lancement, avant même que vous ayez vu un popup de consentement, c'est une violation du critère "Prior consent"
- Connexions APRÈS refus : Relancez l'app après avoir refusé le tracking. Si des connexions partent quand même vers Google Analytics, Facebook ou autres... bingo !
- Le nombre de domaines contactés : Une app de lampe torche qui contacte 15 serveurs différents, c'est suspect (oui ça existe)
Détail des trackers détectés - on voit tout ce qui sort ( Source )
Les 6 critères RGPD que les apps violent
L'étude suivante a identifié six types de violations :
- Prior : L'app collecte VOS données avant de vous demander votre avis
- Informed : On vous dit pas vraiment ce qu'on fait avec vos données
- Freely-given : Pas le choix, c'est "accepte ou dégage"
- Specific : Le consentement est trop vague, genre "améliorer nos services"
- Unambiguous : L'interface est conçue pour vous faire cliquer sur "Accepter"
- Revocable : Vous dites non, mais ça continue quand même (près de la moitié des apps)
C'est flippant, non ? Comme je vous l'expliquais dans mon article sur le mythe du smartphone espion , le vrai problème n'est pas le micro qui vous écoute... c'est ce réseau de data brokers qui aspire tout ce qu'ils peuvent.
Dépannage
Et si TrackerControl ne détecte rien, vérifiez que le "VPN" est bien actif (icône de clé dans la barre de notifications). Certaines apps détectent les VPN et changent leur comportement, du coup relancez plusieurs fois pour être sûr.
Pour aller plus loin dans la protection de vos données, j'ai publié également ce guide sur la suppression de vos données personnelles qui vous donnera quelques pistes.
Voilà, maintenant vous avez les outils pour aller à la pêche aux trackers. De quoi regarder vos apps d'un autre œil, j'imagine !
Vous vous souvenez de Byzantium , ce projet de réseau mesh sur Raspberry Pi pour communiquer quand tout est coupé ? Bah y'a mieux maintenant. Et ça coûte 25 balles.
Meshtastic , c'est un protocole open source qui transforme de petits modules radio LoRa en nœuds d'un réseau maillé complètement décentralisé. Pas besoin d'internet ni de carte SIM. Et la licence radio, on s'en balec'. Ce sont juste des ondes qui rebondissent de relais en relais pour faire passer vos messages chiffrés.
Du coup, comment ça marche ?
Hé bien d'abord vous achetez un petit boîtier sur Amazon (entre 25 et 40 dollars, ou même 10 si vous êtes patient avec la livraison depuis la Chine). Vous installez l'app sur votre smartphone, vous connectez le module en Bluetooth, et hop, vous pouvez envoyer des messages à n'importe qui dans le réseau. Plus y'a de nœuds, plus la portée augmente puisque chaque appareil relaie les communications aux autres.
Et là, vous allez me dire "ouais mais c'est un gadget de survivaliste parano". Sauf que non. L'ouragan Helene qui a ravagé la Caroline du Nord a prouvé que c'était loin d'être un délire. Quand les antennes relais sont tombées, quand internet a disparu, les gens équipés de ces petits modules radio ont pu continuer à communiquer, à demander de l'aide, à coordonner les secours. Bref, le genre de truc qui peut sauver des vies.
Du coup, y'a toute une communauté de bricoleurs qui s'est mise à fabriquer des nœuds DIY pour mailler leur quartier. Y'en a même qui ont transformé une lampe solaire de jardin en relais autonome. Vous savez, les machins à 3 euros chez Action. Bah vous virez la LED, vous collez un module LoRa alimenté par le petit panneau solaire, et vous avez un répéteur qui coûte 30-40 dollars et qui fonctionne tout seul. Certains ont même monté des répéteurs communautaires sur des points en hauteur avec des panneaux solaires plus costauds pour environ 100 dollars.
Le T-Echo de Lilygo, un module compact avec écran e-ink ( Source )
Pour ceux qui veulent un truc plus fini, y'a également le Lillygo T-Echo avec son écran e-ink qui affiche les messages même en plein soleil. Et si vous voulez taper sans téléphone, le T-Deck a carrément un petit clavier intégré.
Le T-Deck avec son clavier intégré, pour les vrais ( Source )
Perso, ce qui me plaît dans ce protocole, c'est qu'il remet la communication entre les mains des gens. Pas de serveur central, pas d'entreprise qui peut couper le robinet, pas de gouvernement qui peut tracer vos échanges. C'est le genre d'infrastructure que les pionniers d'internet auraient adoré. Un réseau qui appartient à ceux qui le construisent, nœud par nœud.
Alors est-ce que ça va remplacer votre forfait mobile ?
Bah non mais quand la prochaine tempête aura mis à terre les infrastructures de votre coin, vous serez peut-être content d'avoir un petit boîtier LoRa chargé dans un tiroir.
Vous voulez protéger vos enfants sur internet ? Cool. Préparez-vous à configurer 17 paramètres sur la Nintendo Switch, 29 réglages différents pour Minecraft (sur un site web séparé, évidemment), et à lire 572 articles de blog pour comprendre comment fonctionne le téléphone "sécurisé" que vous venez d'acheter.
Bienvenue dans le monde merveilleux de la protection parentale.
Un développeur américain, Chris Ferdinandi, vient de publier un constat qui résume parfaitement la situation . Il raconte comment son fils s'est retrouvé ajouté à un groupe de discussion GroupMe par un parfait inconnu, sans aucune vérification. L'application avait été installée via le compte familial, donc techniquement "approuvée". Sauf que le gamin de 12 ans pouvait maintenant recevoir des messages de n'importe qui sur la planète.
Et là, vous vous dites "ah mais y'a forcément un paramètre pour ça". Oui. Quelque part bien planqué dans un sous-menu. D'une autre application évidemment, sinon, ce serait trop facile. Et c'est accessible uniquement depuis le navigateur web du téléphone de l'enfant. Ou le vôtre. Ou les deux. Bonne chance pour le découvrir !
Et ce que dit Chris dans son article, c'est que ce n'est pas un accident de conception. C'est un choix délibéré.
La FTC américaine (l'équivalent de notre DGCCRF) a commencé à taper du poing sur la table. Par exemple, Epic Games a dû cracher 520 millions de dollars fin 2022 pour un combo COPPA + dark patterns dans Fortnite (dont 245 millions rien que pour les dark patterns).
Y'a aussi Disney qui a pris 10 millions d'amende pour violation de la vie privée des enfants. Et plusieurs États américains comme le Connecticut, le Montana et le Nebraska ont adopté des lois spécifiques pour interdire ces manipulations qui ciblent les mineurs. Même l'Union européenne s'y met avec le Digital Services Act qui impose de nouvelles obligations.
Mais pendant que les régulateurs jouent au chat et à la souris avec les géants de la tech, les parents sont coincés avec des systèmes de protection de la vie privée des enfants qui ressemblent à des usines à gaz soviétiques.
Prenez l'app Temps d’Écran d'Apple. Sur le papier, c'est génial mais en pratique, des experts en sécurité et sites spécialisés ont documenté au moins une demi-douzaine de méthodes de contournement bien connues. Votre gamin peut changer le fuseau horaire de l'appareil pour gagner quelques heures. Il peut utiliser Siri pour ouvrir des applications bloquées. Les widgets iMessage permettent d'accéder à du contenu normalement restreint. Et le grand classique : la réinitialisation d'usine qui efface toutes les restrictions d'un coup.
Sans parler des navigateurs intégrés dans les applications qui permettent de surfer même quand Safari est désactivé.
YouTube Kids, c'est encore mieux puisque Google nous promet un environnement "sûr et adapté". Sauf que des chercheurs ont retrouvé des vidéos violentes, des contenus à caractère sexuel, et des publicités manipulatrices qui passaient à travers les filtres.
L'algorithme, conçu pour maximiser le temps d'écran (et donc les revenus publicitaires), recommande parfois du contenu problématique sous prétexte qu'il "ressemble" à ce que l'enfant aime regarder (au hasard : des nichons ^^).
Et là, accrochez-vous.
Car des études scientifiques récentes commencent à montrer que les restrictions numériques strictes peuvent être... contre-productives . Des recherches publiées dans des revues de psychologie ont trouvé que les enfants soumis à des contrôles parentaux stricts développaient en fait PLUS de comportements à risque en ligne. Alors pourquoi Jamy ? Hé bien Fred, parce que le système repose sur la méfiance plutôt que l'éducation. Les gamins apprennent ainsi à contourner plutôt qu'à comprendre et le jour où ils ont enfin un accès libre (parce que oui, ce jour arrive forcément), ils n'ont aucune compétence pour naviguer de manière responsable.
C'est le paradoxe ultime ! On essaie de protéger nos enfants avec des outils qui les rendent potentiellement plus vulnérables.
Je pense que le vrai problème après, c'est qu'on a vendu aux parents l'idée que la technologie pouvait remplacer l'éducation. "Installez cette application et dormez tranquille." Sauf que ça ne marche pas comme ça. Gabb , un fabricant de téléphones "sécurisés" pour enfants, propose des centaines d'articles de blog et un peu moins d'un millier d'applications pré-approuvées. C'est du délire ! Aucun parent n'a le temps de lire tout ça en plus de son boulot, de la gestion du quotidien et des devoirs de maths du petit dernier.
Le système est donc conçu pour échouer. Ou plutôt, il est conçu pour que vous achetiez le prochain gadget "encore plus sécurisé", le prochain abonnement premium "avec surveillance avancée", ou la prochaine application "approuvée par des experts". C'est un business model, pas une solution éducative.
Ce qui fonctionne vraiment, d'après les études ? La communication.
Hé oui, il faut se retrousser les manches et expliquer pourquoi certains contenus sont problématiques plutôt que simplement les bloquer. Être présent quand le gamin découvre internet plutôt que déléguer à un algorithme. C'est moins sexy qu'un logiciel à 9,99€ par mois, mais c'est tellement plus efficace !
Bref, si vous voulez vraiment protéger vos enfants en ligne, la première étape c'est peut-être d'arrêter de croire que les outils de surveillance vont faire le taf à votre place. Car maintenant, on le sait, ils sont conçus pour vous donner l'illusion du contrôle, générer du fric et surtout pas pour éduquer.
Et ça, aucune mise à jour logicielle ne va le changer.
Vous avez une vidéo de vacances, un concert filmé à l'arrache, une séquence où votre chat fait un truc improbable, voire une sextape de vus avec la mère de Jean-Pierre de la compta, et vous voulez en extraire LA photo parfaite ! Sauf qu'avec les captures manuelles, on tombe souvent sur des frames avec du flou de mouvement ou un mauvais cadrage.
Heureusement, Video to JPG propose une approche plutôt cool pour sélectionner les meilleures.
L'outil tourne direct dans le navigateur, sans rien installer et le traitement se fait entièrement côté client via FFmpeg en WebAssembly, donc en théorie vos fichiers restent sur votre machine. Je dis en théorie parce qu'on n'a pas les sources de ce site. La liste des formats supportés est large : MP4, MOV, AVI, MKV, WebM, FLV, et même le H.265/HEVC selon les développeurs.
Le truc intéressant, c'est leur fonction "Smart Clarity Detection" qui analyse les frames pour repérer celles qui sont nettes. Parce que bon, extraire une image toutes les 2 secondes c'est facile, mais choper pile les frames sans flou de mouvement, c'est une autre paire de manches.
Côté sortie, l'outil propose du JPG, PNG ou WebP avec un réglage de compression. Vous pouvez prévisualiser chaque image avant de la télécharger, et si vous en voulez plusieurs, tout part dans un ZIP. Y'a même un système de préfixes pour nommer vos fichiers.
Pour l'utiliser, suffit de glisser votre vidéo dans la zone prévue à cet effet, vous choisissez la fréquence d'extraction ou vous laissez l'outil détecter les meilleures frames, vous prévisualisez, et vous téléchargez. Le site annonce une limite autour de 2 Go, mais attention, avec du 4K ça peut ramer sévère voire planter si votre navigateur manque de RAM.
Et bien sûr, c'est gratuit et sans inscription.
A mettre dans vos bookmarks pour la prochaine fois !
Vous avez déjà fait transcrire une interview ou un podcast par un service en ligne ? Vous savez, ces trucs qui vous demandent de créer un compte, de filer votre carte bleue, et d'accepter que vos fichiers audio soient envoyés sur des serveurs quelque part dans le cloud américain pour être analysés par des IA qu'on ne connaît pas. Le tout pour 100 balles par an si vous avez de la chance, et beaucoup plus si vous dépassez le quota ridicule de 20 heures par mois...
Hé bien y'a une alternative qui va vous plaire : Scriberr ! C'est une app de transcription audio complètement open source et surtout, qui tourne 100% en local sur votre machine. Pas de cloud, pas de données qui se baladent, pas d'abonnement mais juste vous, avec votre serveur (ou votre laptop si vous avez un GPU correct), et vos fichiers audio qui restent bien au chaud chez vous.
Scriberr utilise des modèles de reconnaissance vocale de pointe comme NVIDIA Parakeet, Canary ou les fameux modèles Whisper. Du coup la qualité de transcription est vraiment au niveau des services payants, voire meilleure sur certains accents ou langues moins courantes. Et cerise sur le gâteau, vous avez l'alignement temporel au niveau du mot, ce qui veut dire que vous pouvez savoir exactement à quelle seconde chaque mot a été prononcé.
Mais le truc qui m'a vraiment tapé dans l’œil avec cet outil, c'est la détection automatique des locuteurs. Vous savez, cette fonctionnalité qu'on appelle "diarization" dans le jargon et qui permet d'identifier qui dit quoi dans une conversation. Comme ça, fini les transcriptions où tout le monde parle mais on ne sait pas qui c'est. Là, Scriberr vous découpe tout proprement avec des étiquettes pour chaque intervenant.
Et comme si ça suffisait pas, y'a aussi l'intégration avec Ollama ou n'importe quelle API compatible OpenAI. Du coup vous pouvez non seulement transcrire vos enregistrements, mais aussi leur poser des questions, générer des résumés, ou carrément avoir une conversation avec le contenu de vos transcriptions. Genre vous demandez "c'est quoi les points clés de cette réunion ?" et hop, l'IA vous fait un résumé. Pratique pour les feignasses comme moi qui détestent se retaper 2 heures de réunion pour retrouver une info.
Côté installation, c'est du Docker classique ou alors Homebrew si vous êtes sur Mac. Un petit
`brew tap rishikanthc/scriberr && brew install scriberr`
et c'est parti mon kiki. Pour Docker, y'a des images pour CPU et GPU (CUDA), et ça supporte toutes les générations de cartes NVIDIA depuis les GTX 1000 jusqu'aux RTX 50 series toutes récentes.
Le premier lancement peut prendre quelques minutes parce que ça télécharge les modèles de reconnaissance vocale, mais une fois que c'est fait, les relances suivantes sont quasi instantanées. Y'a même un Folder Watcher qui surveille un dossier et transcrit automatiquement tout ce qui arrive dedans, parfait si vous voulez brancher ça sur un workflow automatisé avec n8n ou autre.
Bref, si vous êtes podcaster, journaliste, chercheur, ou juste quelqu'un qui a régulièrement besoin de transcrire des trucs sans vouloir filer ses données à Google ou payer un abonnement, Scriberr c'est exactement ce qu'il vous faut. C'est du self-hosting comme on l'aime, c'est à dire open source, respectueux de la vie privée, et qui fait le taf sans chichi.
Merci à Letsar pour le partage !
Vous voyez ces photos stylées sur Instagram où le texte semble passer derrière la personne, comme si le gros "FASHION" ou "WORKOUT" était vraiment dans la scène ? C'est l'effet "text behind image" et c'est clairement le truc graphique qui fait super pro en ce moment.
Le problème c'est que pour obtenir ce rendu, faut normalement se taper Photoshop, maîtriser les calques, le détourage, les masques... Bref, perdre une demi-heure sur un truc qui devrait prendre 30 secondes. Et comme vous êtes des gens occupés (contrairement à moi qui passe ma vie à tester des outils), voici la solution.
C'est un site gratuit qui règle tout ça et qui s'appelle Text Behind Image . Vous uploadez votre photo (jusqu'à 10 Mo), l'IA détecte automatiquement le sujet (une personne, un objet, peu importe), vous tapez votre texte, et le site se débrouille pour le placer pile poil derrière. Ça prend quelques secondes de traitement, pas besoin de détourer quoi que ce soit vous-mêmes.
L'interface propose pas mal d'options de personnalisation... Vous pouvez choisir la police, jouer avec la taille, la couleur, l'opacité, la rotation, ajouter des contours... Et surtout, vous voyez le résultat en temps réel, donc vous pouvez repositionner le texte en glisser-déposer jusqu'à ce que ça rende nickel.
Et le top du top, c'est que c'est gratuit, sans limite, sans inscription, et vous téléchargez votre image en haute résolution sans filigrane. J'ai vérifié et y'a même pas de petit "Made with..." planqué dans un coin. C'est assez rare pour un outil en ligne de ce genre alors je tiens à vous le signaler !
Bon après si votre photo est ultra complexe avec 36 personnes et des éléments qui se chevauchent, l'IA va potentiellement galérer à détourer correctement, mais pour une photo classique avec un sujet bien visible sur un fond pas trop chargé, ça marche vraiment bien.
Bref, si vous faites du contenu pour les réseaux, des miniatures YouTube, ou même juste des visuels fun pour votre pote qui fait de la muscu, c'est le genre d'outil à bookmarker direct. En 30 secondes vous aurez un rendu qui vous aurait pris 20 minutes sur Photoshop.
Je sais pas vous, mais moi dès que j'ai un truc à écrire sur mon smartphone, je le dicte. Et que je sois sous Android ou soit iOS, je sais très bien que chaque mot que je prononce part directement sur les serveurs de Google ou Apple. Pourquoi j'ai trouvé FUTO Voice Input , intéressant parce que lui, garde tout sur votre téléphone...
C'est une appli Android qui utilise le modèle Whisper d'OpenAI pour faire de la reconnaissance vocale vraiment précise et ça tourne nickel sur un smartphone moderne. Trois tailles de modèle sont dispo : tiny, base, et small. La base suffira dans 90% des cas, mais vous pouvez basculer sur la small qui est un peu plus grosse, si vous avez un accent à couper au couteau ou si vous parlez dans le métro.
FUTO Voice Input supporte également 16 langues dont le français, l'anglais, l'allemand, l'espagnol, le japonais et plein d'autres et l'appli s'intègre directement comme clavier de saisie vocale Android, du coup elle fonctionne avec n'importe quelle application. Vous pouvez donc l'utiliser avec des claviers comme AnySoftKeyboard ou Unexpected Keyboard . Par contre, oubliez Gboard ou le clavier Samsung qui ont leur propre système verrouillé.
Le projet vient de FUTO, une organisation fondée par Eron Wolf (ex-investisseur de WhatsApp) et Louis Rossmann, le YouTubeur américain connu pour son combat pour le droit à la réparation, y bosse comme directeur de la com. Donc niveau éthique, je pense que c'est OK.
L'appli est dispo sur le Play Store, sur F-Droid, ou en APK direct d'environ 70 Mo. Y'a une version gratuite et une version payante sous forme de licence unique (pas d'abonnement, ouf) et le code source est ouvert et disponible sur GitLab.
Voilà, si vous en avez marre que vos paroles soient analysées par des serveurs à l'autre bout de la planète, FUTO Voice Input c'est une très bonne option !
Merci à PARADOXE_ pour l'info !
Vous en avez marre de payer des licences pour des apps de nettoyage macOS qui font grosso modo la même chose ? CleanMyMac, AppCleaner, DaisyDisk, Sensei, iStat Menus... C'est pas les options qui manquent, mais le portefeuille finit par tirer la gueule, du coup, quand je suis tombé sur Mole, je me suis dit que j'allais vous en parler.
Mole
c'est un outil en ligne de commande (donc ça fait peuuuuur, ahaha mais c'est cool vous allez voir) qui regroupe toutes ces fonctionnalités dans un seul binaire. C'est open source, sous licence MIT, et ça pèse que dalle et en gros, l'idée c'est de taper la commande "mo" suivi d'un paramètre et hop, ça fait le taf.
mo # Interactive menu
mo clean # Deep cleanup
mo uninstall # Remove apps + leftovers
mo optimize # Refresh caches & services
mo analyze # Visual disk explorer
mo status # Live system health dashboard
mo purge # Clean project build artifacts
mo touchid # Configure Touch ID for sudo
mo update # Update Mole
mo remove # Remove Mole from system
mo --help # Show help
mo --version # Show installed version
mo clean --dry-run # Preview cleanup plan
mo clean --whitelist # Adjust protected caches
mo uninstall --force-rescan # Rescan apps and refresh cache
mo optimize --whitelist # Adjust protected optimization items
Par exemple, pour le nettoyage en profondeur, c'est mo clean. L'outil va scanner vos caches système, les logs, les données des navigateurs, et tout le bordel qui s'accumule avec le temps. Dans les exemples donnés par le développeur, il parle de récupérer jusqu'à 95 Go d'espace disque. Évidemment ça dépend de votre usage, mais ça donne une idée du potentiel.
Pour désinstaller proprement une app, mo uninstall fera le job. Et contrairement à la méthode du glisser-déposer dans la corbeille qui laisse traîner des fichiers de préférences partout, Mole traque tous les fichiers associés à l'application et les vire ensemble, comme ce que fait AppCleaner...
Côté monitoring système, mo status vous affiche un dashboard temps réel avec CPU, RAM, réseau, et métriques de santé. Un peu comme iStat Menus mais directement dans votre terminal. Et avec mo analyze, vous avez un explorateur visuel de l'espace disque avec des barres de progression ASCII. Très DaisyDisk vibes. Et mo analyze c'est pareil mais pour l'espace disque...
La commande mo optimize va rafraîchir les caches système et relancer certains services pour remettre de l'ordre. Et pour les devs, mo purge est une tuerie : ça nettoie les dossiers de build de vos projets (node_modules, target, build...) qui peuvent facilement bouffer des dizaines de gigas si vous bossez sur plusieurs projets.
Petit bonus sympa, mo touchid permet de configurer Touch ID avec sudo, ce qui vous évitera de taper votre mot de passe admin 15 fois par jour.
Voilà... Maintenant si ça vous chauffe, l'installation se fait soit via Homebrew avec brew install tw93/tap/mole, soit via curl directement. Le projet est écrit en Shell et Go, ce qui explique qu'il soit aussi léger et rapide. Seul bémol relevé par le développeur, évitez
iTerm2
qui a des soucis de compatibilité.
Alacritty
,
Kitty
, WezTerm ou
Ghostty
par contre fonctionnent nickel.
L'outil supporte aussi les options classiques genre --dry-run pour prévisualiser les changements sans rien supprimer, --whitelist pour protéger certains éléments, et --debug pour les curieux et la navigation se fait avec les flèches ou en mode Vim (hjkl) pour les puristes.
Bref, si vous êtes à l'aise avec le terminal et que vous en avez marre de multiplier les apps payantes pour faire des trucs basiques, Mole mérite un petit test !
Vous en êtes encore à utiliser des sites tout pourris de conversion en ligne qui vous bombardent de pubs et qui font on ne sait quoi avec vos fichiers ?
Bouuuuh ! Allez, on va jeter un oeil à cette alternative auto-hébergeable qui s'appelle ConvertX et qui supporte plus de 1000 formats différents !!
Vous l'hébergez chez vous via Docker et vous avez accès à une interface web propre pour convertir à peu près tout ce qui existe. Images, vidéos, audio, documents, ebooks, modèles 3D... Le truc gère vraiment un paquet de formats différents.
En back, ConvertX utilise ImageMagick pour les images, FFmpeg pour le multimedia, et une tripotée d'autres outils (Pandoc, LibreOffice, Calibre, Inkscape...) pour gérer le reste. Au total, ça donne plus de 1000 combinaisons possibles entre formats d'entrée et de sortie.
Pour l'installer, c'est hyper fastoche, vous lancez :
docker run -p 3000:3000 -v ./data:/app/data ghcr.io/c4illin/convertx
et vous avez l'interface accessible sur localhost:3000. Vous pouvez aussi passer par Docker Compose si vous préférez avoir un truc plus propre à maintenir.
Y'a aussi pas mal d'options pratiques. Vous pouvez par exemple convertir plusieurs fichiers en même temps (batch processing), protéger l'accès par mot de passe, gérer plusieurs comptes utilisateurs, et garder un historique de vos conversions. Y'a aussi un mode sans authentification si vous voulez l'utiliser juste pour vous sur votre réseau local.
Côté config, vous pouvez régler pas mal de trucs via les variables d'environnement, notamment la durée de rétention des fichiers (par défaut 24h avant suppression auto), le nombre de conversions simultanées autorisées, ou encore désactiver HTTPS si vous êtes en local.
Ce projet est développé en TypeScript avec Bun comme runtime et Elysia comme framework web. C'est sous licence AGPL-3.0, donc si vous modifiez le code et que vous l'utilisez en production, faudra publier vos modifs. Mais pour un usage perso, ça change rien.
Bref, si vous en avez marre de filer vos fichiers à des services louches pour les convertir, testez ConvertX , ça permet de garder le contrôle !
Merci à Letsar pour la découverte !
J’sais pas si vous vous souvenez, mais le RSS c’était LA révolution du web dans les années 2000 et moi, je suis toujours un fan absolu de ce format ! Alors pendant que tout le monde se laisse gaver le cervelet par les algos de Twitter, Facebook et compagnie, moi je continue de suivre mes sources d’info préférées via RSS. Et je suis également l’un des derniers médias tech / blogs tech grand public à proposer un flux RSS complet avec tout dedans et pas un truc tronqué avec juste le titre et deux lignes pour vous forcer à cliquer.
Ceux qui me suivent encore via le flux RSS, vous êtes mes gars et filles sûr(e)s !
Mon problème vous l’aurez compris, c’est que la plupart des sites web ont abandonné leur flux RSS sans oublier que Twitter, Instagram, YouTube, TikTok… aucun de ces services ne propose de flux natif.
Heureusement, pour les furieux comme vous et moi, y’a RSSHub , un projet open source qui permet de générer des flux RSS pour à peu près n’importe quel site web.
RSSHub peut s’auto-héberger et permet de scraper les sites qui n’offrent pas de RSS pour ensuite générer des flux à la volée. Le projet supporte des centaines de sources différentes telles que YouTube, Twitter, Instagram, Telegram, Spotify, TikTok, Bilibili (vous connaissiez ?), et des tonnes d’autres plateformes chinoises et occidentales. En gros, si un site existe, y’a probablement une route RSSHub pour lui.
Pour l’utiliser, vous avez donc deux options. Soit vous utilisez une des instances publiques listées ici , soit vous déployez votre propre instance via Docker . La deuxième option est recommandée si vous voulez éviter les limitations de débit des instances publiques et garder vos abonnements privés, évidemment.
Et pour faciliter la découverte des flux disponibles, le même développeur (DIYgod) a créé RSSHub-Radar , une extension navigateur disponible pour Chrome, Firefox, Edge et Safari. Comme ça, quand vous visitez un site, elle vous montre automatiquement tous les flux RSS disponibles, qu’ils soient natifs ou générés par RSSHub. Super pratique donc pour ne plus jamais rater un flux caché.
D’ailleurs, en parlant de RSS, c’est impossible pour moi de ne pas mentionner Aaron Swartz , ce génie qui a contribué à créer le format RSS 1.0 alors qu’il n’avait que 14 ans en 2000. Ce mec a aussi co-fondé Reddit, co-créé Markdown (le format que vous utilisez sur GitHub, Discord et partout ailleurs), travaillé sur Creative Commons, et développé SecureDrop pour protéger les lanceurs d’alerte.
Sa vision d’un web ouvert et accessible à tous reste plus pertinente que jamais. Malheureusement, il nous a quittés en 2013 à seulement 26 ans, harcelé par la justice américaine pour avoir voulu libérer des articles scientifiques. Une perte immense pour le web libre.
Bref, RSSHub c’est le truc à installer si vous voulez arrêter de vous faire gaver par les algos. Pour moi, le RSS c’est encore aujourd’hui la meilleure façon de rester maître de sa veille et je trouve ça vraiment dommage que les gens aient “oublié” à quel point c’était génial…
Vous savez ce qui est marrant avec reCAPTCHA ? C’est que pendant des années, on nous a fait déchiffrer des plaques d’immatriculation floues, cliquer sur des feux tricolores bizarres, et identifier des vélos volés dans des images pixelisées, tout ça pour prouver qu’on était pas un robot. Alors qu’en fait, on entrainait gratos les IA de Google à reconnaitre ce genre de choses… Du coup, faudrait savoir s’en passer maintenant.
Et ça tombe bien puisqu’il existe une alternative qui change le game : ALTCHA . C’est un système de protection anti-spam et anti-bot open source qui utilise le Proof-of-Work à la place des puzzles visuels. Comme ça, au lieu de faire bosser votre cerveau ramolli pour Google, c’est votre processeur qui fait le boulot, tout ça en local, depuis chez vous, sans envoyer le moindre octet de donnée à Mountain View.
En gros, quand vous validez un formulaire, votre navigateur résout un petit calcul cryptographique. Pour un humain avec un ordinateur normal, c’est transparent et instantané mais pour un bot qui essaie de spammer 1000 formulaires par seconde, ça devient très vite coûteux en ressources. Et le plus beau c’est qu’il n’y a pas besoin de serveurs externes, pas de tracking, pas de cookies, pas de fingerprinting puisque tout se passe en local.
En plus, ALTCHA pèse 30 KB une fois compressé alors que reCAPTCHA c’est 300 KB… Vous vous demandez pourquoi reCAPTCHA est si gros en vrai ? Hé bien c’est parce qu’il est composé d’un tas de scripts de tracking, de fingerprinting, d’analyse comportementale et j’en passe…
ALTCHA est sous licence MIT , donc vraiment libre et ça fonctionne avec tous les navigateurs modernes (Chrome 67+, Firefox 63+, Safari 11+), avec plus de 50 langues dispo et niveau conformité, c’est carré sa Cnil : GDPR, WCAG 2.2 AA, HIPAA, CCPA…etc.
ALTCHA détecte aussi les headless browsers (les navigateurs sans interface graphique utilisés pour automatiser), les scripts automatisés, et même les bots qui utilisent du machine learning. Le système analyse le contenu et le contexte utilisateur pour adapter le niveau de protection et vous pouvez le déployer partout sans problème : AWS, Azure, Kubernetes, Docker, ou juste sur votre serveur web classique. Il y a même un plugin WordPress si vous voulez pas vous embêter avec du code.
En plus, comme c’est à 100% auto-hébergé, vous ne dépendez d’aucun service externe. Alors que quand reCAPTCHA tombe en panne (spoiler : ça arrive régulièrement), votre site est pété.
Bref, si vous en avez marre de faire bosser les visiteurs de votre site gratos pour Google qui en profite pour les tracker, jetez un œil à ALTCHA . Pour une fois que l’Europe arrête de mendier ses outils de sécurité auprès des géants américains et qu’en plus c’est meilleur, ce serait dommage de s’en priver.
Vous connaissez ces dessins où une seule ligne continue forme un visage ou un portrait ? Hé bien c’est exactement ce que fait Spiral Betty , un petit outil en ligne gratuit qui convertit n’importe quelle photo en spirale artistique.
Vous uploadez une image, vous la cadrez dans un cercle, et l’outil génère une spirale unique dont l’épaisseur varie pour reproduire les contrastes de votre photo. Ça fait donc une seule ligne qui part du centre et s’enroule jusqu’au bord, avec des variations d’épaisseur qui font apparaître votre image comme par magie.
L’idée est en fait inspirée d’une technique du 17ème siècle quand Claude Mellan , un peintre et graveur français, avait créé une œuvre célèbre appelée “ Sudarium of Saint Veronica ” représentant le visage du Christ avec une seule ligne en spirale partant de la pointe du nez. Spiral Betty démocratise donc cette technique et vous permet de faire pareil avec la tête de votre chat, votre tronche ou celle de belle-maman.
Pour que ça rende bien, faut quand même respecter quelques règles. L’image doit être simple avec un bon contraste, pas trop de détails fins, et idéalement un gros plan de visage (humain ou animal) qui rentre bien dans un cercle. Si vous balancez une photo de groupe ou un paysage chargé, le résultat sera illisible.
Une fois votre spirale générée, vous pouvez ajuster le nombre d’anneaux avec un curseur. Plus y’a de spirales, plus y’a de détails… mais aussi plus c’est fin à découper si vous voulez en faire quelque chose de physique. D’ailleurs, pas mal de gens utilisent ça avec des machines de découpe type Cricut pour faire des stickers en vinyle ou des décorations.
Et justement, ça ouvre des possibilités sympas niveau DIY car on peut imaginer découper ça au laser, l’imprimer en 3D en relief, en faire des dessous de verre, des cadres déco…etc. Le format SVG que génère l’outil se prête bien à ce genre de bidouilles.
Voilà, le site est gratuit et y’a aussi des apps mobiles si vous préférez faire ça sur votre téléphone.
Merci à Bot_0x pour l’info !
Marre de passer par WeTransfer ou Google Drive pour envoyer un fichier à quelqu’un ? Bah ouais, faut se créer des comptes, attendre que ça upload sur un serveur tiers, et puis est ce que vous savez ce qu’ils font réellement de vos données ?
Ça tombe bien alors car AltSendme est fait pour vous ! C’est un fork
C’est une application desktop open source (sous licence AGPL-3.0) qui permet d’envoyer des fichiers directement d’un ordi à un autre en peer-to-peer. Pas de serveur intermédiaire, pas de stockage cloud, pas de compte à avoir, vous déposez simple votre fichier sur l’app et celle-ci génère un code de partage (un “ticket”) que vous devez ensuite envoyer à votre destinataire par le moyen de votre choix (mail, SMS, chat, pigeon voyageur…), et le transfert se fait en direct !
Le truc cool avec AltSendme c’est que ça utilise, tout comme SendMe , la techno Iroh pour le networking P2P avec du QUIC + TLS 1.3 pour le chiffrement. Donc vos fichiers sont chiffrés de bout en bout et ne transitent jamais par un serveur tiers. Et si la connexion directe entre les deux machines n’est pas possible (becoz du NAT un peu capricieux), l’app fait du hole punching automatique et peut basculer sur un relais chiffré en fallback.
Côté performances, ça peut monter jusqu’à 4 Gbps en théorie ce qui est pas mal pour du P2P. Et si votre connexion saute en plein transfert, pas de panique les amis puisque les téléchargements peuvent reprendre là où ils en étaient.
L’application est dispo sur Windows, macOS et Linux et le code est sur GitHub . Y’a même une interopérabilité possible avec l’outil CLI sendme pour ceux qui préfèrent le terminal. Notez aussi que le dev accepte les dons via Buy Me a Coffee ou GitHub Sponsors si vous voulez soutenir le projet.
Bref, si vous cherchez une alternative à WeTransfer qui respecte votre vie privée et qui ne fait pas transiter vos fichiers par des vilains serveurs d’américains, AltSendme vaut le détour !
Merci à Lorenper pour la découverte !
Vous avez des SVG qui pèsent trop lourd pour votre site web ?
C’est pas graaaave, parce qu’il y a Tiny SVG est un outil en ligne qui compresse vos fichiers vectoriels directement depuis votre navigateur comme ça, pas besoin d’uploader vos œuvres sur un serveur externe puisque vos fichiers ne quittent jamais votre machine.
L’outil utilise SVGO en arrière-plan avec plus de 40 plugins configurables. Vous pouvez ainsi activer ou désactiver chaque optimisation selon vos besoins : Suppression des métadonnées inutiles, fusion des paths, simplification des transformations, et plein d’autres trucs. Le tout avec une prévisualisation en temps réel qui montre le SVG avant et après compression.
J’ai testé sur mon logo mais comme il est déjà super optimisé, ça ne m’a fait gagné que -0,5 % mais les résultats sont plutôt impressionnants car sur certains fichiers, Tiny SVG peut réduire la taille jusqu’à 70%. Ça dépend évidemment de la complexité du SVG d’origine et des optimisations que vous activez, mais globalement c’est très efficace.
Et y’a pas que la compression puisque Tiny SVG génère aussi du code prêt à l’emploi pour vos frameworks préférés. Vous pouvez ainsi exporter votre SVG optimisé en composant React (JSX ou TSX), Vue, Svelte, React Native ou même Flutter. Trop pratique pour ne plus avoir besoin de convertir manuellement vos icônes en composants.
Y’a aussi des fonctionnalités de transformation telles que la rotation, flip horizontal et vertical, redimensionnement…etc et vous pouvez exporter en Data URI dans plusieurs formats, et également générer des PNG ou JPEG avec les dimensions de votre choix. Le diff viewer intégré permet aussi de comparer le code SVG avant et après optimisation pour voir exactement ce qui a changé.
Côté technique, c’est une Progressive Web App qui fonctionne même hors ligne et le traitement se fait via Web Workers pour ne pas bloquer l’interface. Le projet est développé par hehehai, distribué sous licence MIT, et le code source est sur GitHub donc vous pouvez l’héberger vous-même sur Vercel, Netlify ou Docker si vous préférez avoir votre propre instance.
A tester ici : Tiny SVG !
Y’a plein d’images et de scans en PDF sur le net ou sur votre disque dur, qui sont difficilement exploitable / indexables parce que la reconnaissance de caractères n’a pas bien fonctionné. L’OCR automatique a par exemple transformé un mot-clé en charabia et c’est illisible. Du coup, ce passage est perdu dans les limbes et impossible de le retrouver avec une simple recherche textuelle. C’est moche.
Faut dire que le problème est réel car quand on numérise des millions de livres avec un OCR à 90% de précision, ça a l’air génial, sauf que les 10% d’erreurs ne sont pas aléatoires. C’est toujours les mêmes confusions qui reviennent : “A” qui devient “H”, “C” qui devient “G”, “22” qui se transforme en “55”. Et pour les documents historiques avec des polices anciennes, c’est encore pire.
Heureusement, il existe un outil gratuit et open source qui tourne dans votre navigateur et qui va vous permettre de corriger ces milliers d’erreurs OCR sans envoyer vos docs sur les serveurs de Google, Microsoft ou je ne sais quoi d’autre. Cela s’appelle ScribeOCR et vous allez l’adorer !
Pourquoi ? Hé bien parce que c’est un éditeur d’OCR open-source qui tourne à 100% dans votre navigateur, donc aucune donnée n’est envoyée sur le net et parce qu’il est capable de corriger toutes les erreurs efficacement ! L’interface affiche le texte OCRisé par-dessus l’image source, comme ça, vous voyez immédiatement où sont les problèmes et vous corrigez tout ça en série.
Et surtout ScribeOCR génère une police custom pour chaque document. Ça vous laisse garder l’apparence originale du doc, tout en ayant un texte parfaitement indexable pour des recherches par exemple. Vous obtenez ainsi un PDF qui ressemble au document d’origine mais où chaque mot est cliquable et cherchable. Bref, c’est super pratique si vous numérisez des archives ou des vieux bouquins.
L’outil supporte plusieurs moteurs OCR dont Tesseract LSTM et Legacy et vous pouvez ajuster les paramètres de reconnaissance selon le type de document : vitesse, qualité, langue…etc. Y’a même des options avancées pour le debug et l’optimisation des polices.
L’outil permet donc de créer des PDF recherchables à partir de scans (c’est le cas classique) mais également de corriger des données OCR existantes, y compris les fichiers HOCR de Tesseract. Et pour numériser complètement des documents ou livres anciens, l’interface de correction vous aidera à faire de l’excellent travail !
Le projet est open-source (licence AGPL-3.0) , ce qui veut dire que vous pouvez l’auto-héberger si vous voulez. Ainsi, pour l’installer en local, c’est très simple :
git clone --recursive https://github.com/scribeocr/scribeocr.git
cd scribeocr
npm i
npx http-server
Mais si vous voulez juste tester, y’a une démo sur scribeocr.com . Vous uploadez votre fichier, vous choisissez votre langue et votre moteur OCR, et hop c’est parti mon kiki.
Et pour les sorties, vous avez le choix : PDF, DOCX, HTML et d’autres formats. Vous pouvez même ajuster les paramètres d’export selon vos besoins. Auto-rotation, optimisation de police, tout est configurable !
Bref, au final ScribeOCR répare ces angles morts bien relou de la numérisation massive de documents sans que vous ayez à sacrifier votre vie privée !
Et ça c’est cool !
En 1971, un psychiatre américain a écrit un roman culte sur un mec qui prenait toutes ses décisions en lançant un dé… Carrière, mariage, déménagement, tout passait par les six faces du hasard. La BBC l’a classé parmi les 50 livres les plus influents du 20e siècle et en 45 ans, il a vendu plus de 2 millions d’exemplaires. Ce livre c’est L’Homme-Dé (lien affilié) ou en anglais, The Dice Man de Luke Rhinehart et il a fait des petits car aujourd’hui, des tas de gens ont adopté le “dice living”. Moi j’ai découvert ça y’a quelques années grâce notamment à ce documentaire sur M6 diffusé dans l’émission 66 Minutes où on voyait des français appliquer ce genre de principes à leur vie quotidienne.
Alors évidemment, vivre 100% en suivant l’ordre d’un dé, ça finit rarement bien. Le roman de Rhinehart explore autant cette liberté enivrante que les conséquences destructrices de ce mode de vie mais vous savez j’aime le concret alors j’ai cherché ce que la science pouvait dire là dessus. Et j’ai trouvé des chercheurs de l’Université de Chicago qui se sont posés la bonne question : Est-ce que le hasard rend vraiment plus heureux ?
Ces derniers ont fait une étude avec des milliers de gens qui devaient prendre une décision majeure via pile ou face, puis suivre ou pas le résultat. Et la conclusion, c’est que ceux qui ont fait un changement majeur décidé par le hasard étaient significativement plus heureux que ceux qui sont restés bloqué dans un statu quo.
En fait, le résultat de la pièce ou du dé, on s’en fout au final. Ce qui compte vraiment, c’est surtout votre réaction qui suit. Si vous êtes déçu que ça tombe sur “pile”, vous savez instantanément ce que vous vouliez vraiment. Le hasard devient un révélateur de vos préférences cachées, et pas un décideur.
Le psychologue Albert Bandura, une figure majeure de la psychologie cognitive, a même admis que toute sa carrière avait été façonnée par le hasard. Le choix d’un cours décidé par un horaire aléatoire, la rencontre de sa femme sur un parcours de golf par pur accident…etc. Le hasard a construit sa vie sans qu’il ait besoin de lancer le moindre dé.
Vivre selon le hasard, ça pose un problème pratique. Il faut lancer un dé 50 fois par jour pour savoir quel café commander, quelle série regarder, quel dessert choisir…etc… c’est épuisant. Et ridicule socialement, il faut bien le dire.
C’est pourquoi, Nishan Devaiah a résolu ça avec une bonne vieille app qui s’appelle Luck by Chance . C’est sans pub, sans tracking, et dedans, y’a plein d’outils pour vous permettre de déléguer vos micro-décisions quotidiennes au Dieu du hasard.
Dans cette app, vous avez donc un pile ou face classique, du lancer de dé standard ou personnalisé (vous définissez le nombre de faces), un générateur de nombres aléatoires avec plage min/max, un outil “Oui / Non / Peut-être” qui fera plaisir aux normands. Et également une roue personnalisable où vous entrez vos propres options, une Magic 8 Ball pour les questions existentielles, un sélecteur d’émojis et de couleurs. Et même un “Qui commence ?” pour les soirées jeux.
Y’a TROP DE TRUCS dedans, je peux pas tout vous détailler donc le mieux pour vous c’est de l’installer et de la tester ! Et puis ça vous sera utile, je pense, non pas pour les décisions qui vont façonner votre vie mais plutôt pour les petits trucs qui vous cassent les couilles, genre quel t-shirt choisir ou quoi manger ce soir. D’ailleurs, des études en psychologie cognitive ont montré qu’on a tous un quota quotidien de “bonnes décisions” limité. Plus vous prenez des décisions banales, moins vous avez de jus mental pour les décisions importantes !
C’est pour ça que Zuckerberg porte le même t-shirt noir tous les jours, c’est pour ça qu’Obama ne choisissait que des costumes bleus ou gris et c’est pour ça que Donald Trump utilise qu’une dizaine d’adjectifs. C’est moins dur de choisir comme ça !
Luck by Chance automatise donc ce principe. Vous externalisez vos décisions insignifiantes au hasard pour préserver votre énergie mentale pour ce qui compte, par exemple, me suivre en live sur Twitch ! Et surtout, en faisant ça, vous désactiverez votre biais de contrôle, ce qui vous forcera à essayer des trucs que vous n’auriez jamais choisis consciemment.
Je vous laisse deviner ma question…
Par exemple, si la roue magique vous dit “pizza hawaïenne” alors que vous détestez l’ananas sur la pizza, bah vous fermez votre gueule et vous testez comme le ferait un vrai adulte et en plus, vous vous rendrez compte que c’est vachement bon !
Maintenant, à vous de jouer ! Lancez l’appli, et faites un pile ou face pour savoir si vous devez ou non me soutenir sur Patreon !
Merci à Lorenper pour la découverte !
650 milliards de dollars, c’est ce que coûte la procrastination aux entreprises américaines chaque année selon les dernières études sur la productivité . En gros, on passe en moyenne 2 heures par jour à glander sur des sites qui n’ont rien à voir avec le boulot. Et je suis le premier concerné, surtout quand YouTube décide de me proposer une vidéo de 3 heures sur l’histoire complète des processeurs alors que j’ai un article urgent à finir et que je dois avancer dans Cyberpunk 2077 !
Heureusement, c’est là qu’intervient LeechBlock NG , une extension gratuite qui fait exactement ce que son nom suggère : elle bloque toutes ces sangsues virtuelles qui aspirent votre temps. Et contrairement à ce que vous pourriez penser, ce n’est pas juste un bête bloqueur de sites… Non non, c’est bien plus que ça, vous allez voir !
L’extension vous permet de configurer jusqu’à 30 ensembles de sites ou de mots clés différents, chacun avec ses propres règles. Vous pouvez par exemple bloquer X, et Mastodon de 9h à 17h en semaine, limiter Reddit à 10 minutes par heure, et interdire complètement YouTube après 22h pour éviter de tomber dans le trou noir des vidéos recommandées avant de dormir.
Ce que j’aime bien aussi c’est la possibilité d’utiliser des wildcards. Comme ça, au lieu de bloquer juste facebook.com, vous pouvez bloquer *.facebook.com pour couvrir toutes les sous-domaines. Pareil pour les sites de streaming avec *.netflix.com, *.youtube.com, etc. Et si vous avez besoin d’accéder à une page spécifique pour le travail, vous pouvez créer des exceptions. Par exemple, bloquer
tout YouTube sauf les chaînes tech
dont vous avez vraiment besoin.
La fonction “Lockdown” est aussi cool que brutale car ça boque instantanément tous vos sites configurés pendant une durée déterminée. C’est parfait quand vous sentez que votre volonté commence à faiblir et que l’envie de juste vérifier vite fait ce que partagent vos potes nazincels sur X.com devient irrésistible.
Il est aussi possible de recevoir un avertissement avant tout blocage pour que vous sachiez que le moment fatidique approche.
Et pour les plus malins qui pensent pouvoir contourner le système en désinstallant l’extension, LeechBlock propose une protection par mot de passe. Mettez un mot de passe aléatoire et donnez le à un collègue ou un ami et comme ça, vous serez bloqué pour de vrai. Sinon, vous pouvez aussi configurer un mot de passe de 32, 64 ou 128 caractères aléatoires que l’app vous obligera à recopier lettre par lettre pour accéder aux options. C’est bien relou, mais efficace !
LeechBlock reste à ce jour l’option gratuite la plus complète du marché. Y’a aussi StayFocusd sur Chrome a une interface plus jolie, mais LeechBlock offre beaucoup plus de flexibilité niveau configuration.
L’extension fonctionne sur Firefox, Chrome, Edge et tous les navigateurs basés sur Chromium comme Brave, Opera ou Vivaldi. Et surtout, son code est open source et dispo sur GitHub !!
Voilà, LeechBlock ne va pas changer votre vie du jour au lendemain, mais c’est un bon premier pas pour reprendre le contrôle de votre temps passé en ligne. Et vu que c’est gratuit et open source, vous n’avez vraiment aucune excuse pour ne pas essayer !
Sale temps en ce moment pour les citoyens américains… Vous avez votre certificat de naissance dans la poche, vous êtes un vrai américain pur et dur. Mais un agent ICE sort son smartphone, scanne votre visage en moins de 2 secondes, et une app officielle lui dit que vous êtes un étranger et que vous n’avez rien à faire là.
C’est faux évidemment, mais devinez qui a raison ?
Hé bien c’est pas vous !
Mobile Fortify , c’est donc l’app que l’ICE (police de l’immigration) et la Border Patrol américaine (l’équivalent de la police aux frontières) ont déployée sur leurs smartphones l’année dernière. Une app de reconnaissance faciale qui tape dans une banque de 200 millions d’images et des dizaines de bases de données gouvernementales : FBI, State Department, DMV, passeports, visas, fichiers criminels, tout y passe et en temps réel s’il vous plaît.
L’app s’appuie principalement sur une fonction baptisée “Super Query”. En gros, un agent de police pointe son téléphone vers votre visage, l’app le scanne, et hop il obtient votre nom complet, votre date de naissance, votre nationalité, votre statut d’immigration, votre casier judiciaire, et tous vos numéros d’identification uniques. Tout ça en quelques secondes et sans votre consentement.
C’est moche. Et même si vous avez vos papiers ou un certificat de naissance, on a appris via le démocrate Bennie Thompson, élu à la Chambre des représentants, que les agents peuvent ignorer tout ça volontairement. Un pauvre algo stupide prime sur un document d’état civil officiel. C’est dingue non ?
D’ailleurs, plusieurs vidéos ont commencé à circuler dès octobre dernier. Par exemple à Chicago, des agents de la Border Patrol arrêtent deux ados à vélo . L’un d’eux n’a pas sa pièce d’identité alors l’agent demande à son collègue : “Can you do facial ?” et le collègue sort son smartphone, scanne le visage du gamin (mineur), sans aucune autorisation parentale évidemment.
Autre vidéo, toujours à Chicago, un automobiliste refuse de montrer sa carte d’identité . C’est son droit constitutionnel le plus pur, mais l’agent pointe quand même son téléphone vers lui. Le type proteste : “I’m an American citizen, so leave me alone.” Réponse de l’agent : “Alright, we just got to verify that.” Et il lui scanne la tronche.
Le document interne du DHS (U.S. Department of Homeland Security) est très clair : “ICE does not provide the opportunity for individuals to decline or consent to the collection and use of biometric data/photograph collection.” Traduction : on scanne d’abord, on demande jamais. Et votre visage, qu’il soit scanné par erreur ou pas, restera stocké 15 ans dans les bases de données fédérales.
Jeramie Scott, de l’ Electronic Privacy Information Center , appelle ça une “dérive dystopique pure”. Quatre sénateurs américains, dont Edward Markey, ont également envoyé une lettre à l’ICE en septembre dernier pour exiger l’arrêt immédiat de l’utilisation de Mobile Fortify. Ils y réclament la divulgation complète de la base juridique de l’app, de sa précision, et des contrôles en place.
Mais bien sûr, silence radio de la part de l’ICE.
Bon, rien de nouveau dans la reconnaissance faciale en soi. Ce qui est nouveau vraiment ici, c’est la portabilité de cette techno, l’agrégation instantanée de dizaines de bases de données, et surtout le déploiement sur le terrain sans cadre légal clair. Et surtout c’est l’inversion totale de la preuve où un algorithme devient plus fiable qu’un document officiel.
Et si je vous en parle, c’est parce que ce genre de dérives ne reste jamais confiné aux États-Unis. En Europe, en France, nos gouvernements lorgnent déjà sur ces technologies. Il y a des garde-fous, certes, mais la pression sécuritaire est constante et ces outils se normalisent petit à petit. À l’heure où certains fous rêvent de faire de la France le pays le plus répressif d’Europe, ce glissement vers la techno-police devient franchement flippant.
Bref, le problème n’est ni technique, ni culturel, ni géographique. Il est politique. Et nous devons rester vigilants pour que ce cauchemar dystopique ne débarque pas jusqu’ici. Parce qu’une fois qu’on laissera ces algorithmes décider de quelle est notre identité, on sera foutu.
Un développeur qui s’ennuyait s’est dit qu’il allait se faire un petit side-projet histoire de s’occuper un peu. Rien de foufou, juste reproduire Screen Studio (30 balles par mois) dans un navigateur et en full gratos pour que tout le monde puisse en profiter !
Et je pense que le gars a créé quelque chose qui va forcement faire grincer pas mal de dents dans l’industrie du screen recording !
Screen Studio, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un peu la Rolls des outils d’enregistrement d’écran sous macOS. Des animations fluides, du zoom automatique, des effets 3D sympas, bref tout ce qu’il faut pour faire des vidéos de démo qui claquent la fesse molle de vos mamans et de vos papas. Le seul problème, c’est que ça coûte un cuy (c’est un rongeur ) et que c’est réservé aux utilisateurs Mac. Et ça, ça laisse quand même pas mal de monde sur le carreau.
Le créateur de Screen Now a donc eu l’idée de faire la même chose, mais gratuit, et utilisable directement dans le navigateur. Comme ça, pas d’installation, pas de compte à créer… Vous ouvrez Chrome (marche pas sous Firefox), vous allez sur le site, et vous lancez l’enregistrement de votre screencast.
La liste des fonctionnalités fait un peu peur parce qu’il y a beaucoup de choses mais vous allez voir c’est très cool. Y’a par exemple la possibilité de mettre votre vidéo d’écran en vue 3D avec perspective, rotation et contrôle d’angle, exactement comme avec les outils pros.
Y’a moyen aussi de mettre des animations d’entrée et de sortie personnalisables avec fade, slide et pop. Y’a aussi de l’upload de backgrounds personnalisés en PNG, JPG ou WebP (et une bonne liste de background proposés par l’outil). Du zoom amélioré avec timeline interactive, du Picture-in-Picture pour votre tête et des effets de flou sur l’arrière-plan de la caméra. La timeline pour le montage propose aussi de la duplication d’éléments.
Vous pouvez même capturer l’audio de votre système en même temps que votre micro, avec mixage automatique pour un son équilibré. Le cropping vidéo gère l’ajustement du ratio et les overlays texte sont entièrement personnalisables.
Le plus dingue, c’est que le projet a bénéficié d’optimisations techniques assez impressionnantes. Le rendering vidéo est maintenant 10 fois plus rapide qu’au début, le sync audio-vidéo a été corrigé pour éliminer 99% des problèmes de freezing à l’export et bien sûr, Screen Now est une PWA (Progressive Web Apps), ce qui signifie que vous pouvez l’installer comme une vraie application sur votre ordinateur tout en gardant les avantages du web.
L’auto-save fonctionne via le stockage du navigateur (local storage) et vous pouvez gérer plusieurs projets et exporter tout ça en MP4 ou GIF avec des réglages de qualité et résolution.
La forme de caméra peut être circulaire en plus des classiques rectangulaire et carrée et il y a des raccourcis clavier pour accélérer le workflow. Bref, tout ce qu’on attend d’un outil semi-pro.
Bref, si vous voulez vous lancer dans le screencast ou tout simplement enregistrer une démo rapide ou une explication dans le cadre d’un dépannage, l’outil est accessible sur screen.now .
Merci à Cg2i pour le partage de cette découverte.
En général, quand on parle de fin du monde, c’est soit du blabla philosophique autour d’une bière, soit c’est Bruce Willis qui sauve l’humanité avec une perceuse. Mais cette fois, on va aller un peu plus loin que ça… Car une équipe de chercheurs a trouvé le moyen d’observer pour de vrai comment les gens se comportent quand ils savent que tout va disparaître.
Pour cela, ils ont utilisé le MMORPG ArcheAge. C’est moins spectaculaire qu’un astéroïde géant ou qu’une guerre thermonucléaire, mais les données sont meilleures !
Ah Reum Kang de l’Université de Buffalo et ses collègues ont pour cela analysé 270 millions d’enregistrements de comportements durant la 4ème bêta fermée du jeu ArcheAge en 2011 et 2012. Le principe c’est qu’à la fin de la bêta fermée, tous les personnages sont supprimés, toute progression est perdue, tous les objets virtuels disparaissent… Vous avez passé 11 semaines à construire votre empire virtuel, à farmer vos légendaires, à monter votre guilde au top… Et pouf, tout disparait et y’a pas de Ctrl+Z possible. Désolé.
Pour les 81 000 joueurs testeurs, c’était comme vivre dans un monde avec une date d’expiration connue à l’avance. Et contrairement aux études philosophiques classiques basées sur des sondages et des suppositions, là on avait des données brutes, précises, et massives sur ce que les gens font vraiment.
Les chercheurs se sont appuyés sur ce qu’ils appellent le mapping principle. L’idée c’est que les joueurs agissent en ligne comme dans la vraie vie. Bon, c’est vrai que perdre son avatar n’est pas exactement comme perdre sa vie (quoique, allez expliquer ça à un joueur qui vient de perdre son level 50 avec full stuff épique, ok les boomers ? ^^). Mais quand vous avez investi 300 heures à bâtir votre royaume virtuel, la claque psychologique reste bien réelle. C’est un peu comme effacer votre disque dur sans backup, mais avec plus de dragons et de sortilèges.
Et les résultats sont plutôt encourageant pour notre prochaine fin du monde. En effet, y’a pas eu de chaos généralisé. On aurait pu croire que tout le monde allait se transformer en psychopathe, tuer son voisin, piller les maisons virtuelles et foutre le feu à tout ce qui bouge. Mais non. La plupart des joueurs n’ont pas vraiment changé leur comportement… Même en sachant que demain tout disparaissait, ils ont continué à jouer normalement.
C’est presque décevant, non ?
Alors vous allez me dire “Moi je suis pas comme ça, si mon serveur WoW ferme demain je vais tout péter ! J’suis un déglingo, un fou dans ma tête !!”. Mouais. Les stats sont contre vous les amis. Vous allez probablement juste continuer à farmer vos objets rares et à spammer le chat de guilde comme d’habitude.
Par contre c’est vrai, quelques marginaux ont bien pété les plombs. Les chercheurs ont détecté une hausse du PK (player killing, c’est quand vous tuez un autre joueur de votre propre camp, ce qui est considéré comme un meurtre dans le jeu…) mais ça a concerné seulement 334 joueurs sur 81 000. Donc pas vraiment American nightmare…
Ceux qui on abandonné le navire en cours de route, genre 3 semaines avant l’apocalypse, sont ceux qui sont devenus les plus toxiques pour la communauté. Ceux qui sont restés jusqu’au bout par contre, ont gardé une forme de loyauté envers la communauté, même quand ils savent que tout va disparaître. C’est assez révélateur sur l’attachement social.
Par exemple, en analysant les chats du jeu, les chercheurs ont mesuré ce qu’ils appellent le valence score. C’est un indicateur de positivité dans le langage et devinez quoi ? Hé bien au lieu de devenir déprimants ou agressifs, les échanges dans les canaux sociaux sont devenus légèrement plus joyeux à l’approche de la fin. Les joueurs ont augmenté leurs interactions… plus de messages échangés, plus de groupes formés pour des quêtes. Un peu comme si, face à l’apocalypse, les gens se rapprochaient au lieu de s’éloigner.
Mais alors, est-ce qu’on continue à se battre pour s’améliorer quand on sait que demain tout s’efface ?
Martin Luther aurait dit “Même si je savais que le monde disparaît demain, je planterais quand même mon pommier”. Et bien les joueurs d’ArcheAge, eux, n’ont pas planté de pommiers et encore moins mangé de la compote… Non, l’étude montre en réalité une grosse baisse des activités de progression. Il y a eu moins de quêtes complétées, moins de montées de niveau, moins de changements de compétences. Les joueurs ont carrément abandonné tout ce qui concerne l’amélioration de leur personnage.
Bah oui pourquoi s’emmerder à farmer de l’XP pendant 8 heures si demain votre magnifique niveau 50 redevient niveau 0 ?
Par contre, ils n’ont pas arrêté de jouer pour autant. Ils ont juste changé leurs priorités. Plus de construction de maisons (parce que bon, une maison virtuelle qui va être détruite dans 3 jours, autant la construire et en profiter maintenant), plus de crafting d’items, plus d’interactions sociales. Bref, des activités qui apportent une satisfaction immédiate plutôt qu’un bénéfice à long terme.
Alors posez-vous la question. Est ce que vous êtes plutôt team “je reste jusqu’au dernier screenshot avec ma guilde” ou de la team “je me barre 2 semaines avant insultant tout le monde” ?
Parce que statistiquement, si vous êtes du genre à ragequit, vous avez 78% de chances de devenir un serial killer virtuel avant de partir. Les scientifiques l’ont prouvé, bon courage pour votre karma de merde ^^.
Bon après, il faut quand même relativiser car ArcheAge n’est qu’un jeu vidéo, et pas la vraie vie. Les chercheurs le reconnaissent eux-mêmes, personne ne meurt pour de vrai à la fin de la bêta (heureusement quand même ^^) mais cette recherche a des implications concrètes.
Pour les développeurs de jeux, ça aide à comprendre quels comportements peuvent servir de signaux d’alerte pour détecter les joueurs qui vont quitter le jeu. Si quelqu’un commence à supprimer ses personnages et à PK à tour de bras, c’est probablement qu’il est sur le départ ! Pour les chercheurs en sciences sociales, c’est également une mine d’or. Avoir accès à 270 millions de décisions humaines dans un contexte de fin annoncée, avec des règles du jeu parfaitement contrôlées et connues, c’est le genre de dataset dont on ne peut que rêver dans les études traditionnelles.
Et pour nous, simples mortels ?
Et bien ça confirme quelque chose d’assez réconfortant. Face à la fin du monde, la plupart des gens ne deviennent pas des monstres. Ils se rapprochent des autres, renforcent leurs liens sociaux, et arrêtent juste de se projeter dans un futur qui n’existe plus.
Donc si demain on vous annonce que la vraie apocalypse arrive (pas celle du jeu vidéo hein, la vraie avec les robots tueurs de Trump, les zombies de Poutine ou l’astéroïde piloté par des aliens dont parlent les complotistes en ce moment), vous n’allez probablement pas piller le supermarché du coin mais plutôt appeler vos potes pour une dernière soirée pizza-bière.
Je suis dégoûté parce que je viens de payer un abonnement pour un logiciel qui fait exactement ça, sauf que bah là, Handy , c’est gratuit. L’idée derrière ce logiciel, c’est un outil de speech to text qui fonctionne uniquement en local. Pas d’abonnement, tout est gratuit, et pas de cloud… il faut juste configurer un raccourci clavier. Et ensuite vous parlez et le texte apparaît comme par magie.
A la base, l’idée de cet outil est venue d’un accident. CJ se casse le doigt et il est plâtré pendant six semaines. Du coup il lui est impossible de taper normalement. Il cherche alors des outils de transcription vocale.
Par exemple, Dragon NaturallySpeaking, mais bon, 100 balles, ça fait chier. Google Docs aussi propose ce genre de fonctionnalités, mais uniquement en ligne. Et ça envoie tout dans le cloud, donc bonjour à confidentialité. Quant à Windows Speech Recognition, c’est bugué et assez limité. Bref, toutes les alternatives qu’il a trouvées étaient soit payantes, soit nécessité une connexion permanente vers des serveurs tiers.
Alors CJ a fait ce que font les devs quand un problème les agace. Non pas aller sur Reddit pour dire de la merde random sur moi, mais plutôt coder une solution qui fonctionne super bien !
Et au lieu de la garder pour lui ou de la rendre payante lui il a décidé de tout mettre en open source avec une licence MIT.
Et ce que vous êtes en train de lire précisément maintenant, et bien je suis en train de le dicter. Et ça marche dans les emails, les formulaires web, les éditeurs de texte, peu importe. Et comme je vous le disais, toute la transcription se fait localement sur votre machine. Et tout ça grâce à quoi ? Et bien grâce à Whisper d’OpenAI, dont je vous ai déjà parlé beaucoup de fois.
Handy est codé en Rust pour la performance et la sécurité et surtout cross plateforme, c’est-à-dire qu’il marche ou Linux, macOS et Windows. Et au niveau de la config, il y a quelques options comme le choix de la langue ou le mode d’enregistrement avec le raccourci clavier, soit vous faites du push to talk, soit vous faites une écoute en continu.
Ce truc est génial aussi bien pour l’accessibilité que pour la reconnaissance vocale en elle-même qui est plutôt utile dans la vie de tous les jours. D’ailleurs, il y a plusieurs modèles IA disponibles, comme tous les modèles Whisper, mais aussi un modèle que je ne connaissais pas, qui s’appelle Parakeet et qui franchement fonctionne très bien. C’est celui que j’utilise actuellement.
Testez si ce truc fonctionne bien sur votre vieux PC mais moi en tout cas sur mon Mac de dernière génération c’est encore plus rapide que ce que j’avais avec un modèle Whisper sur mon outil payant.
Voilà, si vous cherchiez un outil de reconnaissance vocale, vous pouvez vous arrêter là parce que vous venez de trouver. Et non pas parce qu’il est parfait, mais parce que comme c’est open source, vous pouvez vous-même le rendre parfait pour vos usages (Le code est sur GitHub ).
Merci à Lilian pour le partage de ce projet absolument génial !
Article dictée intégralement à l’aide de Handy (et corrigé manuellement pour les quelques erreurs de transcription)
Les CSV, c’est comme les cafards et les politiciens. Tout le monde les déteste, mais ils survivront à l’apocalypse nucléaire. Ainsi, pendant que les formats propriétaires disparaissent avec leurs éditeurs au fil des ans, ce petit fichier texte avec des virgules continue tranquillement de faire tourner le monde.
Par exemple, 80% des datasets sur Kaggle sont en CSV et toutes les APIs qui valent quelque chose proposent un export CSV. Même votre comptable, ce gros nullos en informatique vous envoie des CSV.
Et vous, vous ouvrez ça avec quoi ? Excel ?
Aïe aïe aïe, Excel, votre meilleure ennemi en ce qui concerne les CSV ! Vous double-cliquez sur un fichier de 100 Mo, et le ventilo de votre machine s’emballe comme si vous miniez du Bitcoin ! La RAM explose et, PAF, 15 minutes plus tard, l’outil de Microsoft se crash. Ou pire, il ouvre le fichier, mais il a transformé les IDs en formules de maths, vos dates en n’importe quoi, et votre UTF-8 est massacré.
Bref, pas merci Microsoft.
Et c’est pas un problème théorique. Rien qu’en 2020, le Royaume-Uni a égaré 16 000 cas de COVID parce qu’Excel a une limite de 65 000 lignes par feuille, du coup des milliers de cas positifs n’ont jamais été contactés par les services de santé. Même JP Morgan a perdu 6 milliards de dollars à cause d’une erreur dans un fichier Excel. Et des centaines d’articles scientifiques ont dû être retirés parce qu’Excel avait corrompu des noms de gènes en les transformant automatiquement en dates.
Le problème, c’est qu’Excel n’a jamais été conçu pour éditer des CSV. Excel, c’est fait pour les tableaux croisés dynamiques et les graphiques en camembert que personne ne lit mais surtout pas pour bosser proprement avec des fichiers texte qui font 500 Mo.
Alors en bon geek, vous vous êtes surement déjà dit : OK, je vais utiliser autre chose. LibreOffice ? Même combat mais en moche. Un chouette éditeur de texte comme Notepad++ ou Sublime ? Super pour voir les virgules, mais nul pour visualiser la structure. Et les outils en ligne ? Lents, pas sécurisés, et vous envoyez vos données chez oncle Sam la plupart du temps. Bref, vous êtes coincé !
Et c’est après cette intro interminable (je m’en fous, c’est vendredi) qu’arrive SmoothCSV3, un éditeur CSV développé par kohii et dispo sur GitHub et dont l’ambition affichée par le dev est claire : devenir le VS Code des éditeurs tabulaires. Rien que ça !
Le logiciel tourne sur macOS et Windows, avec Linux en approche. Comme vous pouvez le voir sur ma capture écran, l’interface ressemble à un tableur classique, mais sous le capot, c’est du costaud. Le dev annonce une execution 12× plus rapide qu’Excel sur un fichier de 100 Mo et niveau fonctionnalités, vous avez la recherche et le remplacement, le tri, le filtrage, l’édition multi-cellules mais surtout, vous avez des requêtes SQL directement dans le CSV. Oui, du SQL dans un fichier texte avec des virgules. Ça vous permet de sélectionner vos colonnes avec un WHERE, de faire des JOINs entre plusieurs fichiers, et de les grouper avec un GROUP BY. C’est encore plus magique qu’Eric Antoine !
Il y a aussi une palette de commandes à la VS Code. Vous tapez Cmd+Shift+P et vous avez accès à toutes les fonctions du logiciel sans quitter le clavier. Si vous avez déjà utilisé VS Code, Sublime Text ou IntelliJ, vous êtes donc en terrain familier.
Alors oui, le CSV, c’est moche, c’est fragile, c’est chiant à parser, mais c’est universel, ça marche partout et surtout, ça traverse les époques. Ce qui lui manquait c’était surtout un outil qui le traite comme une princesse, avec le respect qu’il mérite.
Question flippante, hein ?
Vous postez des stories Instagram, vous faites des snaps, des TikToks, en bon nazi vous likez des tweets, vous répondez à des emails pro…etc. Votre vie numérique ronronne comme un chat sous coke mais si demain, tout ça s’arrêtait…? A votre avis, Combien de temps avant que quelqu’un ne toque à votre porte pour vérifier que vous allez bien ?
Un jour ? Deux jours ? Une semaine ?
On est tous hyperconnectés 24/7 mais personne ne surveille vraiment notre silence et vos 500 meilleurs amis de Facebook ne prendront jamais la peine de signaler votre disparition.
C’est de ce constat un peu morbide qu’est né Wellness Ping, un projet open source développé par micr0 et hébergé sur GitHub qui fonctionne comme ceci : Vous vous inscrivez dessus, et vous recevez un email régulier pour confirmer que vous allez bien. Si vous ne répondez pas, vos contacts d’urgence sont alors automatiquement alertés.
C’est ce qu’on appelle un dead man’s switch, le joujou préféré des cons de terroristes qui se font exploser dans les films des années 80. En gros, tant que vous confirmez votre présence, tout va bien mais si le silence se prolonge, l’alarme se déclenche.
Vous pouvez l’auto-héberger vous-même ou utiliser directement le site wellness-p.ing (C’est gratuit). Vous choisissez alors la fréquence des pings, soit quotidien ou hebdomadaire, selon votre niveau de paranoïa ou de solitude et quand vous recevez l’email, vous cliquez sur un lien ou vous répondez “PONG” et c’est tout. Pas de dashboard compliqué, pas de machins de gamification débiles…
Et si vous ne répondez pas parce que vous êtes coincé au chiottes depuis 3 jours, le système vous envoie un rappel. Si vous ne répondez toujours pas, il attend encore un peu. Et si le silence persiste, vos contacts d’urgence reçoivent alors automatiquement une alerte.
C’est clairement fait pour activistes, les journalistes, les chercheurs, et les gens qui vivent seuls. Bref, tous ceux dont la vie pourrait basculer sans que personne ne s’en rende compte immédiatement. Je pense pas exemple à tous ceux qui bossent en remote et qui n’ont pas de collègues pour remarquer leur absence.
Au Japon, il y a un mot pour ça d’ailleurs. Ils disent kodokushi pour “Mort solitaire” car là bas, des milliers de personnes par an meurent seules chez elles, et on ne les découvre que des jours ou des semaines plus tard. C’est d’ailleurs souvent parce que les voisins sentent que ça schlingue ou parce que le courrier s’entasse sous la porte. Je sais, c’est gore mais c’est la triste réalité.
Avec Wellness Ping on inverse donc la logique… Au lieu d’attendre que quelqu’un remarque votre absence, vous créez un système proactif où vous choisissez les contacts, vous qui décidez de la fréquence et comme ça, si un jour vous ne pouvez plus répondre, le filet de sécurité se déploie automatiquement.
Côté technique, le projet est développé en Go donc c’est léger, rapide, et la démo tourne sur un serveur en Suède parce que ce pays a une législation stricte sur les données personnelles.
Bref, c’est Wellness Ping, c’est une idée simple mais qui protège alors pensez-y !
Ce matin, je suis tombé sur cet article de Derek Thompson, journaliste chez The Argument, titré “ Vous avez 18 mois ”. Ça a évidemment attiré ma curiosité donc j’ai lu l’article et son message est sans appel : Le vrai danger de l’IA, c’est pas qu’elle nous remplace. C’est qu’on arrête de penser par nous-mêmes.
Car oui, les chiffres sont là, et ils font peur. Les scores de lecture aux États-Unis sont au plus bas depuis 32 ans selon le Nation’s Report Card de janvier 2025 . La lecture de livres pour le plaisir a ainsi chuté de 40% depuis les années 2000. Des étudiants arrivent dans des universités d’élite sans avoir jamais lu un livre en entier et apparemment, personne ne s’en inquiète vraiment, car tout le monde (moi y compris) est trop occupé à demander à ChatGPT de résumer les trucs qu’on devrait lire avec nos cerveaux.
Derek compare la lecture et l’écriture à la potion magique qui nous permet d’accéder à la pensée symbolique profonde . En gros, lire et écrire, c’est pas juste des compétences, c’est aussi ce qui nous permet de penser profondément. Et on est en train de jeter ce super pouvoir aux orties parce que c’est plus rapide de demander à une IA de faire le boulot à notre place.
Le truc, c’est que notre cerveau, c’est comme un muscle. Si on arrête de le faire bosser, il s’atrophie. Et avec les IA (et dans une moindre mesure avec les réseaux sociaux vidéo, genre TikTok), c’est exactement ce qu’on est en train de faire. On lui retire tous les exercices difficiles…
Lire un bouquin de 300 pages ? Pffff, trop long, on demande un résumé à l’IA. Écrire un texte argumenté ? Pffff, trop chiant, on le fait générer par ChatGPT. Réfléchir à un problème complexe ? Pfff, trop fatigant, on compte sur Macron pour nous le résoudre ou on balance la question à Claude.
Et le pire, c’est qu’on le fait consciemment. En tout cas, personnellement, j’en ai conscience et donc en ce moment je me suis remis un peu à la lecture pour essayer de conserver une bonne hygiène niveau matière grise. Comme moi, vous savez donc probablement qu’on est tous en train de se ramollir le cerveau, mais on continue parce que c’est tellement plus confortable. C’est la culture de l’optimisation poussée à l’extrême. On optimise notre code, nos workflows, notre vie… et maintenant on optimise notre cerveau pour qu’il en fasse le moins possible. De l’efficacité à court terme, mais un suicide cognitif à long terme.
Et ce qu’annonce Derek c’est que dans 18 mois, les IA auront peut-être notre niveau actuel de réflexion. Mais nous, on aura quel niveau ? Ce sont elles qui vont s’améliorer ou nous qui allons régresser pour nous mettre à leur niveau ?
Thompson parle de “deskilling” cognitif… On se déqualifie nous-mêmes. C’est comme si on allait à la salle de sport et qu’on demandait à quelqu’un d’autre de faire nos pompes. Et son parallèle avec la révolution industrielle est plutôt juste je trouve… Au XIXe siècle, les machines ont remplacé nos muscles. Les ouvriers qui faisaient des tâches physiques complexes ont été remplacés par des machines plus rapides et résultats, nos corps se sont atrophiés. On est physiquement plus faibles que nos ancêtres, c’est un fait et maintenant, ce même schéma se reproduit avec notre cerveau. L’IA remplace nos muscles mentaux, avec le même risque d’atrophie sauf que cette fois, c’est notre intelligence qu’on sacrifie sur l’autel de l’efficacité !
Il y a aussi un truc que personne ne dit, c’est l’IA conversationnelle, c’est une drogue cognitive. Ça a le même schéma addictif que les réseaux sociaux à savoir une réponse instantanée, une gratification immédiate, zéro effort. Tranquille mimil, sauf que les réseaux sociaux nous volaient notre temps alors que l’IA est en train de nous voler notre capacité à penser. On croit devenir plus productif, alors que finalement, on devient plus dépendant.
Alors que faire ? Derek ne propose pas de solution miracle, mais il a raison sur un point : Il faut voir la lecture et l’écriture comme du fitness mental.
Je ne pense pas qu’il faille boycotter l’IA comme tous ceux qui en ont peur et la diabolisent actuellement, car elle peut apporter beaucoup. Mais il faut apprendre à l’utiliser correctement, tout en préservant son hygiène mentale, sa pensée critique et son goût de l’effort.
Comme pour le sport, il faut donc s’entrainer, faire travailler notre cerveau, non seulement en lisant des livres, les articles de Korben.info ^^…etc. Mais aussi en écrivant pour générer une réflexion et des arguments qui souvent arrivent non pas avant, mais pendant le process d’écriture. Et je pense que c’est pareil pour les dev qui “vibe code”. C’est bien ça fait gagner du temps, mais si on veut conserver cette réflexion propre au code, il faut continuer au moins à lire et à comprendre ce code, et continuer à explorer des chemins de pensée profonde .
C’est chiant, c’est lent, c’est inconfortable, mais c’est le seul moyen de garder un cerveau fonctionnel.
Le vrai luxe de demain, ce ne sera plus d’avoir accès à l’IA, car tout le monde l’aura. Non, le vrai luxe, ce sera d’avoir encore un cerveau capable de penser en profondeur. Et ça, ça se bosse les amis !
Vous en avez marre de WhatsApp, Telegram ou Discord qui lisent vos messages, stockent vos données et décident de qui peut parler à qui ? Ça tombe bien car il existe une alternative radicale qui vient de sortir en version 1.0.
Ça s’appelle Xeres , et contrairement à tout ce que vous utilisez aujourd’hui, ça ne passe par aucun serveur. Que dalle.
Il s’agit d’un vrai réseau Friend-to-Friend, c’est à dire que vous ne vous connectez qu’aux gens que vous connaissez vraiment. Pas de serveur central qui pourrait tomber, être saisi par le FBI ou décider de vendre vos conversations à des annonceurs. Juste vous et vos potes, en direct, chiffrés de bout en bout avec du PGP v4 et du RSA 3072 bits. Votre IP est uniquement visible par vos amis directs, et si vous voulez parler à un ami de votre ami, ça passe par des tunnels anonymes.
Le truc, c’est que Xeres est compatible avec Retroshare , ce vieux de la vieille du P2P décentralisé qui existe depuis des années. Donc si vous avez des potes qui utilisent déjà Retroshare 0.6.6 ou plus récent, vous pouvez vous connecter à eux sans problème. C’est un peu comme si Signal et BitTorrent avaient eu un enfant qui aurait grandi dans les années 90 en écoutant du punk et en lisant des manifestes crypto-anarchistes.
Mais alors comment ça marche techniquement, me direz-vous ? Et bien c’est simple. Vous installez Xeres sur votre machine (Windows, Linux, macOS, ou même Android), vous générez votre identité cryptographique, et vous échangez vos certificats avec vos amis. Pas de login, pas de mot de passe à retenir, pas de numéro de téléphone à fournir. Juste un échange de clés comme au bon vieux temps.
Une fois connecté, vous avez alors accès à tout un tas de services décentralisés. Du chat bien sûr, mais aussi des salons de discussion, des forums, du partage de fichiers, et même la possibilité de discuter avec des gens que vous ne connaissez pas directement via les fameux tunnels anonymes dont je vous parlais. C’est votre propre petit bout d’Internet privé avec vos amis, quoi.
Cette nouvelle release qui vient de sortir apporte pas mal d’améliorations . Meilleures perf avec Java, support macOS restauré, stickers dans les chats, alias de discussion, et même un système de mise à jour automatique sous Windows. Les versions précédentes avaient déjà ajouté un client Android pour se connecter à distance à votre instance qui tourne chez vous, du support pour les architectures ARM sous Linux, et plein d’autres trucs sympas.
D’ailleurs, parlons un peu de cette histoire de Friend-to-Friend (F2F) vs P2P classique. Dans un réseau P2P normal, tout le monde connaît l’IP de tout le monde. Pratique pour partager des fichiers, mais niveau anonymat et vie privée, c’est moyen. Dans un réseau F2F , vous ne voyez que vos contacts directs, et le reste du réseau vous est invisible. Ça limite un peu la portée, mais ça renforce énormément la sécurité et l’anonymat.
Xeres va même plus loin en supportant les transports via Tor et I2P en mode client. Donc si vous voulez vraiment rester anonyme, vous pouvez faire passer toutes vos connexions par ces réseaux. Ainsi vos amis directs ne verront même pas votre vraie IP. Oui, c’est pour les paranos, mais c’est top !
Maintenant pour l’installer, rendez-vous sur la page de téléchargement et choisissez la version qui correspond à votre système. Il y a des installeurs pour Windows, des paquets .deb pour Ubuntu, des images DMG pour macOS (Intel et Apple Silicon), et même une image Docker si vous voulez faire tourner ça sur un serveur en mode headless.
Toutes les releases sont signées avec une clé PGP, donc vous pouvez vérifier que personne n’a trafiqué le fichier que vous téléchargez. Donc prenez 30 secondes pour vérifier la signature, ça vaut le coup pour un logiciel de communication chiffré.
Et une fois installé, vous verrez, l’interface est plutôt moderne avec plusieurs thèmes au choix. Rien à voir avec les vieilles interfaces des logiciels P2P des années 2000. C’est propre, c’est réactif, et ça utilise JavaFX pour l’accélération matérielle. Oui, c’est du Java moderne qui ne fait pas ramer votre machine.
Le projet est disponible en open source sur GitHub sous licence GPL-3.0.
Bref, l’idée derrière Xeres, c’est de promouvoir la liberté d’expression en créant une alternative aux plateformes centralisées qui peuvent censurer, surveiller ou tout simplement disparaître du jour au lendemain. C’est un peu radical, mais vu l’état actuel de la centralisation du web, c’est pas plus mal d’avoir ce genre d’alternative.
Vous trouverez toute la documentation sur le site officiel , avec des guides de démarrage, des explications sur l’architecture, et des options de ligne de commande pour ceux qui veulent pousser le truc plus loin. Il y a même un mode client/serveur pour que votre instance tourne en permanence chez vous et que vous puissiez vous y connecter depuis votre téléphone Android.
Sympa non ?
Mais siiii, celui où on cliquait sur un lien et hop, la page s’affichait. Sans popup de cookies, sans overlay “Abonnez-vous à notre newsletter”, sans ce message agaçant “Désactivez votre bloqueur de pub pour continuer” ou “Abonnez-vous pour lire cet article”. Bref, l’époque bénie où internet était juste… internet.
Le RGPD devait nous sauver de la surveillance mais le résultat c’est qu’on passe notre vie à cliquer sur des bouton “Tout refuser” ou à chercher le bouton caché derrière 47 onglets de paramètres. L’enfer est pavé de bonnes intentions réglementaires, il parait… Mais heureusement, des extensions comme PopUpOFF existent pour réparer ce que cette loi a cassé.
Ce que fait cette extension pour Chrome et Firefox, c’est virer les popups, les overlays, les bannières de cookies et toutes ces merdes qui transforment la navigation en parcours du combattant. RomanistHere, le dev derrière le projet, a créé ça tout seul dans son coin et son extension est dispo en open-source sur GitHub .
PopUpOFF propose donc 3 modes de blocage : agressif, modéré et délicat. Le mode agressif, c’est le rouleau compresseur… il dégomme tout ce qui bouge. C’est super pratique quand vous êtes pressé.
Le mode modéré quant à lui fait le tri entre les popups légitimes (genre, celles de votre banque) et les overlays parasites. Et le mode délicat, lui, intervient uniquement quand vous le décidez manuellement.
Ainsi, vous gardez le contrôle total, ce qui change des extensions qui décident de tout ça à votre place.
- Téléchargez PopUpOFF sur Mozilla Add-ons
- Téléchargez PopUpOFF sur Chrome Web Store
- Et le repo GitHub PopUpOFF est ici
Alors bien sûr, tout n’est pas parfait et l’extension peut parfois rater des overlays invisibles ou péter l’affichage de certains sites, notamment les PWA (Progressive Web Apps), mais pour 90% des cas d’usage, ça fait le job impeccable.
À l’opposé des mastodontes type Ghostery ou uBlock Origin (qui sont excellents, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit…), RomanistHere a misé sur le minimalisme radical. Pas de filtres à mettre à jour toutes les semaines, pas de liste de 50 000 domaines à bloquer, pas de consommation RAM de malade. Non, c’est juste un script intelligent qui détecte les patterns d’overlays et les neutralise.
Notez qu’en bonus, l’extension peut parfois débloquer du contenu payant sur certains sites qui utilisent des overlays pour bloquer la lecture. Ce n’est pas son objectif principal, mais vu que beaucoup de paywalls reposent sur des overlays CSS basiques, bah… PopUpOFF les vire aussi. Je dis pas que vous devriez l’utiliser pour contourner les abonnements (soutenez vos médias préférés, toussa toussa), mais sachez que techniquement, ça peut arriver.
À noter que PopUpOFF n’est pas seul sur ce créneau. Il y a aussi “ I Don’t Care About Cookies ” (racheté par Avast, ce qui a refroidi pas mal de gens), ou encore la fonction “ Never-Consent ” de Ghostery qui auto-rejette les cookies via les CMP (Consent Management Platforms). Ces alternatives ont chacune leurs forces, mais PopUpOFF reste le champion du rapport efficacité/poids.
Bref, si vous en avez marre de perdre 15 secondes par page à fermer des popups de merde, PopUpOFF mérite clairement sa place dans votre navigateur. C’est léger, c’est open-source, c’est gratuit, et ça fait exactement ce qu’on lui demande…
Comparaison de 2025-10-02 09:21:37 à 2025-08-20 07:04:26
Ajouts:
Suppressions:
Bon, déjà, je sais pourquoi vous êtes là…
Vous cherchez un moyen de télécharger des vidéos YouTube sans vous faire emmerder par 50 pubs, sans installer un malware déguisé en “YouTube Downloader Pro Ultimate 2025”, et surtout sans payer un abonnement mensuel pour un truc qui devrait être gratuit.
Alors bonne nouvelle ! Stacher7 fait exactement ça !!
Mauvaise nouvelle, vos sites tech préférés ne vous en parleront jamais parce que YouTube appartient à Google, et Google c’est 80% de leurs revenus publicitaires. Sniiif…
Alors Stacher7, c’est quoi concrètement ? Hé bien c’est une interface graphique pour yt-dlp, le couteau suisse du téléchargement vidéo. En gros, yt-dlp c’est un fork de youtube-dl qui marche extrêmement bien, qui est mis à jour régulièrement, et qui sait télécharger des vidéos depuis plus de 1000 sites différents… Facebook, Instagram, Vimeo, Dailymotion, Twitter… Si ça se lit dans une page web, alors yt-dlp peut le télécharger.
Le problème avec yt-dlp, c’est que c’est de la ligne de commande. Et ça je sais que vous n’aimez pas tous. C’est là que Stacher7 entre en jeu puisque c’est une interface moderne et intuitive qui transforme cette ligne de commande barbare en quelques clics de souris.
Vous y collez votre URL ( par exemple ma dernière vidéo youtube ), vous choisissez votre format (MP4, MKV, AVI, ou juste l’audio en MP3), vous sélectionnez la qualité (jusqu’à la 4K si la vidéo le permet), et hop, c’est parti. Stacher7 peut même télécharger des playlists entières ou des chaînes Youtube complètes ce qui est très pratique quand vous voulez archiver toute une série de tutos avant qu’elle disparaisse ou pour les regarder plus tard en offline.
Ce qui est cool aussi avec Stacher7, c’est qu’il ne se contente pas de télécharger bêtement. Le logiciel est capable de faire du montage basique tel que recadrer des vidéos, incruster les sous-titres, créer des GIFs, convertir automatiquement vers différents formats pour que ça marche par exemple sur un smartphone, une tablette ou une console. C’est pas Adobe Premiere c’est sûr, mais pour les besoins de base, c’est largement suffisant.
D’ailleurs, petite parenthèse technique, Stacher7 installe automatiquement yt-dlp au premier lancement, mais vous pouvez le configurer pour utiliser n’importe quel fork de youtube-dl si vous préférez. C’est ça la beauté de l’open source ! Enfin, presque open source car Stacher7 lui-même est gratuit mais le code reste propriétaire, contrairement à des alternatives comme Cobalt Tools dont je vous ai déjà parlé qui lui est 100% open source.
Le truc marrant avec ces outils c’est que télécharger des vidéos pour un usage personnel, c’est légal dans plein de pays. En France, la copie privée est un droit, aux États-Unis, le fair use permet aussi certains usages, mais bon, ça n’empêche pas que Google déteste ça et n’hésite pas à désactiver Adsense aux média qui oseraient aborder des sujets allant à l’encontre de la “réglementation liée aux usages des outils Google”.
Bref, Stacher7, c’est rapide, c’est gratuit et c’est disponible sur Windows, Mac et Linux en cliquant ici !
Un dénommé SSShooter, développeur de son état, a concocté un projet open source qui pourrait bien vous aider pour mieux apprendre n’importe quel sujet, à l’aide de cartes mentales. Baptisé Ebook to Mindmap , son outil transforme vos EPUB et PDF en cartes mentales interactives, le tout propulsé grâce à l’intelligence artificielle.
Cela permet de ne plus vous cogner 300 pages d’un traité sur le machine learning tout en griffonnant des notes sur un coin de nappe. Là vous glissez votre fichier dans l’outil et voilà ! Vous obtenez une carte mentale structurée regroupant tous les concepts clés, les relations entre les idées et l’architecture globale du bouquin.
Ce qui est plutôt cool avec cet outil, c’est qu’il ne se contente pas de vous balancer un résumé basique. Le projet utilise Google Gemini ou GPT d’OpenAI pour analyser intelligemment le contenu. Il détermine automatiquement la structure des chapitres, ignore les préfaces et tables des matières inutiles et vous propose trois modes de traitement différents selon vos besoins.
Que vous ayez besoin d’un simple résumé textuel parce que vous êtes pressé, d’une mindmap par chapitre pour une analyse détaillée, ou d’une carte mentale globale du livre entier, c’est vous qui choisissez. Et tout ça avec un système de cache intelligent qui vous épargne de re-traiter les mêmes bouquins encore et encore.
Pour l’installation, rien de compliqué si vous avez Node.js 18+ sur votre machine. Un petit git clone, un pnpm install et hop, vous êtes lancé. Vous configurez votre clé API (Google Gemini ou OpenAI), vous uploadez votre ebook et vous laissez l’outil faire son travail.
Y’a même une démo accessible ici en ligne
pour tester sans installer.
Mais comme le code est open source, vous gardez le contrôle sur le processus. Vous pouvez ainsi définir la profondeur des sous-chapitres à analyser, choisir le type de livre (technique, fiction, business…) et même ajuster les paramètres avancés selon vos besoins spécifiques.
Pour les étudiants qui doivent se farcir des pavés de 800 pages sur la thermodynamique quantique, ou pour les professionnels qui veulent extraire rapidement l’essence d’un livre business sans y passer le weekend, c’est parfait. Et pour les curieux qui accumulent les ebooks mais n’ont jamais le temps de tous les lire en détail, c’est la solution miracle.
Le seul bémol que je vois, c’est qu’il faut quand même une clé API pour faire tourner l’IA. Mais bon, avec les tarifs actuels de Google Gemini, ça reste largement abordable pour un usage personnel. Et puis si vous êtes développeur, rien ne vous empêche de forker le projet et d’y intégrer votre propre modèle d’IA local comme je l’ai fait pour LocalSite .
Vous avez déjà eu besoin d’éditer rapidement un fichier audio mais vous n’aviez pas Audacity sous la main ? Ou vous êtes sur un ordinateur où vous ne pouvez pas installer de logiciel ? Alors Wavacity va vous sauver la mise ! (Oui, je sais que vous avez lu Wawacity… lol. Et vous allez voir, ce sera comme ça jusqu’à la fin de cet article… ^^)
Wavacity est tout simplement un portage web d’Audacity qui tourne directement dans votre navigateur. Pas d’install, pas de téléchargement, vous ouvrez le site et vous éditez votre audio, et c’est tout !
Pour vous proposer cette merveille, les développeurs ont porté Audacity en WebAssembly, une technologie qui permet de faire tourner du code natif dans le navigateur. Du coup, ça permet de retrouver l’interface familière d’Audacity avec ses outils de découpage, de collage, d’effets et tout le toutim, mais dans un onglet de navigateur.
Il vous faudra évidemment un navigateur moderne qui supporte cette technologie. Chrome et Firefox sur desktop feront parfaitement l’affaire… Par contre, Safari c’est moins sûr selon les développeurs.
L’interface ressemble trait pour trait à Audacity, ce qui est rassurant si vous connaissez déjà le logiciel. Vous pouvez importer vos fichiers audio, les découper, appliquer des effets, réduire le bruit, faire du multi-pistes… Bref, tout ce qu’on attend d’un éditeur audio digne de ce nom.
Après y’a quand même quelques limitations par rapport à la version desktop d’Audacity. Vous ne pourrez pas par exemple installer des plugins VST ou d’autres extensions externes, ce qui me semble assez logique. Mais pour de l’édition de base et même avancée, ça fait largement le boulot.
Bref, c’est top quand un pote vous demande de lui couper un extrait audio et que vous n’avez pas envie de télécharger et installer Audacity juste pour ça. Ou quand vous êtes sur un ordi public, ou en déplacement, ou dans un environnement où vous n’avez pas de droits administrateur pour installer des outils.
Wavacity rejoint ainsi la famille grandissante des éditeurs audio web comme AudioMass que j’avais déjà testé. Chacun a ses avantages et ses inconvénients, donc à vous de voir lequel vous préférez. Moi perso, je suis plus Ableton Live, même si c’est pas sur le web. Les habitudes, que voulez-vous…
Le projet est open source sous licence GNU GPL v2, comme Audacity, et disponible sur GitHub. Les développeurs précisent bien qu’ils ne sont ni affiliés ni soutenus par l’équipe d’Audacity. C’est un projet indépendant.
Pour un outil de dépannage ou pour des éditions rapides, c’est exactement ce qu’il nous fallait. Et qui sait, les outils portables accessibles en ligne dans le navigateur, c’est peut-être l’avenir ?
J’aime bien quand des développeurs utilisent la technologie pour rendre accessible des concepts complexes. Alors après le système solaire, vous allez pouvoir visualiser des atomes en 3D de manière totalement interactive. Comme ça, s’en est terminé des schémas statiques dans les manuels de physique ! Ici, grâce à AtomAnimation, vous pourrez faire tourner, zoomer, observer sous tous les angles des structures atomiques qui prennent même vie sous vos yeux.
Ce projet, développé par matt765, utilise une stack technologique bien moderne à base de React 19, NextJS 15, TypeScript, CSS Modules, Zustand pour la gestion d’état, ThreeJS pour la 3D, et Recharts pour les graphiques. En gros, tout ce qu’il faut pour créer une expérience utilisateur fluide et moderne.
Il y a même des graphs et une table périodique ainsi que des tas de filtres pour par exemple visualiser les atomes par densité, électronégativité, point de fusion et j’en passe…
Et ce qui rend ce projet vraiment intéressant, c’est qu’il permet à tous mais surtout aux étudiants d’explorer les structures atomiques de manière dynamique. Comme ça, on apprend des choses et c’est pas chiant car au lieu de simplement regarder une image figée d’un atome, on peut le manipuler, voir les électrons en mouvement qui lui tourne autour, et comprendre sa structure nucléaire. Bref, si vous êtes prof de physique, vos rêves les plus humides viennent de s’exaucer.
Le côté open-source rend le tout encore plus sympa puisque le code est disponible sur Github. Une fois encore avec WebGL et des bibliothèques comme ThreeJS, on peut faire des trucs vraiment chouette en web 3D.
Voilà, AtomAnimation.com est un super outil éducatif de plus à bookmarker !!
Vous savez ce qui pousse des ingénieurs bien payés d’Amazon Web Services à tout plaquer ? C’est l’écœurement total face à ce qu’ils appellent “l’économie de la surveillance”.
Et c’est exactement ce qui est arrivé à Mohammed, Murtaza et Santhosh en 2019 qui selon leur propre témoignage, ont donc abandonné leurs postes confortables chez AWS, IBM et Scientific Games par, je cite, “un dégoût de l’économie de de la surveillance et par la frustration devant le manque d’app de sécurité faciles à utiliser pour les 3 milliards d’utilisateurs d’Android sans méfiance”.
Le produit de cette rébellion s’appelle donc RethinkDNS, et c’est une app qui fait quelque chose d’assez unique puisqu’elle transforme votre téléphone Android en forteresse, sans jailbreak, sans demander les droits root et sans vous noyer sous les options techniques.
C’est une app “tout-en-un intelligent” puisqu’elle combine 3 modes sécurisation dans une seule interface : VPN, DNS et Firewall.
Concrètement, l’app intercepte tout votre trafic réseau via une connexion VPN locale (qui ne sort pas de votre téléphone) et à partir de là, elle peut analyser chaque connexion, bloquer les traqueurs au niveau DNS, ou carrément empêcher certaines apps de se connecter à Internet.
D’après leur propre analyse, 60% du trafic d’un téléphone Android typique part vers des réseaux publicitaires et des traqueurs connus. Du coup, RethinkDNS vous montre tout ça en temps réel, avec des logs détaillés de qui se connecte où et quand. Concernant la partie DNS, ça utilise du chiffrement DNS-over-HTTPS vers leurs serveurs déployés dans plus de 300 endroits via Cloudflare Workers, mais vous pouvez aussi configurer n’importe quel autre resolver DNS chiffré si vous préférez.
Le firewall par app est également très malin puisqu’au lieu de bloquer des ports ou des IP comme un firewall traditionnel, il identifie quelle app génère quelle connexion et vous laisse décider. Une calculatrice qui veut se connecter à Internet ? C’est chelou, alors on bloque la connexion ! Une application Réveil Matin qui envoie vos données ? Allez, hop, bloquée aussi.
Y’a pas de configuration complexe, pas de certificats à installer, pas de bricolage. RethinkDNS, c’est juste une interface claire qui vous fait du DNS privé et sécurisé tournant à la vitesse de l’éclair, mais surtout (et c’est là que ça devient fun) vous pouvez aussi créer vos propres règles custom pour bloquer ce qui vous gonfle. Genre, vous voulez bloquer Facebook pendant vos heures de boulot ? Hop, une petite règle temporelle et c’est réglé !
Et si vous êtes du genre parano (ou juste prudent, hein), vous avez plus de 190 listes de blocage toutes prêtes pour dégager les pubs, les trackers et autres joyeusetés du web. Le tout avec des stats pour voir exactement ce qui se passe sous le capot.
L’app est disponible sur F-Droid et Google Play, entièrement open source. Le code source révèle d’ailleurs une architecture intéressante puisqu’ils ont forké le ce projet de Google et l’ont considérablement étendu.
Niveau alternatives, on retrouve généralement Portmaster, AdGuard et NextDNS comme principales concurrents même si RethinkDNS a l’avantage d’être gratuit, sous licence libre, et de ne pas limiter le nombre de requêtes DNS.
Leur modèle économique est d’ailleurs intéressant puisque l’app reste gratuite, mais ils proposent des services cloud payants pour ceux qui veulent des listes de blocage personnalisées ou du proxying avancé. Donc voilà, pas de marketing anxiogène mais juste des outils pour que vous puissiez décider par vous-même.
Chouette non ? Merci les gars !
Vous avez déjà testé une app de méditation payante qui vous promettait monts et merveilles ? Moi oui, parce que je suis du genre stressé en permanence ALORS QU’Y A OBJECTIVEMENT AUCUNE DE PUTAIN DE RAISON !! Et puis j’ai trouvé des études scientifiques qui explique tout, notamment une méta-analyse publiée dans Nature qui explique que 100% des techniques de respiration testées sur des populations anxieuses sont efficaces. Oui, 100%.
Le truc dingue, c’est que ça marche mieux que la méditation classique. Par exemple, la respiration cyclique focalisée sur l’expiration améliore l’humeur de façon significativement supérieure à la pleine conscience. Et c’est vraiment mesurable, avec des p-values et tout le tralala.
Alors pourquoi s’emmerder à faire de la pleine conscience ??
Du coup, quand je suis tombé sur Anxiety Aid Tools, un projet complètement open source qui propose 8 techniques validées scientifiquement, j’ai voulu creuser. Pas de bullshit marketing, pas d’abonnement mensuel à 29,99€… juste du code ouvert et des exercices qui fonctionnent.
Le premier exercice dure 2 minutes chrono. C’est con comme truc mais votre système nerveux parasympathique s’active direct. Selon Psychiatric Times, cette approche “bottom-up” contourne le traitement cognitif et utilise des voies plus rapides entre le tronc cérébral et les circuits de régulation émotionnelle.
Le 5-4-3-2-1 est un peu plus bizarre car il consiste à trouver 5 trucs que vous voyez, 4 que vous touchez, 3 que vous entendez, 2 que vous sentez, 1 que vous goûtez. Ça paraît simpliste mais ça court-circuite littéralement les boucles anxieuses du cerveau en forçant votre attention sur le présent immédiat.
La relaxation musculaire progressive, elle, joue sur un mécanisme différent. 8 à 12 minutes pour contracter puis relâcher systématiquement chaque groupe musculaire. Les études du PMC montrent que les 12 interventions rapides + lentes testées réduisent toutes le stress de façon mesurable.
J’ai aussi testé la visualisation. On est censé voir un paysage accompagné de pensées, mais sur mon navigateur, ça ne s’affiche pas. Je pense que c’est un bug… J’espère que ce sera vite réparé.
Il y a aussi le “thought labeling” qui est plus subtil et vous rappellera un peu cette histoire de pleine conscience. Avec cet exercice, vous apprenez à identifier vos pensées anxieuses comme des événements mentaux temporaires. C’est de la thérapie comportementale cognitive pure, mais packagée dans une interface web accessible.
Les “stress relief bubbles” ? J’étais sceptique mais l’activité répétitive de faire éclater des bulles virtuelles redirige l’énergie anxieuse vers une action motrice simple. C’est le même principe que les fidget spinners, mais en version numérique. Par contre, c’est un peu buggé donc faudra être patient.
Enfin, la thérapie sonore utilise des fréquences spécifiques pendant 5 à 30 minutes. Certaines fréquences activent des zones précises du cerveau liées à la relaxation. C’est pas du new age, c’est de la neuroacoustique, les amis !
Voilà, je me suis dit que j’allais partager ça avec vous, mes petits tendus du string. Après sur GitHub, y’a des dizaines d’autre projets qui contribuent à démocratiser l’accès aux outils de santé mentale. Je pense par exemple à ifme qui permet de partager ses expériences avec ses proches, ou encore MentAlly propose du tracking d’humeur avec des exercices personnalisés.
D’ailleurs, sur les 10 000 apps de santé mentale disponibles, seulement 4% ont démontré une efficacité clinique. Anxiety Aid Tools fait donc partie de cette minorité qui base tout sur des preuves scientifiques, et pas sur du marketing émotionnel. Car ses mécanismes physiologiques sont clairs. Ce sont des techniques qui activent votre système nerveux parasympathique, (oui, c’est le seul truc “sympathique” chez certain d’entre-vous, alors prenez en soin ! ^^), c’est à dire celui qui contre naturellement le stress. Avec une pratique régulière, vous construirez alors une meilleure tolérance au CO2, inversement corrélée aux symptômes anxieux.
L’auteur du projet recommande de commencer par les exercices courts (2-5 minutes) quand l’anxiété est forte, puis de pratiquer régulièrement même quand tout va bien. C’est comme un entraînement sportif mais pour votre système nerveux. Notez que l’absence totale de tracking sur le site est volontaire. Pas de données personnelles collectées, pas de profil utilisateur, pas de notifications push pour vous rappeler d’être zen. Ce sont juste des outils disponibles quand vous en avez besoin. Par contre, c’est un projet jeune donc y’a encore des petits bugs à corriger mais comme c’est open source, vous pouvez contribuer aussi. Soyez indulgent !
Et si l’anxiété devient ingérable, le site renvoie vers des ressources professionnelles mais pour les zamériloques, alors je vous mets les miens pour les français : Psycom, Santé publique France, le Centre national de ressources et de résilience (CN2R), la Haute Autorité de Santé (HAS), la ligne d’écoute nationale 3114 (prévention du suicide) et les centres régionaux du psychotraumatisme.
Dans cet univers bruyant où Calm facture 50€ par an et Headspace 90€, avoir accès à des techniques validées scientifiquement et totalement gratuites, c’est une révolution silencieuse �. Le code est sur GitHub, les études sont peer-reviewed, et ça marche.
Alors, prêts à tester la respiration cyclique pendant 2 minutes ?
Vous aussi vous en avez marre de voir vos images disparaître d’Imgur après 6 mois d’inactivité ? Ou de devoir passer par Discord qui compresse tout ce qui bouge ?
Ça tombe bien car j’ai découvert Slink il y a quelques jours et je pense que ça va vous plaire si vous voulez retrouver le contrôle sur vos partages d’images.
Slink, c’est le projet d’Andrii Kryvoviaz, un développeur qui a décidé de combiner ses deux passions : La danse et l’amour de la forêt euuuh, non… Avoir son propre service de partage d’images ET pouvoir raccourcir les URLs en même temps. Parce que oui, en plus d’héberger vos images, Slink génère automatiquement des liens courts pour les partager facilement. Et comme le souligne XDA Developers, tout tient dans un seul container Docker, ce qui rend le déploiement hyper simple.
Le truc vraiment bien pensé, c’est que Slink ne se contente pas de stocker bêtement vos fichiers. Il génère automatiquement des previews, gère l’expiration automatique si vous le souhaitez (pratique pour les partages temporaires), et propose même un mode galerie pour organiser vos images. Le backend en Symfony assure la robustesse, tandis que le frontend en SvelteKit offre une interface moderne et réactive.
Pour l’installation, c’est du Docker classique. Créez votre docker-compose.yml :
services:
slink:
image: ghcr.io/andrii-kryvoviaz/slink:latest
container_name: slink
environment:
- DATABASE_URL=postgresql://user:password@db:5432/slink
- APP_SECRET=your-secret-key
- STORAGE_DRIVER=local
volumes:
- ./uploads:/app/uploads
- ./data:/app/data
ports:
- "3000:3000"
Et une fois lancé, vous aurez accès à une interface web complète avec drag & drop, upload multiple, et même une API REST pour automatiser vos uploads depuis vos scripts ou applications. Le système de permissions est granulaire ce qui vous permet de créer des utilisateurs, définir des quotas, et même activer l’upload anonyme si vous voulez faire votre propre service public.
Ce qui m’a particulièrement séduit dans ce projet, c’est surtout la gestion intelligente du stockage. Selon la doc GitHub, Slink supporte non seulement le stockage local, mais aussi S3 (compatible avec MinIO, Backblaze B2, etc.), et même le partage réseau via SMB. Vous pouvez également définir des limites de taille par fichier, par utilisateur, et même configurer une rétention automatique pour ne pas exploser votre espace disque.
La partie raccourcisseur d’URL est aussi vraiment bien intégrée. Chaque image uploadée reçoit automatiquement un identifiant court (style “slink.io/a8f2”), et vous pouvez aussi créer des liens personnalisés avec votre propre nom de domaine. Et contrairement à des services comme bit.ly, vous gardez le contrôle total sur vos analytics avec le nombre de vues, l’origine des visiteurs, et bien sûr tout est stocké localement (génial pour le RGPD, comme dirait le Capitaine Haddock).
Pas de tracking tiers, pas de publicités, pas de vente de données. Avec Slink, vos images restent vos images, point. Et si vous voulez partager quelque chose de sensible, Slink propose même un chiffrement côté client avec des liens à usage unique qui s’autodétruisent après consultation.
Pour les développeurs, l’API est un vrai bonheur avec de l’authentification via tokens JWT, endpoints RESTful bien documentés, et même des webhooks pour intégrer Slink dans vos workflows. Vous pouvez par exemple configurer un hook pour redimensionner automatiquement les images, les envoyer vers un CDN, ou les sauvegarder sur un service externe.
Et les performances sont au rendez-vous grâce à Rust pour la partie critique (génération des identifiants courts et routing), avec un cache Redis optionnel pour accélérer les requêtes fréquentes. Ainsi, sur un VPS basique, Slink peut facilement gérer des milliers de requêtes par seconde. Un détail sympa, le mode sombre adaptatif suit les préférences système, et il y a une PWA complète pour installer Slink comme une app native sur mobile. De plus, l’interface est responsive et fonctionne parfaitement sur tablette ou smartphone.
Après si vous cherchez des alternatives, il y a Chevereto (payant mais très complet), Lychee (orienté galerie photo), ou PictShare (plus minimaliste et que je testerai une prochaine fois…). Slink trouve donc un excellent équilibre entre fonctionnalités et simplicité, et il y a des mises à jour régulières, ce que j’apprécie beaucoup vue que ma passion dans la vie c’est lire des changelogs.
Voilà, donc pour ceux qui veulent tester avant de se lancer, le projet est entièrement open source sous licence MIT et dispo ici !
Je suis presque sûr que quand vous devez convertir un document avec des infos sensibles dedans en un joli PDF, vous n’installez rien sur votre ordinateur et vous préférez l’uploader sur un service random de conversion qui va probablement analyser et pomper son contenu ?
Je me trompe ?
C’est vrai que c’est plus rapide de faire confiance aveuglément à des services qui nous demandent notre email, notre carte bleue et notre âme pour simplement fusionner deux PDFs, mais moi, perso, j’aime pas trop ça !
Et apparemment, je ne suis pas le seul puisque des étudiants ont créé LuxPDF une boite à outils grâce à laquelle vos fichiers ne quittent JAMAIS votre ordinateur. Tout se passe dans le navigateur, côté client, y’a pas de serveur, pas d’upload, pas de stockage louche. Comme ça, vos documents restent chez vous, et picétou !
L’histoire derrière ce projet, c’est donc celle de petits jeunes qui devaient constamment convertir des PDFs pour leurs devoirs et leurs projets. Sauf que ces PDFs contenaient leurs noms, des infos financières, des données perso… et les services existants leur demandaient systématiquement de se créer un compte, de payer un abonnement, et tout ça pour des fonctions basiques. Sur Hacker News, ils expliquent qu’ils en ont donc eu super marre de sacrifier leur vie privée juste pour convertir un simple fichier en PDF et que c’est pour ça qu’ils ont codé LuxPDF.
Niveau fonctionnalités, on a donc le droit à 16 outils différents : conversion PDF vers PNG/JPEG/TXT, fusion, division, compression, rotation, suppression de métadonnées (super important pour la vie privée !), retrait de mot de passe, extraction de pages spécifiques…
Bref, tout ce qu’on attend d’une boîte à outils PDF complète. Et contrairement aux concurrents comme ILovePDF ou SmallPDF qui limitent le nombre d’utilisations gratuites ou la taille des fichiers, ici c’est illimité. Votre navigateur est capable d’encaisser l’ouverture d’un PDF de 1000 pages ? Pas de problème alors, LuxPDF le traitera quasi instantanément.
Le projet est totalement open source donc vous pouvez l’installer chez vous ou utiliser le site de LuxPDF surtout que les développeurs sont transparents sur leur modèle économique : pas de pub, pas de tracking, juste des dons volontaires et des sponsors.
Donc voilà, si vous cherchez une alternative éthique aux mastodontes du PDF qui récupère vos données, LuxPDF mérite clairement le détour. C’est gratuit, open source, sans inscription, et vos documents ne quittent jamais votre machine !
Merci à Letsar pour l’info !
C’est l’histoire d’un développeur polonais a quitté son job il y a plus d’un an pour créer un éditeur graphique et il s’est dit que ce serait cool de le donner gratuitement !
Krzysztof Krysiński et son équipe viennent de sortir PixiEditor 2, et c’est une claque monumentale. Fini l’époque où il fallait jongler entre Photoshop, Illustrator et Aseprite car cette petite équipe européenne a créé le premier véritable “éditeur 2D universel”.
Jusqu’à présent, PixiEditor était surtout connu comme un éditeur de pixel art sympa mais limité. Cette version 2.0 change complètement la donne puisque l’équipe a construit un pipeline de rendu raster/vectoriel ultra configurable qui s’adapte à n’importe quel workflow. Vous pouvez littéralement switcher entre trois modes de travail : Painting (pour le dessin classique), Pixel Art (avec des outils pixel-perfect) et Vector (pour les logos et illustrations scalables).
Mais parlons surtout du Node Graph, parce que c’est là que PixiEditor devient vraiment foufou. Grâce à ce truc, vous allez pouvoir créer des effets visuels complexes juste en connectant des boîtes entre elles. Chaque layer devient ainsi un node, et vous pouvez les combiner pour créer des trucs impossibles dans un éditeur classique. L’équipe a même réussi à créer un workspace de texturing 3D avec preview en temps réel. Je vous rappelle que c’est un éditeur 2D à la base !
Les animations ont également été ajoutées après des années de demandes et surtout PixiEditor ne s’est pas contenté du minimum. Vous avez le frame par frame classique pour vos sprites de jeu, mais aussi la possibilité d’animer vos nodes pour créer des effets procéduraux. Y’a aussi de l’export en GIF, MP4 ou spritesheet pour vos jeux… Toutefois, il manque encore les animations vectorielles avec keyframes, mais c’est prévu pour après cette mouture.
Pour les pixel artists, c’est aussi Noël car le mode Pixel Art propose un brush avec option pixel-perfect (plus de pixels baveux !), des outils de transformation qui préservent le style pixel (scale, rotate, skew sans antialiasing), et même un outil texte non-destructif qui reste pixel-perfect lui aussi. Les palettes sont gérées nativement avec import / export vers tous les formats populaires, s’il vous plait !
Il y beaucoup d’attention aux détails dans cette release. Les vecteurs supportent le high DPI natif, donc vos logos restent nets même sur un document basse résolution. Le système de preview permet d’avoir plusieurs viewports sur le même fichier ce qui est super pratique pour voir différentes sorties de votre node graph en simultané. Et cerise sur le gâteau, tout fonctionne offline, pas besoin de connexion internet.
Notez que l’équipe a créé Pixi Labs Sp. z o.o., une entité légale polonaise pour gérer le projet, mais pas de panique car PixiEditor reste libre et gratuit. Leur modèle économique est transparent et malin puisqu’ils maintiennent et développent PixiEditor gratuitement tout en vendant des extensions et assets optionnels.
Par exemple, le Founder’s Pack inclut des workspaces spécialisés (card builder pour créer des cartes de jeu, texturing 3D, animations réutilisables) et 21 palettes exclusives. C’est du win-win comme ça vous soutenez le développement et vous récupérez des outils sympas.
Niveau config, il vous faudra un GPU compatible Vulkan (la plupart des cartes récentes) et un système 64 bits. Et si votre machine est trop vieille, vous pouvez toujours utiliser PixiEditor 1.0 via Steam. Linux est même maintenant officiellement supporté, ce qui manquait cruellement à la v1. Les développeurs bossent dur pour supporter plus de configurations, mais désolé de vous le dire, le 32 bits c’est fini.
Son but initial était de construire un éditeur libre qui peut gérer TOUTE la 2D et la mission est accomplie… PixiEditor 2.0 n’est pas “encore un clone de Photoshop” mais plutôt une nouvelle vision de ce que devrait être un éditeur graphique moderne.
Si ça vous tente, c’est disponible sur Steam, le Microsoft Store, ou directement sur leur site. Le code source est sur GitHub si vous voulez contribuer ou compiler vous-même.
Et l’avenir s’annonce radieux avec une roadmap ambitieuse : version web, marketplace d’assets, CLI pour l’automatisation, format de fichier interactif, et surtout une API d’extensions avec store intégré façon Visual Studio Code.
Le but étant de permettre le développement d’extensions dans presque n’importe quel langage grâce aux composants WASI. Grâce à toutes ses fonctionnalités, PixiEditor a les épaules pour devenir LE standard de la création 2D libre. En attendant, c’est déjà un outil incroyablement puissant qui ridiculise pas mal de solutions payantes.
Je viens de tomber sur un truc qui va changer votre vie si vous galérez avec le streaming vidéo. Vous savez, quand votre caméra de surveillance parle en RTSP mais que votre navigateur ne comprend que le WebRTC… Ou quand vous voulez utiliser une caméra HomeKit sans avoir un seul produit Apple chez vous ? Bah voilà, j’ai trouvé y’a un remède miracle et ça s’appelle go2rtc.
C’est un projet open source développé par AlexxIT, qui fait office de traducteur universel pour tous vos flux vidéo. En gros, peu importe le protocole d’entrée ou de sortie que vous voulez utiliser, go2rtc s’en occupe. En plus, c’est léger, ça tourne sur un Raspberry Pi, et ça ne demande quasi aucune config.
Car oui, le streaming vidéo dans le monde de la domotique, c’est un peu le far west. Chaque fabricant y va de son petit protocole propriétaire, et au final on se retrouve avec :
- Des caméras qui ne discutent qu’en RTSP
- Des navigateurs qui ne comprennent que le WebRTC
- Des applis mobiles qui veulent du HLS
- Et HomeKit qui fait sa princesse avec son protocole à lui
Du coup, on passe notre temps à chercher des solutions de contournement, à installer 50 logiciels différents, et au final ça marche une fois sur deux avec une latence de malade.
C’est là que go2rtc entre en scène. Cet outil fait office de proxy universel pour vos flux vidéo. Il prend n’importe quelle source (RTSP, RTMP, HTTP, USB, HomeKit…) et la convertit à la volée dans le format que vous voulez (WebRTC, HLS, MJPEG, MSE/MP4…).
Le truc vraiment cool, c’est que c’est juste un binaire, sans aucune dépendances. Vous le téléchargez, vous le lancez, et boom, ça marche. Pas besoin d’installer Java, Python ou je ne sais quelle autre usine à gaz car c’est du Go compilé, donc c’est rapide et léger.
Voici ce que go2rtc peut faire pour vous :
- Conversion de protocoles : RTSP vers WebRTC, RTMP vers HLS, etc.
- Latence ultra-faible : 0.5 secondes avec WebRTC (contre plusieurs secondes habituellement)
- Support HomeKit : Utilisez vos caméras HomeKit sans produits Apple
- Audio bidirectionnel : Sur les caméras compatibles (Tapo, certaines Dahua, etc.)
- Transcodage à la volée : Via FFmpeg si nécessaire
- Multi-sources : Mixez plusieurs flux en un seul
Pour l’installation de go2rtc, c’est vraiment du gâteau :
Option 1 : Le binaire tout simple
Allez sur la page des releases GitHub, téléchargez le binaire pour votre OS (Windows, Linux, macOS, ARM…), et lancez-le. C’est tout.
# Linux/Mac
chmod +x go2rtc_linux_amd64
./go2rtc_linux_amd64
# Windows
go2rtc_win64.exe
Option 2 : Docker pour les pros
Si vous êtes team Docker, c’est encore plus simple :
services:
go2rtc:
image: alexxit/go2rtc:master-hardware
network_mode: host # important pour WebRTC et HomeKit
privileged: true # seulement si vous voulez le transcodage hardware
restart: unless-stopped
Option 3 : Add-on Home Assistant
Pour les utilisateurs de Home Assistant, il y a un add-on officiel. Ajoutez le repo https://github.com/AlexxIT/hassio-addons et installez go2rtc en deux clics.
Voilà pour l’install… Ensuite, la config de go2rtc tient dans un fichier YAML tout simple dont voici un exemple basique :
streams:
# Caméra salon avec RTSP
salon:
- rtsp://admin:password@192.168.1.100/stream1
# Caméra avec rotation de 90°
entree:
- ffmpeg:rtsp://admin:password@192.168.1.101/stream1#video=h264#rotate=90
# Caméra HomeKit (sans Apple !)
homekit_cam:
- homekit://AAAA-BBBB-CCCC-DDDD
Une fois configuré, vous accéderez alors à l’interface web sur http://localhost:1984/ et vous pourrez voir tous vos flux, les tester, et même générer des liens pour les intégrer ailleurs.
Voici quelques cas d’usages que j’ai trouvé cools :
-
Vous avez une vieille caméra IP qui ne parle qu’en RTSP ? Pas de souci. go2rtc la convertit en WebRTC et hop, vous pouvez la voir directement dans votre navigateur avec une latence minimale.
-
Sinon, vous pouvez utiliser des caméras HomeKit (comme l’Aqara G3) sans avoir un seul produit Apple. go2rtc fait le pont et vous permet de voir le flux dans n’importe quel navigateur ou application.
-
Sur certaines caméras (TP-Link Tapo, certaines Dahua avec ONVIF Profile T), vous pouvez même avoir l’audio bidirectionnel. Pratique pour parler au livreur depuis votre canapé !
-
Une source, plusieurs sorties. Votre caméra peut être vue en WebRTC sur votre navigateur, en RTSP sur votre NVR, et en HLS sur votre Apple TV. Tout ça en même temps.
Ce qui rend go2rtc vraiment génial, c’est l’attention aux détails :
- Interface web intégrée : Sur le port 1984, vous avez une interface pour tout gérer
- API complète : Pour intégrer go2rtc dans vos propres projets
- Support FFmpeg : Pour le transcodage quand nécessaire
- ngrok intégré : Pour accéder à vos caméras depuis l’extérieur
- Gestion des codecs intelligente : Négociation automatique des meilleurs codecs
Aussi, sur un Raspberry Pi 4, vous pouvez facilement gérer une dizaine de flux sans problème. La consommation CPU reste minimale tant que vous ne faites pas de transcodage.
Pour vous donner une idée :
- Simple proxy RTSP vers WebRTC : ~5% CPU sur un Pi 4
- Avec transcodage H265 vers H264 : ~40% CPU (mais utilisez le hardware si possible)
- Consommation RAM : environ 50MB par flux
Et surtout, go2rtc n’est pas juste un outil isolé. Non, non, il s’intègre parfaitement avec :
- Home Assistant : Via l’intégration WebRTC Camera
- Frigate : Pour l’enregistrement et la détection d’objets
- Scrypted : Comme source vidéo
- Node-RED : Pour l’automatisation
Bref, si vous voulez creuser le sujet, voici quelques ressources :
- Le GitHub officiel avec une doc complète
- Le wiki pour les configs avancées
- Les issues GitHub pour voir les problèmes connus
Et si vous êtes du genre bidouilleur, sachez que go2rtc expose une API complète donc vous pouvez donc l’intégrer dans vos propres projets, créer des interfaces custom, ou même contribuer au projet.
Allez, je vous laisse tester ça.
Quel est le rôle du numérique dans les bouleversements environnementaux en cours ?
Voix off : Next, Next, Next, Next.
Mathilde Saliou : Nous faisons face à de multiples crises environnementales. Celle que nous connaissons le mieux concerne le réchauffement de l'atmosphère et toutes les évolutions que cela entraîne en termes climatiques. C'est cette crise-là qui nous fait si régulièrement évoquer le problème de nos émissions carbone. Cette crise-là, toujours, qui a suscité, en 2015, la (…)
65 milliards de dollars, c’est le marché estimé du low-code en 2025. Incroyable !! Qui aurait pu se douter que ça reviendrait en force alors que dans les années 90, nos oncles et grand mères créaient des apps maison avec HyperCard en moins de 15 minutes ?
Et aujourd’hui, créer la même chose demande 3 frameworks, 2 bases de données et un diplôme d’ingénieur. Heureusement, 2 développeurs ont décidé de ramener la magie de l’époque avec Scrappy.
Vous aussi vous avez déjà passé 10 minutes à retaper ligne par ligne un bout de code trouvé dans un screenshot de Stack Overflow ?
Félicitations, vous faites partie du club des masochistes cyber-digiteaux ! Heureusement, je vous ai trouvé le remède miracle : NormCap, un petit outil qui capture directement le texte au lieu de faire des images inutiles.
Au lieu de prendre une capture d’écran classique qui vous donnera une image à stocker quelque part, NormCap utilise l’OCR (reconnaissance optique de caractères) pour extraire directement le texte. Vous sélectionnez une zone de votre écran, et hop, le texte se retrouve dans votre presse-papiers, prêt à être collé où vous voulez.
Développé par Madh93, cet outil en Go baptisé Prxy résout un problème que beaucoup d’entre nous subissent en silence à savoir comment accéder proprement à ses services auto-hébergés sans transformer sa connexion en passoire ou en goulot d’étranglement. L’idée, c’est du split-tunneling application par application, une approche chirurgicale qui évite les compromis habituels.
Vous en avez marre de galérer avec LaTeX pour rédiger vos docs techniques ? Et bien de mon côté, j’ai découvert Quarkdown et c’est vraiment cool, vous allez voir.
Quarkdown, c’est donc le projet coup de coeur de Giorgio Garofalo, un étudiant en ingénierie à l’université de Bologne qui a eu une idée de génie : et si on combinait la simplicité de Markdown avec la puissance de LaTeX ? Le résultat, est donc un système de composition moderne qui compile en millisecondes là où LaTeX nous fait poireauter des secondes entières.
Vous pensiez être invisible en mode incognito avec votre VPN ?
Et bien Meta vient de nous prouver que vous étiez aussi discret qu’un rhinocéros dans un magasin de porcelaine. En effet, leur dernière trouvaille technique transforme votre smartphone en mouchard et cette fois, ça pourrait leur coûter la bagatelle de 32 milliards d’euros d’amende.
L’affaire a éclaté en juin 2025 quand une équipe de cinq chercheurs a révélé au grand jour le “localhost tracking” de Meta. Tim Vlummens, Narseo Vallina-Rodriguez, Nipuna Weerasekara, Gunes Acar et Aniketh Girish ont découvert que Facebook et Instagram avaient trouvé le moyen de contourner toutes les protections d’Android pour vous identifier, même quand vous faites tout pour rester anonyme. VPN activé, mode incognito, cookies supprimés à chaque session… Meta s’en fichait complètement.
Comparaison de 2025-03-10 11:04:14 à 2023-02-11 16:02:28
Ajouts:
Suppressions:
Comparaison de 2025-03-01 14:05:52 à 2024-05-24 21:02:24
Suppressions:
Comparaison de 2024-11-21 12:22:22 à 2023-03-09 10:26:32
Ajouts:
Suppressions:
Comparaison de 2024-03-01 13:14:06 à 2023-04-28 18:12:01
Ajouts:
Suppressions:
Comparaison de 2024-02-10 19:24:03 à 2023-11-03 10:35:27
Pas de différences.
Comparaison de 2024-02-10 19:24:02 à 2023-11-03 10:35:27
Pas de différences.
Comparaison de 2024-02-10 19:24:03 à 2023-11-03 10:35:28
Pas de différences.
Comparaison de 2024-02-10 19:24:02 à 2023-11-03 10:35:27
Pas de différences.
Comparaison de 2024-02-10 19:24:02 à 2023-11-03 10:35:27
Pas de différences.
Comparaison de 2024-02-10 19:24:02 à 2023-11-03 10:35:27
Pas de différences.